<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804</id><updated>2011-11-21T10:55:59.787-05:00</updated><category term='Les incroyables virées'/><category term='Mes déraillements'/><category term='Mes errances'/><category term='Armelle Barguillet'/><category term='Touristes de l&apos;Univers'/><category term='Autobiographie'/><category term='Nostalgies'/><category term='Capsules astronomiques'/><category term='Dérives poétiques'/><category term='Mes dernières volontés'/><category term='Mes ancrages'/><category term='Scènes de la vie conjugale'/><category term='L&apos;arbre généalogique de Toto'/><category term='Je m&apos;envole'/><category term='Rêveries'/><category term='La physique pour les nuls'/><category term='La Bible revisitée'/><category term='Fantaisies'/><category term='Chroniques'/><title type='text'>Gulliver</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>73</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-1332197166522157196</id><published>2011-07-13T11:43:00.004-04:00</published><updated>2011-07-13T12:29:10.082-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Touristes de l&apos;Univers'/><title type='text'>Le bestiaire de la Voie lactée</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Touristes de l’Univers – Chapitre 11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain matin, nous avons pris un joyeux petit déjeuner sur l’immense galerie baignée de soleil de La petite Madeleine. Puis, avant de partir, nous sommes encore restés un long moment sur notre perchoir en admirant au loin le fleuve (qu’on appelle là-bas «la mer» tant il est large à cette hauteur) scintillant sous nos yeux dans son cadre de montagnes bossues densément peuplées de conifères et de feuillus. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Puis, soudain, rompant le silence, Minouchka me lança :&lt;br /&gt;- Tu nous as dit, n’est-ce pas, que les étoiles de la Voie lactée étaient en quelque sorte d’autres soleils et que ce n’était qu’à cause de leur distance qu’elles ne nous paraissaient que comme de petites loupiotes ?&lt;br /&gt;- Oui, c’est bien ça.&lt;br /&gt;- Est-ce à dire que toutes les étoiles de la Voie lactée ressemblent au soleil ?&lt;br /&gt;- Non, pas du tout. Les étoiles sont aussi différentes les unes des autres que le sont les êtres vivants sur la terre. Laissez-moi vous dire un mot de quelques-unes de ces lucioles qui crèvent la nuit noire.&lt;br /&gt;Parmi les étoiles que compte la Voie lactée, il y a, entre autres:&lt;br /&gt;- &lt;strong&gt;des étoiles de type solaire&lt;/strong&gt; qui sont des étoiles ayant à peu près la taille (un à deux millions kms de diamètre) et la brillance du soleil. Ces étoiles brûlent leur carburant (principalement hydrogène et hélium) modérément et survivent quelques milliards d’années (environ dix milliards dans le cas du soleil). «Modérément» est une façon de parler car le soleil brûle ses réserves à raison de 4,3 millions de tonnes par seconde dans une pétarade de grondements terrifiants. Néanmoins, compte tenu de leurs immenses réserves de carburants, ces étoiles tiendront le coup pendant une dizaine de milliards d’années. Ainsi on peut dire que le soleil est à la mi-temps de sa vie comme nous l’avons vu précédemment ;&lt;br /&gt;-&lt;strong&gt; des étoiles géantes&lt;/strong&gt; qui, pour leur part, ont un diamètre pouvant atteindre 100 millions de kms. Mais ces géantes brûlent goulûment leurs réserves de carburants de sorte qu’elles ont une vie relativement courte d’à peine quelques millions d’années qui se termine dans une apothéose de bruit et de lumière. Ces géantes ont quand même réussi, durant leur «courte» vie à fabriquer tous les éléments lourds qui constituent l’ensemble de la matière de l’Univers, y compris vous et moi. Lors de leur explosion finale, (on les appelle alors des supernovae) elles projettent dans l’espace tous les éléments qu’elles ont fabriqués durant leur existence et ensemencent ainsi l’Univers pour y permettre l’émergence des multiples formes de la matière inerte et même, éventuellement, de la vie et de la conscience ;&lt;br /&gt;- des étoiles de masse et de brillance bien inférieures à celles du soleil et qui brûlent parcimonieusement leurs réserves de carburant pour survivre bien au-delà des dix milliards d’années du soleil ;&lt;br /&gt;- &lt;strong&gt;des géantes rouges&lt;/strong&gt; dont le diamètre peut atteindre un milliard de kms, donc 500 à 1000 fois le diamètre des étoiles solaires. Par contre, la durée de vie des géantes n’est que de 100 millions d’années alors que celle des étoiles solaires est d'environ 10 milliards d’années. Il faut dire que les géantes rouges sont des étoiles en fin de vie. C’est le sort qui attend le soleil qui enflera démesurément avant de s’éteindre ;&lt;br /&gt;- &lt;strong&gt;des étoiles à neutrons ou pulsars&lt;/strong&gt; qui sont les cadavres des étoiles géantes. Petit diamètre de 20 kms mais si compactes qu’une cuillerée de leur matière pèserait des tonnes. Elles pirouettent à grande vitesse tout en émettant des signaux lumineux comme des phares (elles «pulsent» d’où leur nom de «pulsars») ;&lt;br /&gt;- &lt;strong&gt;des naines blanches&lt;/strong&gt; qui sont les cendres des étoiles stellaires ;&lt;br /&gt;- &lt;strong&gt;des naines brunes&lt;/strong&gt; qui sont des étoiles ratées, de faible luminosité ;&lt;br /&gt;Etc., etc.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Es-tu en train d’oublier &lt;strong&gt;les planètes&lt;/strong&gt; qui, elles aussi, nous envoient de la lumière, intervint Simon ?&lt;br /&gt;- Oui, bien sûr. Mais, contrairement aux étoiles, les planètes tiennent leur luminosité uniquement des étoiles autour desquelles elles gravitent. Le soleil, on le sait, traîne dans sa course huit planètes, incluant la terre. Mais les autres étoiles de la Voie lactée ont aussi leur cortège de planètes qu’on appelle &lt;strong&gt;exoplanètes&lt;/strong&gt; car elles évoluent à l’extérieur du système solaire. Mais il n’est pas facile de les voir car leurs éblouissantes étoiles les voilent à notre vue. On devine leur présence par l’influence qu’elles exercent sur leurs étoiles dont elles perturbent le mouvement par leur force de gravitation. Par exemple, on sait très bien que le soleil influence le mouvement de rotation de la terre et de ses sept autres planètes. Mais, inversement, la terre et ces sept autres planètes influencent aussi, bien qu’à un moindre degré, la course du soleil. Plus que ça, trois chercheurs de l’université Laval de Québec ont récemment réussi à mettre au point un procédé pour voiler la lumière des étoiles et permettre de «voir» véritablement ces exoplanètes. La nouvelle a fait le tour du monde. Depuis quelque temps, la course à ces exoplanètes est très en vedette. On comprend l’intérêt : depuis qu’on a abandonné l’espoir d’entrer en communication avec les petits hommes verts de la planète Mars, c’est du côté de ces planètes que pourraient nous venir les messages des E.T. de l’Univers. Aux U.S.A., on a mis sur pied un important programme de détection des intelligences extra-terrestres. C’est le programme SETI (Search for extraterrestrial intelligence). Le soir, avant de vous coucher, faites donc comme moi : jetez donc un œil vers le ciel. On ne sait jamais...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cette fois, c’est ma chère Jeannette qui intervint :&lt;br /&gt;- Il y a aussi bien d’autres objets lumineux qui sillonnent le ciel.&lt;br /&gt;- Bien oui, il y a &lt;strong&gt;les satellites ou, si l’on veut, les lunes&lt;/strong&gt;, qui gravitent autour des autres planètes du système solaire. La Terre n’en a qu’une mais certaines planètes en ont plusieurs : ainsi Saturne compte 53 lunes, Jupiter 63. C’est d’ailleurs la découverte des satellites de Jupiter qui fit dire à Galilée qu’il était faux de prétendre que tous les astres tournaient autour de la Terre.&lt;br /&gt;Puis il y a &lt;strong&gt;les comètes&lt;/strong&gt; qui viennent de temps à autre sillonner nos nuits. Ces astres spectaculaires sont en fait des boules de glace et de poussière qui traînent derrière elles de longues queues lumineuses qui peuvent s'étendre sur 30 à 80 millions de kilomètres et sont formées par la fonte de la glace sous l’effet des rayons solaires.&lt;br /&gt;Sans oublier &lt;strong&gt;les météores&lt;/strong&gt;, communément appelées «étoiles filantes», qui constituent une population de corps rocailleux venus de l’espace et qui, au contact de l’atmosphère terrestre, prennent feu et se désintègrent avant de toucher terre. On connaît particulièrement cette pluie de météores appelés &lt;strong&gt;les Perséides&lt;/strong&gt; que l’on peut admirer chaque année, durant la deuxième semaine du mois d’août et qui atteint son paroxysme habituellement entre le 11 et le 13 août, quand la terre traverse l’essaim des débris de la vieille comète Swift-Tuttle.&lt;br /&gt;Heureusement que l’atmosphère nous sert de bouclier car, chaque jour, notre planète est bombardée par 300 tonnes de pierres et de poussières venues de l’espace. Nous ne sommes pas pour autant à l’abri de toute collision avec des &lt;strong&gt;astéroïdes&lt;/strong&gt;, ces corps rocailleux qui circulent entre les planètes et fendent l’espace à des dizaines de kilomètres par seconde. Il en existe au moins 300 dont le diamètre est supérieur à 150 mètres et qui constituent un réel danger d’impact avec la Terre. Abraracourcix avait donc bien raison de craindre que le ciel nous tombe sur la tête. C’est déjà arrivé au temps des dinosaures où un énorme astéroïde a détruit presque toute vie sur terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ces étoiles, planètes, satellites, météores dont tu nous parles sont tous des objets que l’on peut voir même à l’œil nu, intervint alors Minouchka, mais n’existe-t-il pas une pléiade d’autres corps célestes qui échappent à notre vue ?&lt;br /&gt;- Mon Dieu, oui. Une multitude. On dit que nous ne percevons, même avec tous nos instruments de détection, que 0,5% de toute la matière de l’Univers. Un demi de 1%, te rends-tu compte ? Tout le reste est invisible. Mais ceci est un sujet que nous aborderons une autre fois. L’Univers n’a pas fini ses cachoteries.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous sommes, ce matin-là, longuement fait rôtir au soleil avant de reprendre la route. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 134px; DISPLAY: block; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5628866153869712082" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-FZhoZXH47hE/Th2_8aWfmtI/AAAAAAAAAQM/unBnsUBrULY/s200/thumbnailCA764QSK.jpg" /&gt; &lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;La Petite Madeleine &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-1332197166522157196?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/1332197166522157196/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=1332197166522157196' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/1332197166522157196'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/1332197166522157196'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2011/07/le-bestiaire-de-la-voie-lactee.html' title='Le bestiaire de la Voie lactée'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-FZhoZXH47hE/Th2_8aWfmtI/AAAAAAAAAQM/unBnsUBrULY/s72-c/thumbnailCA764QSK.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-400322968432394154</id><published>2011-06-24T14:06:00.003-04:00</published><updated>2011-06-24T14:12:24.270-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Touristes de l&apos;Univers'/><title type='text'>L’Univers par le trou de la serrure</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Touristes de l’Univers – Chapitre 10&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la route de Port-au-Persil&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain soir, le ciel était aussi dégagé que la veille et, lorsque le soleil a glissé sous la ligne d’horizon, nous sommes à nouveau retournés sur le quai de Port-au-Persil pour nous installer dans nos transats en contemplation du ciel.&lt;br /&gt;Nous avons devisé tranquillement en nous laissant encore une fois envahir par la beauté des lieux. Lorsque la noirceur fut vraiment venue, Simon me rappela que, la veille, il m’avait dit qu’ainsi installés, nous pouvions contempler l’immensité de l’Univers et que je lui avais répliqué qu’il se trompait en faisant une telle affirmation.&lt;br /&gt;- Bien oui, tu t’illusionnes, lui répétai-je, si tu crois que, en regardant le ciel comme nous faisons maintenant, nous contemplons l’immensité de l’Univers.&lt;br /&gt;- Veux-tu dire que c’est encore ici une supercherie de l’Univers ? Que cette immense voûte céleste ne représente pas tout l’Univers ?&lt;br /&gt;- Oui, c’est bien ça. Tout ce que nous voyons ici n’est qu’une infime petite portion de l’Univers.&lt;br /&gt;- Tu nous as pourtant bien dit que certaines des étoiles qui s’offrent à nos yeux sont à des milliers d’années-lumière de nous et donc, que le ciel que nous voyons dans le moment est d’une incroyable immensité.&lt;br /&gt;- Oui mais ce qu’il faut d’abord saisir c’est l’immensité de l’Univers lui-même.&lt;br /&gt;- Bon, vas-y, charrie-nous encore une fois.&lt;br /&gt;- Tu te souviens que nous, sur notre petite planète, faisons partie d’un troupeau d’étoiles qu’on appelle la Voie lactée et que ce troupeau est si immense que si nous pouvions nous élancer à la vitesse de la lumière qui court à 300 000 km à la seconde, il nous faudrait environ 90 000 ans pour le parcourir de bout en bout et que, en cours de route, nous croiserions des milliards d’étoiles.&lt;br /&gt;- Oui, je sais ça.&lt;br /&gt;- Tu te rappelles aussi que notre ami Hubble nous a révélé que l’Univers était parsemé de milliards d’autres galaxies et que toutes les galaxies étaient lancées dans une course folle.&lt;br /&gt;- Oui, je te vois venir, je crois.&lt;br /&gt;- Alors tu dois bien commencer à comprendre que nous sommes postés dans un petit coin de notre galaxie et que nous ne voyons que quelques-unes des étoiles qui en font partie. Nous sommes bien loin de voir les milliards d’étoiles qu’elle cache dans sa poche. Et encore bien plus loin de voir les milliards d’étoiles des milliards d’autres galaxies qui parsèment l’Univers.&lt;br /&gt;- C’est époustouflant ce que tu nous racontes là.&lt;br /&gt;- Si l’on comparait le ciel à un immense château, je te dirais que nous sommes comme des voyeurs qui regardent par le trou de la serrure pour voir à l’intérieur. Nous ne verrions alors qu’une toute partie du vestibule. Tout le reste échapperait à notre regard : les immenses salles de bal, les innombrables salons, chambres, interminables couloirs, tours de guet, caves, sans compter les riches ornements, sculptures, tableaux et tapisseries, etc., etc.&lt;br /&gt;- Et un château gonflable, intervint Minouchka en rigolant, car tu nous as dit que l’espace ne cessait pas de s’agrandir à une vitesse folle en entraînant les galaxies dans sa course.&lt;br /&gt;- Oui, bien dit, un château gonflable. Et nous des petites puces agrippées à ce château et essayant en vain d’en voir l’immensité. &lt;br /&gt;Nous fîmes alors une longue pause, comme nous l’avions fait la veille, pour tenter d’imaginer l’inimaginable : l’immensité de l’Univers avec notre poche d’étoiles surnommée la Voie lactée, et, bien au-delà, les milliards d’autres poches d’étoiles entraînées à des vitesses folles par l’espace qui s’ouvre devant elles.&lt;br /&gt;Devinant la pensée commune qui nous habitait, je rompis le silence :&lt;br /&gt;- Il est aussi impossible d’imaginer cet espace infini que d’imaginer l’éternité.&lt;a style="mso-footnote-id: ftn1" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt; Suivant ce que pensent généralement les hommes de science, l’espace continuera de s’agrandir indéfiniment et, de ce fait, à se refroidir jusqu’à atteindre le «Big chill»&lt;a style="mso-footnote-id: ftn2" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ftn2" name="_ftnref2"&gt;[2]&lt;/a&gt;, c'est-à-dire le grand refroidissement qui finira par amener étoiles et galaxies à s’éteindre et à disparaître dans la nuit des temps. Mais consolons-nous, cette échéance n’arrivera pas avant des centaines de milliards d’années et le soleil et ses planètes seront morts et enterrés depuis longtemps.&lt;br /&gt;- Toute une consolation ! lança Minouchka.&lt;br /&gt;Nous prîmes alors un dernier verre et nous montâmes vers notre gite «La petite Madeleine» en titubant un peu et en braillant à tue-tête «Partons la mer est bê-ê- le». Ce soir-là, Jeannette s’endormit la tête pleine d’étoiles, comme elle me le raconta plus tard.&lt;br /&gt;&lt;a style="mso-footnote-id: ftn1" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; Comme le dit si bien Woody Allen : «L’éternité c’est long…surtout vers la fin».&lt;br /&gt;&lt;a style="mso-footnote-id: ftn2" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ftnref2" name="_ftn2"&gt;[2]&lt;/a&gt; Par opposition à la théorie du «Big Crunch» qui amènerait l’espace à cesser de s’agrandir et, à l’inverse, à entreprendre de se contracter pour revenir un jour au point zéro, c'est-à-dire à l’état infiniment petit qui a précédé le Big Bang. Dans cette hypothèse, l’Univers serait élastique, alternant entre des états de «Big Chill» et de «Big Crunch». &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-400322968432394154?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/400322968432394154/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=400322968432394154' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/400322968432394154'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/400322968432394154'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2011/06/lunivers-par-le-trou-de-la-serrure.html' title='L’Univers par le trou de la serrure'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-548172804597974263</id><published>2011-06-09T12:05:00.007-04:00</published><updated>2011-06-09T14:31:39.817-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Touristes de l&apos;Univers'/><title type='text'>Les autres duperies de l'univers</title><content type='html'>Touristes de l’Univers – Chapitre 9&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;L'univers en expansion&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 288px; DISPLAY: block; HEIGHT: 225px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5616275850994263378" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-fQMtpB1Otok/TfEFIVMeJVI/AAAAAAAAAP8/oPri8GMICS4/s200/expansion-22.png" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Eh bien, vous vous souvenez que, la dernière fois, il a fallu nous rendre à l’évidence : la merveilleuse nuit étoilée que nous admirions du quai de Port-au-Persil, n’était en fait qu’une image faussée par le décalage spatial des étoiles qui ne sont pas du tout sur le même plan.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;Après notre discussion, chacun de nous s’enferma dans son silence et dans ses rêves.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Après un long moment, c’est Simon qui, maintenant bien réveillé, lança :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;«Il y a au moins une chose certaine, c’est que, ici sur ce quai, nous pouvons contempler l’immensité de l’univers et que les étoiles sont bien accrochées là-haut et ne bougent pas d’un poil.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- Non, mon cher Simon, tu te goures, lui dis-je.&lt;br /&gt;- Bien ça va faire ! On dirait que tu prends plaisir à nous contredire, Minouchka et moi, et à dire que tout n’est qu’illusion.&lt;br /&gt;- J’admets que mes propos peuvent vous secouer un peu mais tout ce que je tente c’est de vous décrire la réalité qui se cache sous l’apparence des choses. Cette réalité est encore plus merveilleuse que ses apparences.&lt;br /&gt;- Alors vas-y de ta soi-disant réalité, me répliqua-t-il, l’air exaspéré.&lt;br /&gt;- D’abord un mot sur l’immobilité des étoiles et des galaxies : &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;De fait, si on examine les étoiles, sans prendre la peine d’analyser la lumière qu’elles émettent, elles nous paraissent toujours au même endroit les unes par rapport aux autres, nuit après nuit, année après année, siècle après siècle, figées à jamais sur la voûte céleste. Ce n'est que depuis moins de cent ans, avec des scientifiques, comme Georges Lemaître et Edwin Hubble, qu'on a finalement admis que les astres n'étaient pas immobiles et figés (comme on le croyait depuis Aristote) mais bien en mouvement et que les galaxies étaient même lancées dans une fuite éperdue (ce qu'Einstein lui-même eut bien de la difficulté à admettre). C’est particulièrement Hubble qui, en 1929, a proclamé que ces poches d’étoiles que sont les galaxies étaient lancées dans une course folle pour se fuir les unes les autres. Je vous ai d’ailleurs raconté cela lorsqu’on a parlé du Big Bang.&lt;br /&gt;- Mais comment ton bonhomme Hubble a-t-il pu affirmer une telle chose ?&lt;br /&gt;- Nous ne nous attarderons pas sur ce point mais, pour faire court, disons que c’est en utilisant ce qu’on appelle l’effet Doppler : on analyse le spectre des rayons lumineux émis par un astre et si le rayon tire sur le rouge c’est que l’astre s’éloigne et s’il tire sur le bleu c’est que l’astre se rapproche. Ainsi, notre ami Hubble a pu établir que les galaxies s’enfuyaient car leur spectre tirait sur le rouge Et, fait encore plus étonnant, ce ne sont pas les galaxies qui s’enfuient comme des voleuses avec les poches pleines d’étoiles, c’est l’espace lui-même qui se dilate, entraînant les galaxies avec lui !&lt;br /&gt;- Mais tu charries pas un peu là ? Es-tu en train de nous faire avaler que l’espace est élastique comme une «gomme balloune» ? (1)&lt;br /&gt;- C’est bien ça. Tiens, encore mieux que l’exemple de la «gomme balloune» : tu prépares une pâte à gâteau sur laquelle tu piques des raisins. Tu mets la pâte au four et tu la vois enfler graduellement sous l’effet de la chaleur. Là, ô miracle, les raisins se fuient les uns les autres. En fait, ce ne sont pas les raisins eux-mêmes qui entrent en mouvement, c’est la pâte qui les entraîne dans son mouvement d’expansion. (2)&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L’espace donc n’est plus, comme dans l’univers de Newton, une scène de théâtre statique où se déroule le grand drame cosmique. Il n’existait pas avant le Big Bang et il se crée au fur et à mesure depuis la grande explosion. Et l’expansion de l’univers n’est pas un mouvement d’éloignement des galaxies dans un espace immobile mais un espace en dilatation qui entraîne avec lui des galaxies au repos. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- Eh bien là, je dois reconnaître que tu m’en bouches un coin.&lt;br /&gt;- Il faut admettre que l’illusion d’immobilité des étoiles et des galaxies est bien compréhensible. Si un avion vole à 10 000 mètres à une vitesse de 800km/h, il te paraîtra, vu de la terre, avancer à une vitesse d’ escargot. Alors imagine une étoile située à 10 000 années-lumière, elle te paraîtra parfaitement immobile même si elle se déplace à une vitesse folle. Tu vois ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’astucieuse Minouchka qui avait écouté sans broncher, risqua alors cette question :&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- Je me suis laissée dire que la galaxie Andromède, qui est la plus proche de notre Voie lactée, bien loin de s’éloigner de nous, s’en rapproche. Elle ne nous fuit donc pas, contrairement à ce que tu nous laisses entendre.&lt;br /&gt;- Oui, c’est en effet assez paradoxal que deux galaxies qui s’enfuient se rapprochent en même temps. Depuis le Big Bang, l’espace n’a cessé de s’agrandir à une vitesse folle, entraînant dans sa fuite les galaxies (qui se sont graduellement formées par l’agglomération de la matière, comme on l’a déjà vu). Cette fuite n’empêche toutefois pas la loi de la gravitation de jouer son rôle et d’amener certaines galaxies rapprochées à se coller les unes sur les autres, tout en poursuivant leur course effrénée. Hubert Reeves exprime ainsi ce phénomène : «...des galaxies voisines, attirées par la gravité qui s’exerce entre elles, arrivent à remonter le mouvement d’expansion de l’univers et à fusionner ». C’est la géniale astronome américaine Vera Rubin qui nous illustre le mieux ce phénomène : si l’on place des fourmis sur un ballon et que l’on gonfle le ballon, les fourmis poursuivront leur course à mesure que le ballon se gonflera mais rien n’empêchera certaines d'entre elles de se rapprocher les unes des autres par leur propre mouvement, en même temps que le ballon les fera continuer leur course.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ce rapprochement Voie lactée-Andromède n’a pas de quoi nous énerver pour le moment car, s’il y a un jour collision, ce ne sera que dans quelques milliards d’années. Et encore là, la collision est incertaine. Tu peux donc, ma chère Minouchka, écrire à ta grand-mère (a-t-elle Internet ? les grands-mères aujourd’hui, tu sais…) pour la rassurer sur le sort de ses arrières, arrières petits-enfants.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Je me suis alors tourné vers Simon :&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- Tu as bien dit aussi que, d’ici sur ce quai, nous pouvions vraiment contempler l’immensité de l’univers, n’est-ce-pas ?&lt;br /&gt;- Ne viens pas me dire que ce n’est pas le cas.&lt;br /&gt;- J’ai bien peur de te décevoir là aussi. Mais je m’en voudrais de troubler ton sommeil. Alors, si tu veux bien, remettons à une prochaine fois la discussion qui nous amènera à tenter de comprendre l’immensité de l’univers. Ce sera là, je t’assure, un sujet absolument passionnant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Tous les enfants au Québec savent ce qu’est une «gomme balloune». Pour les non-instruits, laissez-moi expliquer la chose : tu te fourres dans la bouche une grosse gomme, tu la mâchouilles vigoureusement pour l’assouplir. Puis là, tu l’aplatis derrière tes dents de façon à l’amincir. C’est alors que tu pousses un peu avec la langue la mince pellicule de façon à la faire ressortir entre les lèvres. Puis, tu rentres la langue laissant une petite bulle à l’extérieur de la bouche, pas trop épaisse ni trop mince. Et c’est là que l’artiste démontre tout son savoir-faire : tu souffles dans la bulle pour la faire enfler. Le gagnant est celui qui fabrique la plus grosse bulle. Petite mise en garde : ne souffle pas trop fort car elle pourrait te péter dans la figure et tu en aurais partout, du menton jusqu’aux narines.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;(2) Einstein nous a même révélé que l’espace n’était pas seulement en expansion mais qu’il était aussi élastique et se déformait en présence des étoiles, comme une trampoline sur laquelle on déposerait un poids. De cette façon, Einstein fournissait une explication à la loi de la gravitation énoncée par Newton : chaque étoile crée, dans la toile de l’espace, un creux qui attire ses voisines. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-548172804597974263?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/548172804597974263/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=548172804597974263' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/548172804597974263'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/548172804597974263'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2011/06/les-autres-duperies-de-lunivers.html' title='Les autres duperies de l&apos;univers'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-fQMtpB1Otok/TfEFIVMeJVI/AAAAAAAAAP8/oPri8GMICS4/s72-c/expansion-22.png' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-6118185054376953707</id><published>2011-05-15T12:33:00.006-04:00</published><updated>2011-05-15T13:13:40.694-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Touristes de l&apos;Univers'/><title type='text'>Un univers menteur comme un arracheur de dents</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Touristes de l’Univers – Chapitre 8&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Aujourd’hui, ma chère Jeannette s’est jointe à nous (Minouchka, Simon et moi) pour une virée dans Charlevoix. (Dès que je parle à ma femme de ce coin de pays, elle devient frémissante d’envie).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Sacs à dos et bâtons de pèlerins, nous avons fait un bout de chemin sur le sentier des caps menant de Saint-Tite-des-Caps à Petite-Rivière-Saint-François. Nous ne parlions pas beaucoup, ménageant nos forces pour grimper les sentiers vallonnés de la région. Nous avons, bien entendu, fait de petites pauses ici et là pour reprendre notre souffle et, sur l’heure du midi, nous nous sommes arrêtés pour une petite bouffe.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;À 17 heures, nous sommes retournés à la voiture pour rouler jusqu’à St-Irénée au bas d’une interminable pente qui nous fait peu à peu découvrir le fleuve dans toute sa splendeur. Nous avons soupé dans un sympathique petit boui-boui au ras du fleuve. Puis, en route pour Port-au-Persil où nous avions réservé des chambres à l’auberge Petite-Madeleine.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Après avoir déposé nos bagages à l’auberge haut juchée dans les montagnes environnantes, nous sommes redescendus au quai de Port-au-Persil. De là, on peut jouir d’une magnifique vue sur le ciel du sud entièrement dégagé. Confortablement installés dans nos transats, nous avons vu le soleil baisser à l’ouest en sirotant un digestif et en causant doucement, en symbiose avec le paysage environnant. À mesure que la noirceur s’installait, nos voix sont devenues des chuchotements, comme si l’on craignait de déranger les étoiles qui, peu à peu, piquaient le ciel. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;À un moment donné, n’en pouvant plus, Minouchka, les yeux pleins d’étoiles, a lancé ce cri du cœur : «Dieu que c’est beau !»&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;J’attendis un moment, hésitant à rompre le charme, puis j’ajoutai :&lt;br /&gt;«Ce ciel étoilé n’est, hélas, qu’une illusion. Il n’existe pas vraiment».&lt;br /&gt;- Comment ça, n’existe pas ? me lança-t-elle aussitôt, en tournant vers moi un regard décontenancé.&lt;br /&gt;- C’est parce que les étoiles ne sont pas toutes sur le même plan.&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Écoute, pour comprendre cet effet d’illusion, il faut d’abord comprendre que&lt;br /&gt;toute source de lumière, dans ce cas-ci les étoiles, émet des rayons qui se propagent à une certaine vitesse.&lt;br /&gt;- Veux-tu dire que, si j’allume une ampoule le rayon lumineux émis par cette ampoule ne viendra pas instantanément frapper la lentille de mon œil ?&lt;br /&gt;- Pas tout-à-fait. Il s’écoulera une infime fraction de seconde entre le moment où tu activeras l’interrupteur et celui où le rayon atteindra ton œil. L’interrupteur n’est pas une baguette magique qui permet à la lumière d’atteindre instantanément les confins de l’univers.&lt;br /&gt;- Es-tu en train de me dire que la lumière voyage. Tout aussi bien que la balle tirée d’un fusil ou qu’une automobile de course et qu’elle est soumise aux lois de la vitesse comme n’importe quel objet ?&lt;br /&gt;- Eh bien oui. Mais elle voyage si vite qu’elle semble passer comme par magie d’un endroit à un autre.&lt;br /&gt;- Vite comment ?&lt;br /&gt;- Trois cent mille kilomètres à la seconde.&lt;br /&gt;- Quoi ?&lt;br /&gt;- Plus de sept fois le tour de la terre en une seconde.&lt;br /&gt;- Ouais, eh bien, lança Simon, attends que je conte ça à mon cousin Charles qui se vante de rouler à trois cent kilomètres à l’heure sur l’autoroute avec son bolide équipé d’un moteur turbo.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Jeannette souriait, elle qui était déjà si familière avec ces notions de vitesse de la lumière.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Je veux bien, se résigna Minouchka, mais qu’est-ce que tout ça vient faire dans ce magnifique ciel étoilé que tu dis n’être qu’une illusion ?&lt;br /&gt;- Bon, prenons par exemple le soleil flamboyant que nous avons vu tantôt glisser sous la ligne d’horizon. Il était exactement 8h12 à ma montre lorsque le dernier petit rayon est disparu.&lt;br /&gt;- Oui, et puis ?&lt;br /&gt;- Bien, en fait, le soleil était déjà couché depuis 8h04 mais nous l’avons vu briller jusqu’à 8h12 parce que son dernier rayon lumineux a pris huit minutes à franchir les quelque cent cinquante millions de kilomètres pour nous parvenir.&lt;br /&gt;- Et puis ?&lt;br /&gt;- Il faut dès lors comprendre qu’on ne calcule plus les distances entre les astres en termes de kilomètres mais en termes d’années-lumière, c’est-à-dire en prenant pour base de calcul la distance que franchit la lumière en une année, soit environ 9,5 milliards de kms.&lt;br /&gt;- Et puis ?&lt;br /&gt;- Et puis, voilà maintenant pourquoi je te dis que ce magnifique ciel étoilé n’est qu’une illusion : c’est parce que les étoiles ne sont pas toutes sur le même plan.&lt;br /&gt;L’étoile la plus proche de nous, après le soleil, est Proxima du Centaure à 4,4 années-lumière (AL). L’étoile polaire est à environ 430 Al, Antares à 600 AL, Canis major (le Grand Chien) à 5 000 AL, V354 Cephei à 9 000 AL et ainsi de suite, de sorte que lorsque, par exemple, on regarde l’étoile polaire, on la voit non pas telle qu’elle est ce soir mais telle qu’elle était il y a environ 430 ans et Canis major telle qu’elle était il y a environ 5 000 ans. Il peut même arriver que certaines de ces étoiles soient mortes aujourd’hui, même si nous continuons à recevoir leur lumière et c’est ce qui me fait dire que l’image que nous envoie le ciel étoilé de ce soir ne correspond pas à la réalité : c’est une illusion. Le ciel, en fin de compte, est un fieffé menteur.&lt;br /&gt;Minoucka resta songeuse un long moment. Puis, dépitée, elle me lança cette phrase assassine :&lt;br /&gt;- Lui au moins, il sait être silencieux.&lt;br /&gt;Piqué au vif, je lui répliquai aussitôt :&lt;br /&gt;- Illusion, ma chère Minouchka, les étoiles sont de hauts fourneaux qui grondent furieusement sans cesse.&lt;br /&gt;Et j’ajoutai, un peu malicieusement :&lt;br /&gt;- D’ailleurs, si tu fais silence, tu entendras ce lointain grondement qui nous vient des confins du ciel. Écoute, écoute bien.&lt;br /&gt;Un instant perplexe, elle pouffa de rire et me répliqua à son tour :&lt;br /&gt;- Mais, mon pauvre vieux, tu ne vois pas : c’est Simon qui ronfle comme une cheminée.&lt;br /&gt;Nos rires bruyants éveillèrent Simon qui, en se redressant, la tête encore embuée de sommeil, s’écria : «Quoi ? Quoi ?».&lt;br /&gt;Nous redoublâmes de rire.&lt;br /&gt;Peu à peu, alors que le ciel noircissait de plus en plus et que se révélaient de nouvelles étoiles, chacun s’enferma dans son silence et dans ses rêves. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-6118185054376953707?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/6118185054376953707/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=6118185054376953707' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/6118185054376953707'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/6118185054376953707'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2011/05/un-univers-menteur-comme-un-arracheur.html' title='Un univers menteur comme un arracheur de dents'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-2787478330610141067</id><published>2011-05-08T09:20:00.006-04:00</published><updated>2011-05-08T09:58:08.929-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dérives poétiques'/><title type='text'>Escale poétique</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;em&gt;Concert nocturne&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Entre chien et loup&lt;br /&gt;sur un nénuphar&lt;br /&gt;trois grenouilles chantonnent&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Dix lucioles&lt;br /&gt;éclairent la scène&lt;br /&gt;de leur sarabande&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Sur son croissant de lune&lt;br /&gt;Pierrot intrigué&lt;br /&gt;décroise les jambes&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Tous deux côte à côte&lt;br /&gt;ta main dans mon cou&lt;br /&gt;fait frémir mes orteils&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Extase&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Elle s'aéroplane&lt;br /&gt;lourdement&lt;br /&gt;sur mon tarmac&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Se balise&lt;br /&gt;voluptueusement&lt;br /&gt;sur ma bouée &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;J'irrigue ses larges terres&lt;br /&gt;et les rend fertiles&lt;br /&gt;Bénissons le Seigneur&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La balle perdue&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Le trou minuscule&lt;br /&gt;de la balle perdue&lt;br /&gt;dans le front étonné&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;Souvenirs&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;Le sifflement du train&lt;br /&gt;dans le matin gris&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;le ruisseau turbulent&lt;br /&gt;de la fonte des neiges&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;font surgir en moi&lt;br /&gt;des souvenirs fugaces&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;de moments heureux&lt;br /&gt;que je n'ai pas vécus&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Brunante &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Mes bottes cloutées&lt;br /&gt;martèlent le pavé&lt;br /&gt;en route pour l'horizon&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Un arbre dénudé&lt;br /&gt;tend vers le ciel&lt;br /&gt;ses bras implorants&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Seul dans ma nuit&lt;br /&gt;en quête d'espérance&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Sous la neige&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Nuit de froid silence&lt;br /&gt;les clous de ma toiture&lt;br /&gt;pètent sec&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Matin de froid polaire&lt;br /&gt;la neige sous le pas&lt;br /&gt;se lamente en couinant&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Lendemain de tempête&lt;br /&gt;lampadaires étonnés&lt;br /&gt;sous leurs chapeaux de neige&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Nuit d'été&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;La clameur des étoiles&lt;br /&gt;fait vibrer&lt;br /&gt;ma pupille&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Mille grillons&lt;br /&gt;font grincer leurs crincrins&lt;br /&gt;monotones&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Et toi sur mes genoux&lt;br /&gt;tu te colles&lt;br /&gt;à mon cou&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Deux enfants&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Deux enfants sur la rive&lt;br /&gt;arrêtent de jouer&lt;br /&gt;pour regarder passer&lt;br /&gt;un vieux billot sur l'eau&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Aube&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Aux aurores pieds nus&lt;br /&gt;et foulant la rosée&lt;br /&gt;elle se rend au fleuve&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Un cargo sous ses yeux&lt;br /&gt;déchire l'onde&lt;br /&gt;de son étrave&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;Le soleil glorieux&lt;br /&gt;dilate ses yeux&lt;br /&gt;elle vivra mille ans&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-2787478330610141067?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/2787478330610141067/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=2787478330610141067' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/2787478330610141067'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/2787478330610141067'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2011/05/escale-poetique.html' title='Escale poétique'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-8272669734518675839</id><published>2011-04-21T12:07:00.004-04:00</published><updated>2011-04-21T12:24:54.331-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Touristes de l&apos;Univers'/><title type='text'>Un univers qui enfle et génère des petits</title><content type='html'>Touristes de l’Univers – Chapitre 7&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 209px; DISPLAY: block; HEIGHT: 205px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5598069684352190610" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-mURRhRnZRn8/TbBWt9OyCJI/AAAAAAAAAPw/fEijYDq5Nas/s200/n90_smc_hst.jpg" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Lors de notre dernière discussion, dis-je à Simon et Minouchka, nous en étions rendus à ce moment merveilleux entre tous dans l’histoire de l’univers où, un à deux milliards d’années après le Big Bang, sont apparues les premières étoiles. L’univers qui, à ses débuts, était dans un état de désorganisation totale et de grande et plate uniformité, a fini par mettre de l’ordre dans le désordre et de se donner d’étonnantes structures. Il en était même rendu à fabriquer des étoiles. Il a donc fallu constater que notre bonhomme univers était engagé dans un processus d’évolution, une marche vers la complexité. C’est alors que vous m’avez posé cette fort judicieuse question : «Où donc s’en va-t-il cet immense et mystérieux bonhomme ?».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Reprenons donc l’histoire, si vous le voulez, depuis le moment où sont apparues les premières étoiles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Ces étoiles, on s’en souvient, ont surgi d’immenses nuages de gaz et de poussières disséminées dans l’univers et qui faisaient office de pouponnières d’étoiles.&lt;a style="mso-endnote-id: edn1" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_edn1" name="_ednref1"&gt;[i]&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Avec le temps, ces nuages se sont compactés sous l’effet de la gravitation avec le résultat qu’ils se sont réchauffés au point de prendre feu. C’est ainsi qu’ont surgi, ici et là, des étoiles qui étaient de petites loupiotes dans l’immensité d’un univers qui, en gonflant, s’était presque complètement obscurci.&lt;a style="mso-endnote-id: edn2" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_edn2" name="_ednref2"&gt;[ii]&lt;/a&gt; «Petites loupiotes», est une façon de dire car, en fait, l’univers devait bien être découragé d’enfanter ces bébés joufflus qu’étaient les premières étoiles. Les poupons étaient des étoiles géantes, jusqu’à cent à mille fois la masse du soleil et de un à trente millions de fois sa luminosité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Quoi ? s’exclama aussitôt Minouchka. Trente millions de fois la luminosité du soleil !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Eh bien, ma cocotte, lui répliqua affectueusement Simon, pas question de séance à la plage dans les environs de ces fourneaux, n’est-ce pas ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je les laissai rigoler un moment puis poursuivis :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais, devant l’immensité de la mère univers dont ces étoiles ont jailli, celles-ci, comme je l’ai dit, ne faisaient figure que de petites ampoules. Fragiles au surplus car vous savez comment sont les gros, n’est-ce pas : beaux comme les enfants du peintre Raphaël, ils s’empiffrent et meurent jeunes. Eh bien, c’est ce qui est arrivé à nos bébés joufflus : après avoir englouti leurs immenses réserves d’hydrogène et d’hélium fabriqués à la naissance de l’univers et les avoir mâchouillées sans retenue, ils ont gonflé démesurément et, comme la grenouille de Lafontaine, ils ont pété dans d’inimaginables explosions (que les hommes de science appellent «supernovae»&lt;a style="mso-endnote-id: edn3" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_edn3" name="_ednref3"&gt;[iii]&lt;/a&gt;)…après quelques millions d’années (ce qui est relativement jeune si on les compare à notre soleil dont la vie s’étire sur près de dix milliards d’années).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Il faut dire que, en digérant, ces bébés étoiles avaient combiné leurs réserves d’hydrogène et d’hélium pour en faire la panoplie complète des quatre-vingt-un éléments chimiques stables dont la nature se sert pour fabriquer la complexité et la beauté du monde. Mais, pour arriver à cette fin, ce n’est pas tout de fabriquer ces éléments, il fallait dès lors en ensemencer l’univers. C’est là qu’interviennent les supernovae : en explosant, ils projetèrent dans l’espace interstellaire tous ces nouveaux éléments issus de la cuisson stellaire et ensemencèrent ainsi l’univers qui ne connaissait rien de cette nouvelle pâture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«On venait de franchir là un pas de plus vers la complexité, vers l’épanouissement de l’univers. L’immonde désorganisation initiale prenait graduellement forme. La pâte levait. Le petit pétard du début («l’atome primitif» comme l’appelait Georges Lemaître), avait connu une expansion formidable, s’était lancé dans une guerre à finir (matière/antimatière), avait laissé filtrer des&lt;br /&gt;rayons de lumière dans l’opacité du départ et avait éparpillé quelques nuages de&lt;br /&gt;gaz et de poussières dans cet univers en expansion. Puis, en se compactant, ces nuages avaient généré des étoiles. Et voilà que maintenant, on ensemençait l’univers d’une multitude de nouveaux éléments !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Dieu soit loué ! Allah est grand ! Alléluia ! Je vous laisse le choix de l’exclamation car rien de mieux ne pouvait nous arriver, pour faire surgir la vie un jour, que cette multitude de nouveaux éléments projetés dans l’espace. Sans eux, Niet ! Nous ne serions même pas là pour en parler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Il ne faut pas croire pour autant que la naissance d’une étoile est un phénomène isolé. La «mise à feu» d’une étoile produit une onde de choc dans le nuage qui l’enveloppe et cette onde compresse son enveloppe nuageuse au point d’en faire surgir de nouvelles étoiles qui, si elles ont une masse suffisamment importante, éclateront pour, à leur tour, ensemencer l’univers de nouveaux éléments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«C’est ainsi que l’on peut dire que les étoiles naissent de réactions en chaîne et qu’une étoile ne naît jamais seule. Et, une fois nées, les étoiles ne restent jamais seules non plus : effrayées, peut-on dire, de vivre dans la noirceur, elles se regroupent en d’immenses troupeaux contenant des milliards d’étoiles et qu’on appelle galaxies. Et voilà un autre pas de plus : l’univers construit des galaxies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Il ne faudrait pas croire non plus que l’univers donne naissance à des enfants tous semblables. L’univers est comme un innombrable bestiaire, une immense arche de Noé : étoiles géantes qui vivent à peine quelques millions d’années, naines blanches qui résultent de la mort d’étoiles autrefois flamboyantes, étoiles à neutrons dont la matière est si compactée qu’une cuillerée pèse des tonnes, pulsars lancés dans des pirouettes effrénées, trous noirs qui avalent les malheureuses qui osent s’en approcher, etc., etc. Nous y reviendrons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Contentons-nous pour le moment de dire que la pléiade d’étoiles, de galaxies et de nébuleuses que nous révèle le télescope Hubble est d’une fabuleuse beauté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Et, pour en revenir à notre question de départ : «Jusqu’où donc s’en va-t-il cet immense et mystérieux bonhomme qu’est notre univers?» bien malin celui qui pourrait y répondre. Force nous est à tout le moins de constater qu’il n’est pas figé, qu’il se développe en devenant de plus en plus complexe. Qu’il est animé, dirait-on, d’une vie propre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Certains appellent Dieu cet animateur et voient ce Dieu comme un puissant personnage installé dans un paradis d’où il tirerait les ficelles. Rien ne se passerait sans son intervention, aussi bien la création que l’évolution des êtres et des choses. On pourrait même communiquer avec lui et il nous entendrait, exauçant ou non nos vœux selon son bon vouloir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«D’autres croient que le monde s’est créé tout seul et pensent comme le mathématicien et astronome Pierre-Simon Laplace qui avait présenté à Napoléon sa vision du monde. Lorsque celui-ci lui dit "Comment, vous faites tout le système du monde, vous donnez les lois de toute la création et dans tout votre livre vous ne parlez pas une seule fois de l'existence de Dieu !" Laplace lui répondit: “Sire, je n’ai pas besoin de cette hypothèse”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«C’est leur affaire à ces gens de penser ce qu’ils veulent. Pour notre part, nous continuerons à suivre le développement de l’univers. Peut-être alors pourrons-nous risquer notre propre théorie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Minouchka et Simon me regardaient, l’air perplexe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Si vous avez toujours le goût de m’accompagner, leur dis-je, nous ferons un autre bout de route la prochaine fois.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="mso-endnote-id: edn1" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ednref1" name="_edn1"&gt;[i]&lt;/a&gt; Lorsqu’on parle de l’univers, les unités de grandeur sont tout à fait relatives. Donc, ces «immenses nuages» sont de bien petites touffes de poussières si on les compare à l’immensité de l’univers alors en voie d’expansion.&lt;br /&gt;&lt;a style="mso-endnote-id: edn2" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ednref2" name="_edn2"&gt;[ii]&lt;/a&gt; Il faut dire ici que lorsque les véhicules de lumière que sont les photons ont réussi (380 000 ans après le Big Bang) à percer la gangue obscure de l’univers primordial, le ciel est devenu momentanément blanc à pleine grandeur mais qu’il s’est presque aussitôt obscurci en se dilatant de façon effrénée et en laissant ainsi d’énormes distances entre les poches de gaz et de poussières disséminées dans l’univers en voie d’expansion.&lt;br /&gt;&lt;a style="mso-endnote-id: edn3" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ednref3" name="_edn3"&gt;[iii]&lt;/a&gt; Toutefois, les plus massives de ces étoiles (appelées supernovae de type II) se convertissent en étoiles à neutrons ou en d’effrayants trous noirs dont nous parlerons plus tard. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-8272669734518675839?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/8272669734518675839/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=8272669734518675839' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/8272669734518675839'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/8272669734518675839'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2011/04/un-univers-qui-enfle-et-genere-des_7546.html' title='Un univers qui enfle et génère des petits'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-mURRhRnZRn8/TbBWt9OyCJI/AAAAAAAAAPw/fEijYDq5Nas/s72-c/n90_smc_hst.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-5228979580450669158</id><published>2011-03-28T22:03:00.009-04:00</published><updated>2011-03-29T12:43:36.278-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Touristes de l&apos;Univers'/><title type='text'>Comment diable cette histoire a-t-elle commencé?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Touristes de l’Univers – Chapitre 6 &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Nous avions à peine fini d’avaler notre dernière gorgée de café que mon petit bonhomme, qui ne laissait jamais tomber le morceau, revint à la charge :&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;«Alors, où donc, en fin de compte, a-t-elle eu lieu cette fameuse explosion ?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Je crains bien de te décevoir, mon cher Simon (vous l’avais-je dit qu’il s’appelait Simon ?), mais ta question n’a pas plus de sens que celle de Minouchka qui me demandait quand avait eu lieu l’explosion. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Simon, sans même un mot, laissa tomber les bras dans un geste d’exaspération. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Eh bien oui, pour dire où s’est produite l’explosion, il fallait bien qu’il y ait d’abord un espace pour la localiser, n’est-ce pas ? Eh bien, avant le Big Bang, il n’y avait pas d’espace… &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je les laissai digérer un moment cette nouvelle pilule. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Donc, lança Minouchka, une explosion formidable provoquée par on ne sait quoi, dans un temps qui n’existait pas et dans un lieu qui n’existait pas non plus, c’est bien ça ?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Oui, c’est tout ce que nos hommes de science peuvent nous dire pour le moment. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Je pense, maugréa Simon, que je vais m’en tenir à l’histoire d’Adam et Ève qui, à tout prendre, est moins invraisemblable que ton histoire de Big Bang.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Bien, ce n’est pas moi qui ai inventé l’histoire du Big Bang. Ce sont, je te l’ai dit, de grands esprits de notre époque qui sont arrivés à cette conclusion et pratiquement tous les scientifiques d’aujourd’hui en reconnaissent l’authenticité. Cette théorie a passé haut la main toutes les épreuves auxquelles on l’a soumise. Avec le temps, on y apportera sûrement des modifications mais, fondamentalement, elle est là pour rester. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Bon, dirent-ils en chœur, en levant des sourcils sceptiques, mais sait-on au moins ce qui est arrivé au moment de cette explosion ?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Eh bien, nos astrophysiciens nous racontent que, dès après l’explosion, l’infiniment petite chose qu’était l’univers à sa naissance, s’est agrandie à une vitesse foudroyante, une vitesse vertigineuse, infiniment supérieure même à la vitesse de la lumière et tout cela en une toute petite fraction de seconde. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais cet univers agrandi n’était rien de moins qu’un incroyable chaos : une soupe de milliards de mini-particules qui, se lancèrent aussitôt dans une guerre totale : une armée de particules de matière contre une armée de particules d’antimatière s’annihilant les unes les autres dès qu’elles entrent en contact. Une guerre éclair qui ne dura pas plus de trois minutes. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Antimatière ? Qu’est-ce que c’est ça ?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;-Eh bien, si l’on prend, par exemple, un proton &lt;a style="mso-endnote-id: edn1" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_edn1" name="_ednref1"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;[i]&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; qui porte une charge électrique positive, l’antiproton est son jumeau mais il est doté d’une charge négative. Ils ne peuvent pas se sentir. S’ils se rencontrent, c’est fatal. Ils s’annihilent. Au surplus, les deux armées ont autant de soldats l’une que l’autre, sauf que, pour une raison tout à fait inconnue, parmi les milliards de milliards de militaires engagés dans cette guerre à finir, un petit soldat de plus dans l’armée de la matière a permis à cette dernière, en fin de compte, de gagner la bataille. Heureusement pour nous qui sommes faits de matière car si cette dernière avait perdu, nous ne serions même pas là pour en parler. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Bon, et après ? demanda Minoucka qui, pour bien marquer la victoire de la matière, n’avait manifestement pas perdu la faculté de parler.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Attends, attends, dit délicatement Simon à Minouchka, je veux bien comprendre ce qui vient d’arriver. Alors, se tournant vers moi, il me dit :&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Êtes-vous en train de nous dire que l’univers de démesure que nous connaissons aujourd’hui et dont la naissance remonte à au-delà de quatorze milliards d’années, a commencé par quelque chose comme une infiniment petite particule qui, en un éclair, a gonflé démesurément pour se charger de milliards d’autres petites particules en moins d’un milliardième de seconde avant de se lancer dans une guerre éclair dont l’armée de la matière est sortie victorieuse parce qu’elle avait un soldat de plus que l’armée de l’antimatière ?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Eh bien oui, Simon, c’est ce que nos hommes de science nous disent aujourd’hui. Nous serions passés de l’infiniment petit à l’infiniment grand en termes d’espace et de l’infiniment court à l’infiniment long en terme de temps. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Après un long moment de silence pour digérer ces notions, Minouchka revint à la charge : &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Bon, et après ?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Eh bien après, l’immense soupe désorganisée de matière et d’énergie qui constituait l’univers a été plongée dans une noirceur totale et ce, pendant la plus longue nuit de tous les temps : 380 000 ans. Oh, ce n’est pas que la lumière était complètement absente mais, pendant cette période de noirceur, les particules de lumière, qu’on appelle photons, étaient paralysées par une inimaginable foison d’électrons. &lt;a style="mso-endnote-id: edn2" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_edn2" name="_ednref2"&gt;[ii]&lt;/a&gt; Un peu comme la lumière d’une torche voilée par la brume. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Lorsqu’enfin les électrons ont été capturés par les atomes en voie de construction, la voie est devenue libre pour les photons et la lumière a finalement réussi à percer. Si nous avions été là en l’an 380 000, nous aurions vu un ciel aussi brillant que la surface du soleil. &lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les plus vieilles images de l’univers que nous révèlent aujourd’hui les satellites COBE et WMAP remontent ainsi à la 380 000&lt;span style="font-size:85%;"&gt;e&lt;/span&gt; année après le Big Bang.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Et après ?s’enquit Simon à son tour.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Après ? La soupe de particules, encore inorganisée, continue de s’agrandir en envahissant l’espace créé à la suite du Big Bang. Mais, en s’agrandissant, l’univers qui, à ses débuts, était d’une chaleur et d’une densité inimaginables, se dilue et se refroidit. De vastes nuages de gaz et de poussières, créés par le Big Bang, se forment ici et là, se compactent de plus en plus sous la force de gravitation et se réchauffent considérablement.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Un milliard d’années après le Big Bang, des feux jaillissent ici et là dans ces nuages : les premières étoiles sont nées ! Ce fut en quelque sorte le &lt;em&gt;fiat lux&lt;/em&gt; de la Genèse. L’univers qui, à ses débuts, était une soupe quasi totalement uniforme de particules et semblait s’acheminer vers la plus grande platitude, se révèle de plus en plus dynamique dans sa marche vers la complexité. Où donc s’en va-t-il cet immense et mystérieux bonhomme ?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Et où donc? s’écrièrent simultanément Simon et Minouchka ?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;-Où ? Eh bien, nous verrons ça la prochaine fois, qu’en dites-vous ? &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a style="mso-endnote-id: edn1" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ednref1" name="_edn1"&gt;[i]&lt;/a&gt; Le proton, on s’en souvient est une partie constituante du noyau de l’atome mais, dans l’univers qui vient de naître, il barbotte pour ainsi dire tout nu et sans l’armure de l’atome pour le protéger car l’atome n’existe pas encore. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a style="mso-endnote-id: edn2" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ednref2" name="_edn2"&gt;[ii]&lt;/a&gt; Il s’git ici d’électrons libres, c'est-à-dire qui ne sont pas encore intégrés aux noyaux des atomes qui ne sont pas encore formés. Éventuellement, ces électrons viendront danser autour des noyaux des atomes. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-5228979580450669158?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/5228979580450669158/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=5228979580450669158' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/5228979580450669158'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/5228979580450669158'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2011/03/comment-diable-cette-histoire-t-elle.html' title='Comment diable cette histoire a-t-elle commencé?'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-7269909910530647448</id><published>2011-03-14T17:53:00.002-04:00</published><updated>2011-03-14T18:00:14.833-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Touristes de l&apos;Univers'/><title type='text'>Minouchka et le Big Bang</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Touristes de l’Univers – Chapitre 5&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin, au réveil, surprise ! Nous avions une visiteuse : la petite femme de mon petit bonhomme était là, Minouchka, occupée à le frotter et le bichonner pour le soulager de toutes ces bosses et écorchures qu’il s’était infligées en dégringolant de ses échelles. Lui, de son côté, ne cessait de me lancer des regards soupçonneux. «Bon, lui lança-t-elle, décide-toi et dis-lui ce qui te turlupine.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«C’est cette histoire de Big Bang que j’ai de travers dans la gorge, me lança-t-il, me défiant des yeux.&lt;br /&gt;- …..&lt;br /&gt;- D’abord, quand a-t-il eu lieu ce fameux feu d’artifice ? &lt;br /&gt;- Il ya 14,7 milliards d’années, nous disent les astrophysiciens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, c’est Minouchka qui, après un moment de silence, est intervenue :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je veux bien mais que  se passait-il, disons il ya quinze milliards d’années ?&lt;br /&gt;- Ta question, je le regrette, ma chère Minouchka, n’a pas de sens.&lt;br /&gt;- Pas de sens ? me répliqua-t-elle. Comment ça pas de sens ?&lt;br /&gt;- Bon, regardons le phénomène du Big Bang en deux temps : pour qu’il y ait explosion, il fallait d’abord un pétard. Ce qu’on appelle le Big Bang, ce n’est pas le pétard lui-même mais l’incroyable déflagration causée par le pétard. En d’autres mots, le Bang est survenu après l’apparition du pétard. Me suis-tu ?&lt;br /&gt;- Oui, mais d’où venait-il ce pétard ?&lt;br /&gt;- Là, c’est la question à un milliard de dollars. On ne le sait pas. On spécule sur ce que certains appellent «un vide rempli d’énergie» ou l’apparition inexplicable d’une infiniment petite particule d’une densité et d’une chaleur inimaginables qui auraient, l’un ou l‘autre, provoqué l’explosion mais, en fait, on est devant un mur qu’on ne pourra probablement jamais traverser pour voir ce qu’il y a de l’autre côté. C’est ce qu’on appelle «le mur de Planck» du nom du scientifique qui en a avancé l’idée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Minouchka mijota un moment mes propos mais, sous les yeux médusés de son petit bonhomme de mari, revint à la charge :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pourquoi dites-vous que ma question n’a pas de sens lorsque je vous demande ce qui se passait il y a quinze  milliards d’années ?&lt;br /&gt;- Parce que ce que j’appelle le pétard, c’est l’apparition inexplicable de l’univers, le mystérieux moment zéro. Et, avant cette apparition, le temps n’existait pas. Le temps est né avec l’apparition de l’univers. Pas d’univers, pas de temps.&lt;br /&gt;- Voyons donc, est alors intervenu mon petit bonhomme, comme si le temps pouvait ne pas exister. Je sens que tu vas me sortir que c’est parce que les calendriers et les horloges n’avaient pas encore été inventés.&lt;br /&gt;- Pas du tout. C’est tout simplement parce que, avant le Big Bang, le temps n’existait pas, point à la ligne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon petit bonhomme, exaspéré, détourna la tête en expirant bruyamment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Minoucka a cessé un moment de frotter son bonhomme et m’a lancé un regard étonné mais n’a pas pipé mot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le temps, dis-je, n’est qu’une mesure entre deux événements. S’il n’y a pas d’événement, il n’y a pas de temps.&lt;br /&gt;- Répète ça pour voir, dit le petit bonhomme.&lt;br /&gt;- Supposons que, par la pensée, nous nous retrouvions, toi et moi, dans le néant. Un néant absolu. Il n’y a rien et ne se passe rien. Même toi et moi n’y sommes que par la pensée. Nous n’avons donc aucun moyen de mesurer le temps car il ne se passe rien, absolument rien. Nous n’avons pas d’horloge pour calculer le temps qui passe, ni de cœur pour en calculer les battements car nous ne sommes même pas là en personne, nous n’y sommes que par la pensée. Donc, où que se porte notre pensée, il ne se passe rien. Nous n’avons aucun repère pour mesurer le temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je les laissai un instant mijoter ce que je venais de dire, puis continuai :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ce qu’il faut bien voir ici c’est que le temps n’est qu’un moyen de mesurer la distance en heures, en minutes, en secondes, etc. entre deux événements. En somme, le temps n’existe pas en soi. Le temps n’est pas une chose qui se promène sur la rue. Il n’est qu’une unité de mesure inventée par notre esprit pour mesurer l’espace temporel entre des événements. Me comprenez-vous  bien ?&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;Lui, je ne sais pas. Mais, Minouchka, elle, semblait avoir bien saisi l’idée. Je me tournai alors vers elle et continuai :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- De sorte que lorsque tu me demandes ce qui se passait il y a quinze milliards d’années et que je te dis que ta question n’a pas de sens c’est parce que le temps n’a commencé d’exister qu’avec le pétard de l’apparition de l’univers, il y a 14,7 milliards d’années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un sonore et perplexe «Mouais !» fut la seule réponse de mon petit bonhomme. Je me tus pour le laisser digérer cette notion quelque peu indigeste du temps.&lt;br /&gt;……….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bon, très bien, reprit mon petit bonhomme : parler du moment où est survenu le Big Bang n’a pas de sens. Mais sait-on, à tout le moins où est survenue cette fameuse déflagration, à quel endroit dans l’espace ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je réfléchis un petit moment et leur proposai de faire une pause et d’aller grignoter une tartine et boire un café. Car, leur dis-je, il faudrait mieux laisser cette notion de temps faire son chemin dans leurs cerveaux avant de s’attaquer à la notion d’espace qui risquait, elle aussi, d’ébranler leurs convictions de toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On aura beau déblatérer sur toutes ces compagnies internationales qui envahissent nos pays. Le café chez Tim Horton’s  est vraiment bon. On nous garantit même que celui qu’on nous sert a été préparé dans les dix minutes qui précèdent. Eux au moins savent ce qu’est le temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;               &lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-7269909910530647448?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/7269909910530647448/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=7269909910530647448' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/7269909910530647448'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/7269909910530647448'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2011/03/minouchka-et-le-big-bang.html' title='Minouchka et le Big Bang'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-5203460868906970334</id><published>2011-03-07T11:56:00.007-05:00</published><updated>2011-03-14T09:35:46.112-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Touristes de l&apos;Univers'/><title type='text'>Le Big Bang</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Touristes de l’Univers – Chapitre 4&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au chapitre 3, on a vu que j’ai promis à mon petit bonhomme de lui conter la merveilleuse et véridique histoire de l’apparition de l’homme sur la Terre. Alors, je lui ai tiré un petit banc et l’ai prié de s’y asseoir car la longue histoire que j’avais à lui raconter risquait de le faire basculer encore une fois.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Avant d’aborder l’apparition de l’homme sur la Terre, il faudrait bien, lui ai-je dit, commencer par s’entendre sur l’apparition de la Terre elle-même pour que l’Homme puisse s’y nicher. Et, quant à y être, il faudrait bien tenter de découvrir comment l’Univers a surgi pour que la Terre s’y trouve elle aussi une niche.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Nous savons bien que pour les pères de nos pères et même bien avant, l’Univers était là simplement parce que le Bon Dieu en avait décidé ainsi. Ils étaient donc loin de se poser cette intrigante question que Leibniz posait au XVIIe siècle : «Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?».&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais les fouineuses petites créatures du Bon Dieu avaient quand même fini par comprendre que, en matière de création de l’Univers, les Saintes Écritures recelaient des contes imagés et enchanteurs, mais qu’il ne fallait pas prendre ces contes au pied de la lettre. Alors on a vu de nombreux grands esprits de la Grèce antique et, beaucoup plus tard, des Copernic, Galilée, Kepler et tous leurs successeurs se mettre à chercher «Comment ça marche ?». C’est ainsi qu’ils ont successivement découvert, comme on l’a déjà vu, que la Terre n’était en fin de compte qu’un petit grain de sable perdu dans une galaxie qui était une immense poche de milliards d’étoiles connue sous le nom de Voie Lactée et que l’Univers contenait des milliards d’autres poches d’étoiles. C’est le dénommé Hubble, on s’en souvient, qui a fait cette stupéfiante dernière découverte en 1923.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;On persistait toutefois à croire que ces milliards de galaxies étaient figées à tout jamais dans l’Univers. Mais, en 1929, notre ami Hubble, l’œil rivé toutes les nuits sur son télescope du Mont Wilson,&lt;a style="mso-endnote-id: edn1" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_edn1" name="_ednref1"&gt;[i]&lt;/a&gt; fit une découverte encore plus stupéfiante : les galaxies bougeaient ! Plus que ça : elles étaient en fuite, s’éloignant l’une de l’autre à des vitesses folles. Comme des pestiférées. Tous les savants en tombèrent de leurs chaises.&lt;a style="mso-endnote-id: edn2" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_edn2" name="_ednref2"&gt;[ii]&lt;/a&gt; Même le grand Einstein en fut complètement décontenancé, lui qui tenait mordicus à l’immobilité des galaxies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Étrangement, sur le coup, on ne se posa pas tellement la question qui nous vient à l’esprit : d’où étaient-elles donc parties pour se fuir ainsi ?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il faut dire ici que, avant même que Hubble découvre la fuite des galaxies, le physicien et mathématicien russe Alexandre Friedmann, se basant sur les équations d’Einstein, avait avancé, dès 1922, l’hypothèse d’un univers en expansion, ce qui l’amena dans une violente controverse avec Einstein lui-même qui tenait mordicus à son univers statique jusqu’à ce que la découverte de Hubble lui ouvrît les yeux. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Puis, indépendamment des travaux de Friedmann, et avant la découverte de Hubble, le chanoine Georges Lemaître, astronome et physicien belge, avait affirmé à son tour, en 1927, que l’univers était en expansion. Il avait même proposé une évolution de l’univers à partir d’un «atome primitif». On voit ici se pointer le nez de ce que le cosmologiste britannique, Fred Hoyle, appelait par dérision le «Big Bang», lui qui était un détracteur à tout poil de cette théorie.&lt;br /&gt;Un autre important joueur entre alors en scène pour supporter la théorie de l’atome primitif, dès lors appelé le Big Bang : le scientifique américano-russe George Gamov.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ici, mon petit bonhomme qui n’avait cessé de me regarder de ses grands yeux, m’interrompit :&lt;br /&gt;- Hop-là ! Qu’est-ce que c’est que cette histoire de Big Bang ? Êtes-vous en train de m’emberlificoter dans des explications soi-disant scientifiques pour me faire oublier mes chers Adam et Ève ?&lt;br /&gt;- Mais non, mais non. Le Big Bang c’est comme une grenade : si on filme la grenade au moment de son explosion, on voit alors les pièces se répandre de toutes parts. Si maintenant, on tourne le film à l’envers, ont voit les pièces se rassembler dans la grenade redevenue compacte. On s’est dit que, de la même façon que les pièces de la grenade, les galaxies qui se fuient les unes les autres ont bien dû, à un moment donné, être rapprochées les unes des autres.&lt;br /&gt;- Mais, combien rapprochées ?&lt;br /&gt;- C’est ici, mon bonhomme, que l’on entre dans l’incroyable : suivant la théorie du Big Bang, toute la matière de l’Univers, galaxies, étoiles, planètes, plantes, animaux, humains, et aussi toute l’énergie que recèle l’Univers d’aujourd’hui, tout, tu m’entends, absolument tout, serait parti d’un point zéro ! Aussi bien dire de rien. Et ce rien, une infiniment petite particule ou peut-être une parcelle d’énergie, (sait-on ?) aurait explosé pour créer tout l’univers. C’est rien de moins que le truc du magicien qui fait sortir de son chapeau, abracadabra, un lapin qui n’était pas là la minute d’avant.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le petit bonhomme leva vers moi un œil sceptique et me lança :&lt;br /&gt;- C’est un bien petit chapeau pour un si gros lapin, me fit-il remarquer avec beaucoup d’à-propos.&lt;br /&gt;- Oui, tu as bien raison et c’est pourquoi, malgré la découverte faite par Hubble d’un univers en fuite, on n’arrivait pas à croire que toute la matière et toute l’énergie de notre immense Univers seraient issues d’un rien ou d’un presque rien des milliards de fois plus petit qu’une pointe d’aiguille. Avouons que c’est invraisemblable.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;C’est ici qu’intervient le génial Gamow : si vraiment notre univers est issu d’une telle formidable explosion, on devrait pouvoir encore trouver des traces de cette explosion dans notre univers d’aujourd’hui. Gamow et le célèbre américain Fred Hoyle (qui refusait obstinément de croire au Big Bang) s’engagent dans une lutte épique sur le sujet. Si Gamow a raison, la théorie du Big Bang tient la route. Autrement, le Big Bang n’est que le produit de l’imagination délirante des astrophysiciens. Mais comment Gamow peut-il trouver, dans l'immense univers d'aujourd'hui, les traces infiniment affaibllies d'une explosion survenue il y a plus de quatorze milliards d'années?  N’y pensons même pas.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Sauf que…&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Un de ces quatre matins, deux ingénieurs, que la compagnie Bell avait engagés pour retrouver la trace d’un satellite de communication que la NASA avait lancé dans l’espace et qu’on n’arrivait plus à retrouver, se mirent à la tâche. Alors nos deux bonhommes, Arno&lt;a title="Arno Allan Penzias" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Arno_Allan_Penzias"&gt; &lt;/a&gt;Penzias et Robert Wilson, construisirent une énorme antenne dans l’espoir de capter les signaux du satellite égaré dans l’espace. Ils étaient bien agacés car ils captaient sur leur antenne de la «friture» qui brouillait les signaux du satellite qu’ils recherchaient. Ils crurent que ces grésillements provenaient des signaux de postes de radio environnants ou même de fientes de pigeons ou de quelque autre saloperie. Ils nettoyèrent leur antenne à fond et firent toutes les vérifications possibles. Rien à faire : l’agaçante friture leur vrillait les oreilles. Et, chose étrange, le grésillement était constant, sans aucune variation. La chose les intriguait au plus haut point. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Dans l’intervalle, un groupe de scientifiques dirigé par le physicien américain Robert Dicke s’était, de son côté, attelé à la tâche de découvrir des traces du Big Bang qui devaient encore persister dans l’univers d’aujourd’hui suivant l’intuition de Gamow. Ces chercheurs eurent vent de l’étrange grésillement que Penzias et Wilson captaient sur leur antenne et comprirent vite qu’il s’agissait là du faible rayonnement fossile qui venait de la nuit des temps : du Big Bang.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cette découverte sensationnelle mérita le prix Nobel à Penzias et Wilson et confirma la théorie du Big Bang à laquelle tous les scientifiques adhèrent aujourd’hui malgré son caractère invraisemblable. Le pape Pie XII tenta bien de récupérer cette théorie pour confirmer l’histoire racontée par la Genèse d’une création divine à partir de rien mais le chanoine Lemaître lui fit comprendre qu’il charriait un peu fort en voulant ainsi mêler science et religion.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;En deux mots : toute la matière et toute l’énergie de notre Univers d’aujourd’hui proviendraient d’une infime particule (en fait, on ne sait pas ce que c’est) dont la formidable explosion (il y a au-delà de quatorze milliards d’années !) aurait constitué le coup de départ de notre immense Univers. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Alors, non, définitivement non : la création de l’Univers n’est pas survenue le 23 octobre de l’an 4004 AC à 9 heures du matin comme le prétendait l’un des imitateurs de l’archevêque James Ussher ainsi que nous l’avons vu précédemment au chapitre 3.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- Non mais ça va pas la tête, ces grands cocos qui veulent nous enfourner dans le crâne leur folle histoire de Big Bang, m’a lancé mon petit bonhomme l’air plus buté que jamais.&lt;br /&gt;- Attends, lui ai-je dit, la suite de l’histoire : la création de la terre et l’apparition de l’homme. Pour l’instant, dormons un peu là-dessus. Nous reprendrons l’histoire demain matin.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le temps que j’étouffe un bâillement et lui ronflait déjà.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="mso-endnote-id: edn1" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ednref1" name="_edn1"&gt;[i]&lt;/a&gt; À se faire geler les couilles car on n’avait pas encore ces confortables labos où les astronomes d’aujourd’hui peuvent à loisir et bien au chaud examiner les astres sur les écrans de leurs ordinateurs.&lt;br /&gt;&lt;a style="mso-endnote-id: edn2" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ednref2" name="_edn2"&gt;[ii]&lt;/a&gt; Et même de leurs chaires pour tous ces grands professeurs qui dispensaient leur savoir dans les universités.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-5203460868906970334?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/5203460868906970334/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=5203460868906970334' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/5203460868906970334'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/5203460868906970334'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2011/03/le-big-bang.html' title='Le Big Bang'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-9009608513590253772</id><published>2011-03-06T15:09:00.007-05:00</published><updated>2011-03-06T16:03:06.343-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Touristes de l&apos;Univers'/><title type='text'>D'Adam à Darwin</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Touristes de l’Univers - Chapitre 3&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’allez pas croire que, malgré sa déconfiture qui l’a fait dégringoler jusqu’à la dernière et unique marche de son échelle, notre petit homme allait abandonner la partie. Nombril de l’Univers ou pas, il demeurait l’enfant chéri du Dieu qui, du geste tout-puissant de sa main, l’avait créé tout rond, comme le représente si bien le peintre Raphaël, puis l’avait nommé Adam, et l’avait installé au milieu d’un paradis époustouflant de beauté.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 247px; DISPLAY: block; HEIGHT: 205px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5581074102545835698" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-_YBuX6a8piw/TXP1U5NgZrI/AAAAAAAAAPY/811JRqs-4lE/s400/Le%2Bgeste%2Bcr%25C3%25A9ateur%2Bbis.jpg" /&gt; &lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et, pour ne pas laisser son petit bonhomme tout seul, Dieu avait plongé sa main magique dans le torse musclé d’Adam pour lui en retirer une côte et, subito presto, transformer cette côte en une magnifique créature qu’il avait baptisée Ève. Beauté, douceur, charme, amour, cette femme avait tous les attributs dont un homme puisse rêver. Tous, je vous dis, absolument tous. Aucune faille…sauf une toute petite faiblesse : elle aimait les pommes ! Nous n’allons quand même pas ergoter là-dessus ? Qui n’aime pas les pommes, hein ? Sauf que le tout-puissant créateur leur avait dit d’un air sévère, en montrant les pommiers qui ornaient le magnifique paradis : «Pas touche, les enfants, pas touche !» Pourquoi ? Allez donc savoir. Peut-être pour bien leur faire voir que c’était Lui, le Boss ? Les boss sont comme ça, vous le savez bien : ils aiment faire sentir leur autorité, ne serait-ce que sur des vétilles. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Mais Ève avait une nature taquine et aimait bien se faire courir après par son homme. Alors, un beau jour d’automne, alors que tous les pommiers regorgeaient de fruits, elle décrocha une pomme et, jetant un coup d’œil provocateur à Adam, elle partit en courant dans le verger. «Ah bien, ma p’tite vlimeuse»&lt;a style="mso-endnote-id: edn1" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_edn1" name="_ednref1"&gt;[i]&lt;/a&gt;, cria Adam en sautant sur ses jambes. Ils coururent comme ça un bon moment au milieu des pommiers jusqu’à ce qu’Adam l’attrape par sa petite culotte et qu’ils tourneboulent tous deux jusqu’à se retrouver dans les bras l’un de l’autre. Ève avait déjà la moitié de la pomme entre les dents et, en riant, Adam enfourna l’autre moitié dans sa bouche puis, d’un même geste rieur, ils croquèrent la pomme…CATASTROPHE ! MALHEUR DE MALHEUR ! Le Vieux, là-haut n’entendait pas à rire. Vous connaissez la suite, n’est-ce pas, de cet innocent petit jeu amoureux.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ne cherchez pas plus loin, c’est ainsi que commença la pénible odyssée de l’homme sur la Terre.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Malgré la dégringolade que lui firent subir les Copernic, Galilée, Herschel, Shapley, Hubble et Cie qui le délogèrent, barreau par barreau de son échelle, et malgré la sévère punition de son créateur, notre petit bonhomme resta bien assis sur le dernier échelon, sûr de son fait : il demeurait, parmi toutes les créatures de l’Univers, l’enfant chéri du Dieu qui l’avait créé tout rond et planté sur la Terre.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Quand, dites-vous ? Bien, il n’y a pas si longtemps : l’archevêque James Ussher affirmait, en 1654, que la Création avait eu lieu au début de la nuit précédant le 23 octobre de l'an 4004 av. J.-C.,&lt;a style="mso-endnote-id: edn2" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_edn2" name="_ednref2"&gt;[ii]&lt;/a&gt; tout cela basé sur un calcul rigoureux du nombre de générations et de l’âge des personnages des Saintes Écritures ! Tout en tenant compte aussi, bien évidemment, des cinq jours qu’il fallut pour mettre en place l’Univers avant d’y installer l’homme le sixième jour. Alors, qu’on ne vienne pas nous casser les pieds avec ces théories qui font remonter la création de l’Univers à quelques milliards d’années. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais ne voilà-t-il pas que, en 1859, ce petit drôle de Charles Darwin vient brouiller les cartes avec sa théorie de l’évolution : l’homme ne serait en fin de compte que l’aboutissement d’une longue évolution de la vie commencée avec de petites molécules il y a plus de trois milliards d’années. Que l’enfant chéri créé tout rond par le Père éternel ne serait en fait que l’aboutissement d’une longue chaîne buissonnante de transformations d’êtres monstrueux qu’on a baptisés tour à tour de noms affectueux comme Proconsul, Pithécanthrope, Australopithèque, Homme de Neandertal, Homme de Cro-Magnon, etc.,etc. On poussa même l’insulte jusqu’à dire que l’homme ne serait qu’un quelconque cousin éloigné du singe.&lt;a style="mso-endnote-id: edn3" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_edn3" name="_ednref3"&gt;[iii]&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Alors notre petit homme, rouge de colère, s’agrippant de toute force au dernier barreau de son échelle, s’écria :&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;-Non, non et non ! Votre Darwin est un sale menteur. L’homme demeure à jamais l’enfant chéri de Dieu le Père qui, je vous le répète, l’a créé tout rond et d’un seul geste.&lt;br /&gt;- Mais, s’Il l’aime tant, pourquoi alors l’a-t-il chassé de son paradis ?&lt;br /&gt;- C’est parce qu’il avait commis le péché originel et lui avait ainsi désobéi, faut-il que je vous le répète cent fois ?&lt;br /&gt;- Mais pourquoi faut-il que nous portions encore le fardeau de cet insignifiant petit péché après tous ces innombrables millénaires ?&lt;br /&gt;- Parce que le péché originel est une maladie héréditaire.&lt;br /&gt;- Héréditaire ? Comment ça ?&lt;br /&gt;- Parce qu’elle se transmet de génération en génération par la copulation. On ne peut pas y échapper. C’est Saint Augustin lui-même qui l’a dit.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Que peut-on répondre à ça, dites-moi ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Y a-t-il vraiment moyen de faire comprendre à notre petit homme que tous les scientifiques sérieux d’aujourd’hui admettent la théorie de l’évolution avancée par Charles Darwin ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Que l’homme moderne, doté d’une conscience, l’homo sapiens, comme l’appellent ces scientifiques, n’est pas seulement l’aboutissement d’un quelconque primate, mais qu’il est le produit d’une longue chaîne de montage qui a connu bien des ratés et de multiples culs de sac ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Que cette longue chaîne a d’abord commencé par ce qu’on croit être l’apparition de molécules organiques simples qui sont les briques de base du vivant ? De là, une longue évolution, passant par de multiples phases, aurait produit des animalcules, puis une végétation qui aurait envahi la terre ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Que tout ce foisonnement de vie aurait abouti, par le jeu de l’évolution, à des multitudes d’animaux de plus en plus performants…jusqu’à l’apparition, en bout de piste, de l’homo sapiens, c’est-à-dire vous et moi ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Que, si l’on remonte encore plus loin dans la longue chaîne de l’évolution, on débouche sur les étoiles où se sont formés la plupart des atomes qui constituent toute la matière connue, y compris, encore une fois, vous et moi ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Que nous sommes en fin de compte, «poussières d’étoiles», comme le dit si bien Hubert Reeves ?&lt;br /&gt;N’est-ce pas merveilleux ? N’est-ce pas encore plus merveilleux et plus crédible, vu le support apporté par nos grands savants à la théorie de l’évolution, que la jolie fable racontée dans la Bible ?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;N’es-tu pas émerveillé à la pensée que toi, petit bonhomme, et tous les humains de la Terre sont des descendants des magnifiques étoiles qui illuminent nos nuits ?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Après être resté songeur un long moment, le petit bonhomme s’est soulevé du dernier échelon auquel il s’accrochait désespérément depuis si longtemps et, d’un vigoureux coup de pied, a complètement démoli ce qui restait de sa pauvre échelle. Puis, il a levé vers moi un regard interrogateur.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;D’un simple petit signe de tête et d’un clignement des yeux, je lui ai promis que, la prochaine fois, je lui raconterais la merveilleuse et véridique histoire de l’apparition de l’homme sur la Terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="mso-endnote-id: edn1" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ednref1" name="_edn1"&gt;[i]&lt;/a&gt; Coquine, en langage québécois (preuve que le paradis était au Québec… et le demeure).&lt;br /&gt;&lt;a style="mso-endnote-id: edn2" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ednref2" name="_edn2"&gt;[ii]&lt;/a&gt; Certains prétendent que ce fut plutôt le 26 octobre…à 9 heures du matin.&lt;br /&gt;&lt;a style="mso-endnote-id: edn3" title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ednref3" name="_edn3"&gt;[iii]&lt;/a&gt; Ce qui entraîna les cris horrifiés de la bonne société anglaise victorienne : «Descendre du singe? Espérons que ce n’est pas vrai. Et si cela l’est, prions pour que ça ne s’ébruite pas» (Pierre Yves Morvan). &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-9009608513590253772?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/9009608513590253772/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=9009608513590253772' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/9009608513590253772'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/9009608513590253772'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2011/03/dadam-darwin.html' title='D&apos;Adam à Darwin'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-_YBuX6a8piw/TXP1U5NgZrI/AAAAAAAAAPY/811JRqs-4lE/s72-c/Le%2Bgeste%2Bcr%25C3%25A9ateur%2Bbis.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-3619892836092760291</id><published>2011-01-22T14:27:00.010-05:00</published><updated>2011-01-22T19:43:30.218-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Touristes de l&apos;Univers'/><title type='text'>De Galilée à Hubble</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[if !mso]&gt; 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  &lt;w:lsdexception locked="false" priority="67" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 1 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="68" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 2 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="69" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 3 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="70" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Dark List Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="71" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Shading Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="72" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful List Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="73" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Grid Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="19" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Subtle Emphasis"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="21" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Intense Emphasis"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="31" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Subtle Reference"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="32" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Intense Reference"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="33" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Book Title"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="37" name="Bibliography"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="39" qformat="true" name="TOC Heading"&gt;  &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable  {mso-style-name:"Tableau Normal";  mso-tstyle-rowband-size:0;  mso-tstyle-colband-size:0;  mso-style-noshow:yes;  mso-style-priority:99;  mso-style-qformat:yes;  mso-style-parent:"";  mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;  mso-para-margin:0cm;  mso-para-margin-bottom:.0001pt;  mso-pagination:widow-orphan;  font-size:10.0pt;  font-family:"Calibri","sans-serif";} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; font-weight: bold;" align="center"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:180%;" &gt;Touristes de l’Univers (suite)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center; font-weight: bold;" align="center"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;&lt;i style=""&gt;Précisons ici que je ne suis ni historien, ni homme de science mais que les&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;&lt;i style=""&gt; propos que je tiens dans cette rubrique sont inspirés de grands esprits scientifiques tels que Galilée, Newton, Einstein, Trinh Xuan Thuan, George Smoot, Hubert Reeves et maints &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;&lt;i style=""&gt;autres (ce qui n’exclut pas quelques déraillements de ma part). Poursuivons donc cette odyssée de l’homme dans sa quête de compréhension de l’Univers.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="line-height: 115%;"&gt;Les notes&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt; &lt;span style="color: rgb(79, 129, 189);"&gt;(1)&lt;/span&gt;, &lt;span style="color: rgb(79, 129, 189);"&gt;(2)&lt;/span&gt;,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="line-height: 115%;"&gt; etc. réfèrent à la tou&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="line-height: 115%;"&gt;te fin du texte.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center; font-weight: bold;" align="center"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; font-weight: bold;" align="center"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; font-weight: bold;" align="center"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:180%;" &gt;Chapitre 2. De Galilée à Hubble&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; font-weight: bold;" align="center"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center; font-weight: bold;" align="center"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;&lt;span style=""&gt;                                                        &lt;/span&gt;Dans le chapitre 1, nous avons vu l’homme primitif vivre dans un Univers animiste où tous les êtres et toutes &lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;les choses étaient dotés d’un esprit au même titre que lui-même. Puis, il y a environ 10 000 ans, l’homme &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;remplaça son Univers animiste par un Univers mythologique où des dieux &lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;multiples régissaient tout dans cet Univers. Puis, leur succéda le Dieu unique du Moyen Âge (hérité du Judaïsme et de l’Islamisme) qui aurait dicté les Saintes Écritures&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt; contenant l’explication de tous les mystères de l’Univers. On concevait dès lors que Dieu avait juché l’homme au sommet d’une échelle&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;plantée &lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;sur la Terre, elle-même au centre de l’Univers. Et voilà, tout était dit. Il ne restait plus qu’à lire la Bible et à vénérer ce Dieu tout-puissant qui réglait tout l’Univers. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;&lt;span style=""&gt;                                           &lt;/span&gt;Au plan scientifique, depuis l’Antiquité et jusqu’au Moyen Âge, on voyait la voûte céleste comme une sphère surplombant la Terre et sur laquelle étaient greffées les étoiles et les planètes. &lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;Ces astres étaient tous sur un même plan et tournaient autour de la Terre immobile au centre de cette sphère extérieure. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;La chose se comprend car, l&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;orsque encore de nos jours, on contemple le ciel, on a vraiment l’illusion d’être immobile au milieu d’un vaste carrousel. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify; line-height: 115%; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;&lt;span style=""&gt;                                            &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;Lorsque Copernic et G&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%; font-weight: bold;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;alilée osèrent prétendre que la Terre n’était pas au centre de l’Univers, ils contredirent donc non seulement les Saintes Écritures mais &lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%; font-weight: bold;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;aussi les conceptions de l’Univers qui prévalaient à l’époque.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify; line-height: 115%; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 12pt 0cm; text-align: justify; line-height: 115%; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 12pt 0cm 0.0001pt; text-align: center; line-height: 115%; font-weight: bold;" align="center"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;Expansion de la pensée s&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;cientifique&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 12pt 0cm 0.0001pt; text-align: center; line-height: 115%; font-weight: bold;" align="center"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 12pt 0cm 0.0001pt; text-align: justify; line-height: 115%; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;&lt;span style=""&gt;                                             &lt;/span&gt;Il ne faut pas croire que les avancées de Copernic et Galilée furent des mouvements isolés. Le mouvement culturel et artistique de la Renaiss&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;ance, qui s’étendit environ du XIVe siècle au début du XVIIe siècle, avait déjà commencé à faire redécouvrir les philosophes de l’Antiquité et à&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt; remettre en question les conceptions rigides du Moyen Âge. L’évolution de la pensée s’étendit au monde scientifique et c’est ainsi que, au XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, l’astronome danois Tycho Brahe &lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;établit que les étoiles se déplacent et que les cieux ne sont pas immuables, contrairement aux dires d’Aristote. Il établit aussi que la grande comète de 1577 avait une orbite elliptique&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt; et non circulaire, ébranlant ainsi un autre "dogme" d’Aristote de la soi-disant perfection des cieux voulant que tous les mouvements des astres soient circulaires. Puis l’astronome allemand, Johannes Kepler que Tycho &lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;Brahe avait engagé comme assistant, énonça les lois qui gouvernent le mouvement des planètes et dont la NASA se sert encore aujourd’hui pour combiner les rendez-vous de ses sonde&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;s spatiales avec la lune et les planètes. Mais qu’est-ce qui retenait les planètes dans les cieux ? Mystère pour le moment.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; text-indent: 35.4pt; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;C’est l’Anglais Isaac Newton qui, vers 1666, trouva réponse à ce mystère &lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;en énonçant la loi de la gravitation universelle trouvant ainsi solution à l’énigme des planètes qui demeuraient en suspens dans les cieux sans pivote&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;r sur les sphères cristallines imaginées par Eudoxe et Aristote et sans être poussées par les anges de Thomas d’Aquin. En gros, disons que cette loi de la gravitation veut que tous le&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;s corps s’attirent les uns les autres en fonction de leurs masses et de leurs distances. Plus ils sont m&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;assifs et rapprochés, plus ils s’attirent. Moins ils sont massifs et rapprochés, moins ils s’attirent. Une espèce de jeu d’équilibre qui, au niveau des astres, les fait se voisiner sans s’écraser le&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;s uns sur les autres, du moins généralement. Mais pourquoi en est-il ainsi ? C’est Einstein qui, trois siècles plus tard, apportera réponse à cette question. Nous y reviendrons.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; text-indent: 35.4pt; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; text-indent: 35.4pt; font-weight: bold;" align="center"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; text-indent: 35.4pt; font-weight: bold;" align="center"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; text-indent: 35.4pt; font-weight: bold;" align="center"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; text-indent: 35.4pt; font-weight: bold;" align="center"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; text-indent: 35.4pt; font-weight: bold;" align="center"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;Prévalence de la raison&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; text-indent: 35.4pt; font-weight: bold;" align="center"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;Toutes ces découvertes sur le fonctionnement de l’univers eurent pour résultat qu’on se mit à croire que la raison humaine pouvait, en &lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;fin de compte, tout expliquer, sans que l’on ait à recourir à des divinités. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;Au XVIII&lt;sup&gt;e &lt;/sup&gt;siècle, on entra ainsi dans l’ère du &lt;u&gt;rationalisme&lt;/u&gt; qui, &lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;comme le définit le dictionnaire est «une tournure d’esprit qui n’accorde de valeur qu’à la raison». Donc rejet de toute intervention divine et, particulièrement, des Saintes Écritures, pour expliquer le fonctionnement de l’Univers. &lt;i style=""&gt;La&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;&lt;i style=""&gt; science était considérée comme quasi-infaillible, comme capable de vaincre toutes les misères et maladies qui assaillaient l'humanité depuis toujours, comme capable de répondre à &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;&lt;i style=""&gt;toutes les questions et en particulier aux questions philosophiques : Où sommes nous ? D'où venons-nous ? Où allons-nous ? Pourquoi sommes-nous sur Terre ?&lt;/i&gt; (C. Marchal). &lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%; color: rgb(31, 73, 125);font-size:130%;" &gt;(1)&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="line-height: 115%;"&gt;«Plus besoin de Dieu pour faire tourner la machine. Il suffisait que Dieu donne la pichenette de départ et tout fonctionnait tout seul.»&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%; color: rgb(31, 73, 125);font-size:130%;" &gt;(2)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; text-indent: 35.4pt; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;Et, du même coup, entrée en scène du &lt;u&gt;déterminisme &lt;/u&gt;: un principe qui, en somme, permet de prédire avec certitude les résultats d’une situation si on connaît à l’avance tous les «ingrédients»&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt; du problème. On se disait donc, par exemple, que si une pierre&lt;i style=""&gt; &lt;/i&gt;était jetée en l’air il suffisait de connaître sa position et sa vitesse initiales pour prédire à quel instant, où et à quelle vitesse elle &lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;allait tomber.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; text-indent: 35.4pt; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; text-indent: 35.4pt; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;Donc, le XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle connut ainsi le triomphe de la raison. &lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%; color: rgb(31, 73, 125);font-size:130%;" &gt;(3)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; text-indent: 35.4pt; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%; color: rgb(31, 73, 125);font-size:130%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="line-height: 115%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; text-indent: 35.4pt; font-weight: bold;" align="center"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;L’explication de l’Univers par la raison&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; text-indent: 35.4pt; font-weight: bold;" align="center"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;Cette ouverture d’esprit sur la &lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;raison et la science s’étendirent évidemment de plus en plus à la vision de l’Univers. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;Au XVIIIe siècle, sir William Herschel établit que le Soleil et tout notre système solaire font partie d’un imm&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;ense troupeau d’étoiles, une galaxie (depuis lors appelée «V&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;oie Lactée»). Tiens, tiens, tiens, le Soleil et son troupeau de comètes demeurent-ils alors au centre de ce troupeau (en supposant que &lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;ce soit vraiment le Soleil qui tourne autour de la Terre comme le soutenaient Copernic, Galilée et leurs successeurs) ? Mais oui, répondent en chœur les bâtisseurs de l’échelle qui avaient&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt; juché l’homme au plus haut échelon de cette échelle, car rien n’empêche alors de laisser l’homme au centre de l’Univers.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;Mais, en 1918, Harlow Shapley détruit cette nouvelle illusion en&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt; délogeant le soleil de cette place centrale pour l’installer dans la banlieue de la Voie lactée. Nos bonshommes n’aiment pas&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;l’idée : ils dégringolent de plusieurs échelons sur leur échelle&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt; déjà chambranlante.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;À ce moment, on s’imagine que la Voie lactée constitue tout l’univers : notre galaxie devient une grosse goutte d’étoiles au milieu d’un océan de &lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;vide et il est quand même rassurant de se dire que l’homme est intégré à cette grosse goutte qui constitue tout l’Univers.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;Mais voilà que, en 1924…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;À l’aide du télescope du Mont Wilson en Californie, Edwin Hubble établit qu’il existe d’autres galaxies en dehors de la Voie Lactée. Dès lors, notre soi-disant immense galaxie ne devient à &lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;son tour qu’une goutte parmi une multitude d’autres gouttes contenant chacune une infinité d’étoiles. Pour nos vaillants défenseurs de la suprématie de l’Homme au sein de l’Univers,&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt; c’est la dégringolade : ils se retrouvent le cul sur la première et unique marche de leur échelle presqu’entièrement démolie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt;Comment s’en tireront-ils ?&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-size:130%;" &gt; C’est ce que nous verrons au prochain chapitre. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: center; line-height: 115%; font-weight: bold;" align="center"&gt;&lt;span style="line-height: 115%; color: rgb(31, 73, 125);font-size:130%;" &gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="line-height: 115%;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/TTswVV5RztI/AAAAAAAAAO8/ybdtJYPJao4/s1600/chutes-07.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 160px; height: 160px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/TTswVV5RztI/AAAAAAAAAO8/ybdtJYPJao4/s400/chutes-07.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5565094907759152850" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 36pt; text-indent: -18pt; line-height: 115%; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;(1)&lt;/span&gt;&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;Sans oublier cette ultime question philosophique que pose Woody Allen : «Qu’allons-nous manger au souper ce soir?»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 36pt; text-indent: -18pt; line-height: 115%; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;(2)&lt;/span&gt;&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;Trinh Xuan Thuan «&lt;i style=""&gt;La mélodie secrète&lt;/i&gt;» Éd. Gallimard 1991&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 36pt; text-indent: -18pt; line-height: 115%; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt 36pt; text-indent: -18pt; line-height: 115%; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;" &gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;(3)&lt;/span&gt;&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Et voilà que notre petit bout de cul se trouve une nouvelle échelle pour dominer le monde.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt 36pt; text-indent: -18pt; line-height: 115%; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;      Mais n’oublions pas que cette nouvelle échelle fut à son tour durement ébranlée par la mécanique quantique dont vous trouverez la référence sous la rubrique «La physique pour le nuls» (&lt;a href="http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2010/11/capsule-de-physique-no-3_04.html"&gt;&lt;span style="text-decoration: none; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Capsule de physique No 3&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;) du 4 novembre 2010&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 36pt; line-height: 115%;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;" &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 0.0001pt 36pt; line-height: 115%;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;" &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-3619892836092760291?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/3619892836092760291/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=3619892836092760291' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/3619892836092760291'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/3619892836092760291'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2011/01/de-galilee-hubble_22.html' title='De Galilée à Hubble'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/TTswVV5RztI/AAAAAAAAAO8/ybdtJYPJao4/s72-c/chutes-07.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-5058176474391146123</id><published>2011-01-21T12:32:00.006-05:00</published><updated>2011-01-21T15:59:18.197-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Touristes de l&apos;Univers'/><title type='text'>De l'homme primitif à Galilée</title><content type='html'>&lt;div style="TEXT-ALIGN: center; FONT-WEIGHT: bold"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Touristes de l’Univers&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; FONT-WEIGHT: bold" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;Il me prend souvent une folle envie de crier au monde entier les merveilles et mystères de l’&lt;/i&gt;&lt;i&gt;Univers et aussi de vous raconter ce que je comprends de ma présence sur la Terre, ce petit grain de sable errant au milieu de cet immense Univers. Pas ma faute, je suis né avec une âme de missionnaire. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;Pour moi, discourir sur l’Univers c’est donc raconter l’histoire de l’Univers tel que perçu par l’homme au cours des millénaires et c’est aussi raconter l’histoire de l’homme lui-même tel qu’il s’est perçu et se perçoit encore dans cet Univers.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;Avant de s’attaquer à l’immensité des cieux, commençons donc par là, si vous le voulez bien.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;(Les chiffres 1,2,3, etc. réfèrent à des notes à la fin du texte)&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: left" class="MsoNormal" align="left"&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN-BOTTOM: 0pt; FONT-WEIGHT: bold" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Chap. I. De l’homme primitif jusqu’à Galilée&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="LINE-HEIGHT: normal" class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;L’animisme&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 0cm" class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;Lorsque la conscience a lentement émergé dans l’esprit de l’homme primitif, celui-ci a dès lors su porter un regard global sur son environnement. Il a alors cru que tous les êtres et toutes les choses étaient habités d’un esprit, au même titre que lui-même : l’arbre qui lui prodiguait ses fruits, l’animal qu’il chassait, le feu qui le réchauffait. Il remerciait l’arbre et le feu pour leur générosité et s’excusait auprès de l’animal qu’il abattait. Tout avait une «âme». C’était un monde «animiste» &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:';" &gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;.&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;Tous étaient donc égaux dans ce monde primitif &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ftn2" name="_ftnref2"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:';" &gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. Et lui, l’homme, était au centre de ce monde merveilleux. Il lui suffisait de lever les yeux pour voir le soleil, la lune et les étoiles tourner au-dessus de sa tête pour comprendre qu’il était au beau milieu. Pour peu qu’il s’en donnât la peine, il avait tout à portée de main pour se nourrir dans les territoires giboyeux qu’il habitait. Son supermarché là, droit devant la porte. Il lui fallait quand même être un peu prudent car, à cet égard, les tigres et autres prédateurs voyaient les choses de la même façon et, pour ces bêtes, l’homme lui-même était sur les étalages.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: left" class="MsoNormal" align="left"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/TTnEnJ2PLCI/AAAAAAAAAOk/STAbeSc0_nU/s1600/images.jpeg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 273px; DISPLAY: block; HEIGHT: 184px; CURSOR: pointer" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5564694991530306594" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/TTnEnJ2PLCI/AAAAAAAAAOk/STAbeSc0_nU/s400/images.jpeg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center" class="MsoCaption"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Éveil de la conscience&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center" class="MsoCaption"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;La mythologie&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN-TOP: 12pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN-TOP: 12pt" class="MsoNormal"&gt;Mais bientôt l’homme se mit à s’interroger sur les séismes, les volcans, les tornades, les inondations et tous ces multiples cataclysmes. Alors il se mit à penser qu’il devait bien y avoir quelque part des esprits plus puissants que le sien et que celui des bêtes et des choses qui l’entouraient. Alors il inventa des dieux. Une multitude de dieux auxquels, bien entendu, il prêta ses propres sentiments et conféra une hiérarchie. C’est Voltaire, n’est-ce pas, qui a dit «&lt;i&gt;Dieu a fait l’homme à son image mais l’homme le lui a bien rendu&lt;/i&gt;» &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ftn3" name="_ftnref3"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:';" &gt;[3]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. Comme ces dieux étaient très puissants et parfois coléreux et, qu’au surplus, ils ne se gênaient pas pour intervenir dans les affaires des hommes, alors il fallait les traiter avec respect, leur offrir des cadeaux. L’homme alla jusqu’à bâtir d’immenses temples en leur honneur &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ftn4" name="_ftnref4"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:';" &gt;[4]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. Mais, pour entrer en contact avec eux, il fallait de grands embassadeurs. Alors l'homme nomma des grands prêtres. Ce fut, on le sait, l'ère mythologique. Parlez en à Ulysse, ce héros légendaire du grand poète Homère. Il vous dira les rôles importants qu'ont joués les dieux pour le ramener dans son royaume d'Ithaque auprès de sa bien-aimée Pénélope. &lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN-TOP: 12pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN-TOP: 12pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Le miracle grec&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;Environ six siècles AC, &lt;span style="font-size:+0;"&gt;les&lt;b&gt; Milésiens&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; s’étaient mis à chercher des explications naturelles aux mystères de l’Univers. Leurs explications nous font sourire aujourd’hui par leur simplisme&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ftn5" name="_ftnref5"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:';" &gt;[5]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. Mais il n’en demeure pas moins qu’ils tentaient de trouver en dehors des dieux et dans la nature elle-même l’explication de ses mystères. Ces philosophes de la nature (&lt;span style="font-size:+0;"&gt;Thalès, Anaximandre, Anaximène, etc.) &lt;/span&gt;ont ainsi inventé la science moderne, c’est-à-dire la science basée sur l’observation, à laquelle on ne reviendra que plusieurs siècles plus tard avec de grands esprits comme Galilée. &lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;Les Milésiens tentèrent également «&lt;i&gt;de savoir de quoi est fait le monde, en faisant l’hypothèse géniale que tout ce qui existe dérive d’une façon ou d’une autre d’une unique substance primordiale. Thalès imaginera par exemple que le monde est fait d’eau…l’eau qui s’évapore donne l’air, l’air vital qui emplit nos poumons, l’eau crée la terre nourricière, puisque lorsqu’elle se retire après la pluie, il reste le limon fertile ; l’eau transforme une terre stérile en un jardin, couvert de fleurs et de miel»&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ftn6" name="_ftnref6"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:';" &gt;[6]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;.&lt;/i&gt; Chacun de ces grands esprits milésiens tentera à sa façon de trouver cette &lt;i&gt;unique substance primordiale. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;Les philosophes qui leur succédèrent, tels Pythagore, Platon, Aristote et Cie, recherchaient des principes immatériels pour expliquer les mystères de l’Univers.&lt;b&gt; &lt;/b&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;Par exemple, c&lt;/span&gt;hez &lt;b&gt;Pythagore&lt;/b&gt;, il existait, au-delà des sens, une autre réalité, de nature spirituelle : ce fut le monde des âmes qui se réincarnaient. Chez &lt;b&gt;&lt;u&gt;Platon&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;, ce fut le monde des idées : un monde surnaturel parfait dont notre pauvre monde terrestre n’était que le pâle reflet. C’est ainsi que ces philosophes inventèrent de nouvelles approches basées sur leurs réflexions (et non plus sur l’observation de la matière comme le faisaient les Milésiens). &lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;Beaucoup plus tard, Descartes les suivit dans cette voie, se tournant vers la raison pure, plutôt que vers l’observation, pour débusquer la vérité &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ftn7" name="_ftnref7"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:';" &gt;[7]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. &lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;On parle du miracle grec en se référant à cette période car il faut bien voir que c’était là une véritable révolution culturelle : on était en train de dire aux gens, qui priaient les dieux et à qui on offrait des sacrifices, que ces dieux qui contrôlaient prétendument les forces de la nature n’existaient pas et que c’était dans l’observation de la nature elle-même ou dans la réflexion philosophique qu’il fallait chercher l’explication des mystères de l’Univers.&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;L’empire romain&lt;b&gt; &lt;/b&gt;créa sa propre&lt;b&gt; &lt;/b&gt;mythologie et hérita aussi de la culture grecque mais, avec la chute de cet empire et les invasions barbares, la culture grecque émigra en Perse et se perdit dans la nuit des temps (pour n’être redécouverte que plusieurs siècles plus tard au moment de la Renaissance). &lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;Il faut dire que, de leur côté, les Babyloniens avaient une bonne connaissance du mouvement des astres mais ne s’en servaient que pour tirer des oracles &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ftn8" name="_ftnref8"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:';" &gt;[8]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, sans pour autant remettre en question l’intervention des dieux dans la mécanique céleste.&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Le monothéisme&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;Le bon peuple était imperméable à la pensée des grands philosophes grecs et tenait beaucoup à ses dieux. Mais peut-être est-ce à cause du discrédit des multiples dieux des mythologies grecques et romaines ou peut-être à cause des nouveaux courants de pensée apportés par le christianisme, le monde occidental substitua un Dieu unique à ces multiples dieux. Dès lors, l’Ancien et le Nouveau Testament firent foi de tout. A quoi bon chercher des réponses à gauche et à droite aux mystères de l’Univers alors que tout était dit dans la Bible. La pensée des grands philosophes grecs comme Platon et Aristote ne servit plus dès lors qu’à servir de support aux raisonnements théologiques de Saint-Augustin et de Saint Thomas d’Aquin &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ftn9" name="_ftnref9"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:';" &gt;[9]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;Au Moyen Âge, la réflexion sur l’Univers stagne et on en revient même à dire que la terre est plate puisque les Saintes Écritures suggèrent qu’elle aurait quatre coins et qu’on y trouverait des montagnes du haut desquelles on peut voir tous les royaumes de la Terre. Celle-ci est au centre de l’Univers (géocentrisme) et tous les astres gravitent autour d’elle. Les étoiles, pour leur part, sont figées dans leurs positions respectives, comme le pensait Aristote 300 ans avant Jésus-Christ. L’homme est l’enfant chéri de Dieu. Il est au sommet d’une échelle plantée au centre de l’Univers où Dieu l’a juché. Et voilà, tout est clair : c’est ainsi que fonctionne l’Univers. À bas ces esprits tordus qui cherchent des explications en dehors des Saintes Écritures.&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN-BOTTOM: 0pt; FONT-WEIGHT: bold" class="MsoNormal"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/TTnMe8lcXyI/AAAAAAAAAOs/U9AZ6nMi80g/s1600/pentacle_harmonia_mundi.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 172px; DISPLAY: block; HEIGHT: 169px; CURSOR: pointer" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5564703646624276258" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/TTnMe8lcXyI/AAAAAAAAAOs/U9AZ6nMi80g/s400/pentacle_harmonia_mundi.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center" align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;(L’homme de Pentacle)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;L’homme se croyait le centre de l’Univers&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center" class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;Le premier coup de pied dans l’échelle a été donné près de deux mille ans plus tard par un moine polonais: Nicolas Copernic. Il a timidement avancé l’hypothèse que c’était le Soleil qui était au centre de l’Univers (héliocentrisme) et que la Terre tournait autour du Soleil et non l’inverse. C’était au temps de la Sainte Inquisition et malheur à celui qui osait contredire les Saintes Écritures : il risquait de finir ses jours sur le bûcher. Or il est dit dans la Bible (livre de l’Exode et livre de Josué) que, à l’approche de la nuit, Josué arrêta le Soleil pour anéantir totalement ses ennemis amorites avant la noirceur. Si donc Josué a arrêté le Soleil c’est donc bien là la preuve irréfutable que c’est le Soleil qui bougeait et non la Terre. Copernic a toutefois eu la prudence de ne publier ses écrits qu’à la veille de sa mort. Et, au surplus, il présenta ses vues comme purement théoriques et ne reflétant pas nécessairement la réalité.&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;Mais, peu de temps après, au XVII&lt;sup&gt;e &lt;/sup&gt;siècle, Galilée reprit la thèse de Copernic mais en la claironnant à tous vents. Il faut dire que Galilée avait mis la main sur une lunette astronomique, qu’il l’avait bricolée pour la rendre plus performante et avait découvert, en scrutant Jupiter, que des lunes circulaient autour de cette planète. Ce qui lui fit dire que les astres du ciel ne tournaient pas tous nécessairement autour de la Terre. On sait le sort qui attendit Galilée : il dut se rétracter devant le tribunal de l’Inquisition et fut condamné à résidence pour le reste de ses jours. Son contemporain, Giordano Bruno, qui adhèra aux vues de Copernic et alla même jusqu’à prétendre qu’il n’y a aucun astre au milieu de l’univers, fut moins chanceux : on le fit cuire sur le bûcher&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ftn10" name="_ftnref10"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:';" &gt;[10]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;Toutefois, le monde scientifique, particulièrement avec de grands noms comme ceux de Kepler et Newton, ne tarda pas à se ranger derrière la thèse de l’héliocentrisme de Copernic et Galilée. Le coup de pied de Copernic avait peu ébranlé l’échelle que l’homme s’était érigée car, comme on l’a vu, Copernic a eu la sagesse de présenter ses vues comme purement théoriques et de trépasser immédiatement après leur publication. Mais le coup de pied de Galilée fut beaucoup plus vigoureux et fut suivi de plusieurs autres coups de sorte que le pied de l’échelle s’arracha et l’homme descendit d’un cran. Même l’Église, après maintes hésitations, finit par réhabiliter Galilée le 31 octobre 1992 par la voix de Jean-Paul II.&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ftn11" name="_ftnref11"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:';" &gt;[11]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; Il faut dire que, à ce moment-là, l’échelle était déjà salement amochée. &lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;La percée de Copernic et Galilée ne fut qu’un préambule sur le chemin de la connaissance de l’Univers. Attendez un peu de voir les suites spectaculaires de cette première percée et particulièrement les découvertes du XX&lt;sup&gt;e &lt;/sup&gt;siècle qui flanquèrent de grands coups de pied dans l’échelle que l’homme s’était érigée au Moyen Âge. Dans les prochains chapitres, l’homme ira de surprises en surprises dans la découverte de son Univers et, en fin de compte, dans sa découverte de lui-même. &lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;J’espère bien que vous aurez le goût de me suivre dans cette palpitante et exaltante aventure.&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;Histoire à suivre…&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify" class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center" class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;La fable du petit homme&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;C’était un petit homme&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;Qui se croyait grand&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;Un grand livre le disait&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;Le nombril du monde&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;Il n’était rien de moins&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;Qu’issu de la cuisse &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;De son Dieu Jupiter&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;Et ce directement&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="LINE-HEIGHT: normal; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;Et qu’il était au beau milieu&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;De l’immense Univers&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;Qui roulait autour de sa tête&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;Et dont il était le maître&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;Alors pour bien montrer&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;Son ascendance céleste&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;Il bâtit une échelle&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;Pour grimper jusqu’au ciel&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;Il resta juché là un bon moment &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;Jusqu’au jour où un quidam&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;Pour jauger le perchoir&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;Y flanqua un coup de pied&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;Qui le fit vaciller&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;Puis d’autres coups s’ajoutèrent&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;Jusqu’au jour où le petit homme&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;Se retrouva cul par terre&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;Gros-Jean comme devant&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: center; LINE-HEIGHT: normal; MARGIN-BOTTOM: 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;hr align="left"  width="33%" style="font-size:78;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div id="ftn1"&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 0cm" class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:';" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 0cm" class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:';" &gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; Du latin &lt;i&gt;anima&lt;/i&gt;, qui signifie âme. Évidemment, notre homme ne savait pas qu’il était «animiste» car il ne connaissait pas le latin.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div id="ftn2"&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: left; TEXT-INDENT: 0cm" class="MsoNormal" align="left"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ftnref2" name="_ftn2"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ftn2" name="_ftnref2"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:';" &gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Karl Marx aurait fait un tabac dans ce monde-ultra-communiste qui, encore là, ne savait pas qu'il était communiste. Pas étonnant car l'homme n'avait pas encore appris à fabriquer la faucille et le marteau.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div id="ftn3"&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 0cm" class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ftnref3" name="_ftn3"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:';" &gt;[3]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; Ça non plus, l’homme primitif ne le savait pas car il n’avait pas lu Voltaire. Décidément nos ancêtres avaient une culture bien limitée.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div id="ftn4"&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 0cm" class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ftnref4" name="_ftn4"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:';" &gt;[4]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; &lt;span lang="FR-CA"&gt;Cette pratique se perpétue encore de nos jours comme on le sait. À Montréal, par exemple, on&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;a l’Oratoire Saint-Joseph érigée sous l’impulsion du Saint Frère André récemment canonisé. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div id="ftn5"&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 0cm" class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ftnref5" name="_ftn5"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:';" &gt;[5]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; &lt;span lang="FR-CA"&gt;Ainsi, Anaximandre imaginait d’immenses roues remplies de feu et tournant autour de la terre, les étoiles étant des trous dans les gaines de ces roues qui laissaient ainsi voir le feu à l’intérieur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div id="ftn6"&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 0cm" class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ftnref6" name="_ftn6"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:';" &gt;[6]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; Pierre Yves Morvan «&lt;i&gt;Dieu est-il un gaucher qui joue aux dés ?» &lt;/i&gt;Éd L’Harmattan 2002 &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div id="ftn7"&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: -7.1pt; MARGIN-LEFT: 7.1pt" class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ftnref7" name="_ftn7"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:';" &gt;[7]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; Curieusement, le grand Einstein optera aussi pour cette méthode en faisant ses grandes découvertes&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;uniquement par des élucubrations mentales et non par des observations.&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div id="ftn8"&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: left; TEXT-INDENT: 0cm" class="MsoFootnoteText" align="left"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ftnref8" name="_ftn8"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:';" &gt;[8]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; &lt;span lang="FR-CA"&gt;Ils ont eu d’ailleurs, comme on le sait, d’illustres successeurs comme Nostradamus et Jojo Savard.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div id="ftn9"&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 0cm" class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ftnref9" name="_ftn9"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:';" &gt;[9]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; &lt;span lang="FR-CA"&gt;Ce dernier était très avant-gardiste dans ses théories sur l’Univers : précurseur des hélicoptères, il imagina&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;que les planètes étaient mues par les battements d’ailes des anges.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div id="ftn10"&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: left; TEXT-INDENT: 0cm" class="MsoFootnoteText" align="left"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ftnref10" name="_ftn10"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:';" &gt;[10]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; &lt;span lang="FR-CA"&gt;Malheureusement pour lui, on n’avait pas encore inventé les ultra modernes chambres à gaz. Comme on le voit, les «bien cuits» étaient néanmoins à la mode au temps de&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;la Sainte Inquisition. Ils n’avaient peut-être pas le côté festif de ceux d’aujourd’hui mais ils attiraient quand même de grandes foules. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div id="ftn11"&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: left; TEXT-INDENT: 0cm" class="MsoFootnoteText" align="left"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=2279260691201461804#_ftnref11" name="_ftn11"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:';" &gt;[11]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; On voit ici avec quelle rapidité l’Église sait agir : seulement trois petits siècles et oups, nous voilà !&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-5058176474391146123?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/5058176474391146123/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=5058176474391146123' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/5058176474391146123'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/5058176474391146123'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2011/01/de-lhomme-primitif-galilee_21.html' title='De l&apos;homme primitif à Galilée'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/TTnEnJ2PLCI/AAAAAAAAAOk/STAbeSc0_nU/s72-c/images.jpeg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-940591984590968910</id><published>2010-12-22T10:36:00.003-05:00</published><updated>2010-12-22T10:42:30.678-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mes déraillements'/><title type='text'>Conte de Noël</title><content type='html'>&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:trackmoves/&gt;   &lt;w:trackformatting/&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:punctuationkerning/&gt;   &lt;w:validateagainstschemas/&gt;   &lt;w:saveifxmlinvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;   &lt;w:ignoremixedcontent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;   &lt;w:alwaysshowplaceholdertext&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;   &lt;w:donotpromoteqf/&gt;   &lt;w:lidthemeother&gt;FR&lt;/w:LidThemeOther&gt;   &lt;w:lidthemeasian&gt;X-NONE&lt;/w:LidThemeAsian&gt;   &lt;w:lidthemecomplexscript&gt;X-NONE&lt;/w:LidThemeComplexScript&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:snaptogridincell/&gt;    &lt;w:wraptextwithpunct/&gt;    &lt;w:useasianbreakrules/&gt;    &lt;w:dontgrowautofit/&gt;    &lt;w:splitpgbreakandparamark/&gt;    &lt;w:dontvertaligncellwithsp/&gt;    &lt;w:dontbreakconstrainedforcedtables/&gt;    &lt;w:dontvertalignintxbx/&gt; 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Disons il y a deux ou trois siècles. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 12pt; line-height: normal;"&gt;Je passais un sale moment. Ma vie tournait au vinaigre depuis quelque temps. J’avais échoué aux examens du bac, ma petite amie de cœur m’avait quitté pour ce grand insignifiant de Léo, mon employeur avait fermé boutique et m’avait laissé sans le sou, mon père ne cessait de me dire que je m’en allais droit dans le mur et je ne vous parle pas de mon vieux tacot dont les pneus étaient crevés. Pour tout dire, j’étais patraque.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Malgré tout, je n’étais pas du genre à verser dans la dépression et j’étais convaincu que si je pouvais entrevoir une éclaircie dans mon avenir, ne fût-ce qu’un mince rayon, je retrouverais l’élan pour me relancer. J’étais du genre à rebondir à la moindre occasion. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Pas question pour moi de consulter un psychologue et encore moins un psychiatre, de me bourrer de «pep pills» ou autres cochonneries du genre, de me lancer dans l’alcool ou dans les sports extrêmes et encore moins de me suicider. Mais je ne savais pas de quel côté me tourner.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;C’est mon ami Louis qui m’a mis sur la piste.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;-Mais, mon pauvre vieux, j’ai en plein ce qu’il te faut, m’a-t-il lancé.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;-Toi, puis tes suggestions à la con, tu sais où tu peux te les mettre. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Ne vous indignez pas. Louis est mon ami, je vous l’ai dit. C’est ainsi que se parlent les vrais amis, pas vrai ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Sans même se soucier de ma réplique, Louis m’a tendu une carte d’affaires. «Vas-y, t’as rien à perdre, comme c’est là, t’as l’air d’une vraie cloche !» &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Vous voyez bien que Louis est mon ami.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;«Madame Jojo» disait la carte d’affaires. «Votre avenir est inscrit là, en toutes lettres dans les lignes de votre main.»&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Bien évidemment, j’ai traité l’offre de Louis avec mépris et, sous ses yeux, j’ai jeté la carte à la poubelle. Louis s’est contenté d’un branlement &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;de tête qui voulait tout dire.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Mais, Louis avait à peine fermé la porte que j’ai plongé la main dans le panier à déchet pour récupérer la carte de Madame Jojo.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Et c’est ainsi que, la veille de Noël, je me suis retrouvé dans le cabinet de consultation de madame Jojo. Elle m’avait prévenu que c’était par exception qu’elle me recevait en personne car habituellement ce n’est que par téléphone qu’elle travaillait. Je pense que Louis lui avait touché un mot et lui avait dit, à elle qui était justement en manque, que j’étais une affaire. Si invraisemblable que la chose puisse vous paraître, j’étais beau gosse à cette époque vous savez.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Elle me prit la main et me caressa la paume en silence comme si elle voulait en déchiffrer les lignes.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Cette séance de touche-touche n’était pas désagréable, je vous l’assure, surtout qu’elle était debout devant moi, de l’autre côté de son étroite table de travail, buste penchée sur ma main, me donnant ainsi une vue imprenable sur son décolleté. Sans compter la chevelure noire ramassée en toque, les longs cils, la bouche sévère, la taille svelte découpée dans une robe noire, bref l’image dominatrice de l’ensemble donnait à cette femme des allures de sadomasochiste. En plein mon type quoi ! (À l’époque, entendons-nous).&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Je dus donc faire un immense effort pour chasser ces pensées impudiques, bien loin du but de ma consultation. Mais, malgré tous mes efforts,  il a bien fallu que je me rende à l’évidence : un canon, cette femme, un vrai canon, je vous dis.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Après quelques minutes de caresses de ma main en silence, elle a levé vers moi un regard envoûtant et sans équivoque et m’a déclaré d’une voix suave et persuasive:&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;«Vos soucis sont dès maintenant chose du passé. Vous retrouverez à l’instant votre enthousiasme qui se manifestera par un grand débordement de passion».&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;J’ai failli sauter par-dessus le bureau. Ce ne fut pas nécessaire, le divan était juste à côté. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Depuis ce moment, les prédictions de Jojo se réalisèrent. Je devins plein de débordements de joie, d’enthousiasme, bref de débordements dans tous les sens du terme. Je ne jurais plus que par les lignes de la main. Elle m’en faisait la lecture quotidiennement et, chaque fois, je débordais.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Le père Noël n’arrive pas toujours par la cheminée, vous savez.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Quelques années plus tard, j’ai rencontré Jeannette. Les fées des étoiles non plus n’arrivent pas par les cheminées.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Si votre vie connaît un petit creux, trouvez-vous une bonne lectrice de la main. Jojo est peut-être encore disponible. Jeannette ? Non, pas question. Chasse gardée. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;      &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-940591984590968910?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/940591984590968910/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=940591984590968910' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/940591984590968910'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/940591984590968910'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2010/12/conte-de-noel.html' title='Conte de Noël'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-8307058716141603127</id><published>2010-11-04T10:24:00.015-04:00</published><updated>2010-11-05T08:53:48.033-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La physique pour les nuls'/><title type='text'>Capsule de physique No 3</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;" &gt;Retour sur le cœur de la matière &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;Si l’on se réfère aux capsules Nos 1 &amp;amp; 2 des 9 et 22 août dernier, nous savons donc maintenant que l’atome, si petit soit-il, n’est pas le plus petit corpuscule connu. Il comprend un noyau entouré d’électrons extrêmement petits qui pirouettent autour du noyau et sont insécables (qu’on ne peut couper). &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;De son côté, le noyau est composé de protons et de neutrons qui &lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;sont eux-mêmes des agglomérats de quarks. On représente souvent l’atome comme ceci, bien qu’il s’agisse d’une image fictive car on n’a jamais vu l’atome &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="line-height: 115%; font-weight: bold;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;&lt;span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/TNLTwI3qxMI/AAAAAAAAAMs/bGCyApGjq7M/s1600/sch%C3%A9ma+atome.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 227px; height: 137px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/TNLTwI3qxMI/AAAAAAAAAMs/bGCyApGjq7M/s400/sch%C3%A9ma+atome.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5535719715959915714" border="0" /&gt;    &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/TNLChE-nIvI/AAAAAAAAAMc/VzBllSdKlTo/s1600/Atome.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 152px; height: 146px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/TNLChE-nIvI/AAAAAAAAAMc/VzBllSdKlTo/s400/Atome.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5535700765519586034" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 28.25pt 0.0001pt 1cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;Dans cette illustration de l’atome, les billes rouges et bleues rep&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;résentent le noyau, composé de protons (billes rouges) et de neutrons (billes bleues). Les électrons sont les boules noires. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;Toute la matière connue est faite d’atomes : votre table d’ordinateur, la petite fleur que vous y avez mise, votre chat qui vient se frôler sur votre jambe, le soleil dont les rayons entrent par votre fenêtre, les étoiles qui enchantent vos nuits, vous, moi, tout est atomes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;Mais ce qui est étonnant, c’est que les atomes sont surtout faits de vide. Si, comme le disait récemment un de mes amis physiciens, on se représentait le noyau de l’atome comme la pointe d’une aiguille, la taille de l’atome correspondrait au volume de la &lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;pièce dans laquelle vous êtes assis à votre ordinateur. Donc un noyau de la taille d’une pointe d’aiguille&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;(qui, incidemment, contient 99,98% de la masse de l’atome) perdue dans l’immensité d’une pièce et tout le reste est un vide sillonné par de minuscules électrons (qui ne représentent que 0,02% de la masse de l’atome, aussi bien dire presque rien). Bizarre n’est-ce pas, de penser que nous sommes faits essentiellement de vide ! &lt;span style="font-size:78%;"&gt;(&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:78%;"  &gt;Je vous entends marmonner que, dans mon cas, ça ne vous étonne pas&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:85%;"  &gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;)&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: left;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;Plus étonnant encore est le fait que les lo&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;is physiques habituelles, celles qui ont été énoncées particulièrement par le grand Isaac Newton et qui régissent notre&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt; comportement quotidien (comme, par exemple, &lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;la loi de la &lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;/span&gt;gravitation universelle qui vous garde les pieds collés au sol et permet d'interpréter aussi bien la chute des corps que le mouvement de la &lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;Lune autour de la &lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;Terre), deviennent négligeables sinon inapplicables dans le monde de l'extrêmement petit. Dans ce monde, ce sont d’autres lois qui prennent le devant de la scène : les lois de ce qu’on appelle &lt;u&gt;la mécanique quantique&lt;/u&gt;. Cette mécanique décrit le comportement des atomes et des particules qui les composent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;A&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;vec la théorie de la relativité d’Einstein, la mécanique quantique aura été la théorie scientifique la plus révolutionnaire du XXe siècle. Elle nous permet d'accéder au monde de l'extrêmement petit peuplé d'atomes, de photons, de neutrinos, de quarks &lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;et autres particules aux noms exotiques. C'est un monde bizarre et déroutant qui semble défier la logique et le bon sens. Pourtant, la théorie quantique a fait ses preuves, puisqu'elle est à l'origine des progrès technologiques fantastiques de notre époque : l'électronique, ses transistors, ses semi-conducteurs, le laser, etc. &lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;Jusque vers les années 1920, on croyait bien connaître la nature de la matière et être en mesure de percer graduellement tous les secrets de l’univers. On prenait pour acquis que si l’on connaissait tous les ingrédients d’un problème, on pouvait le résoudre. Le monde était désormais sans mystères et, peu à peu, on arriverait à tout expliquer. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;Le hasard n’avait aucune place dans cet univers déterministe où la rais&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;on régnait en maîtresse. Mais voilà que la mécanique quantique vient jeter une pierre dans cet étang de certitude : au niveau de l'extrêmement petit, le monde n'est plus ordonné, déterministe, comme dans notre quotidien. Il devient incertain et soumis au hasard. Le monde scientifique perd pied.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;Cette mécanique nous ouvre les yeux sur de bien étranges mystères, particulièrement sur le fait que l’on ne peut plus prédire avec exactitude le comportement des particules mais qu’il faut se contenter de probabilités. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;Je m’explique &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;:&lt;/span&gt; si je m’installe sur le bord du trottoir et que je regarde une automobile passer devant moi, je peux évidemment situer exactement où se trouve cette automobile et, si j’ai en mains un radar, je peux, simultanément, connaître exactem&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;ent sa vitesse. Eh bien, dans le monde quantique, rien ne va plus : si j’arrive à localiser un électron, je ne suis plus capable d’établir simultanément sa vitesse de déplacement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;Inversement, si j’établis cette vitesse, je ne sais plus avec exactitude où se trouve ce cachottier d’électron. Je dois me contenter de le situer approximativement. C’est ce que Heisenberg a appelé «le principe d’incertitude». Un sacrilège qui a ébranlé les fondements de la physique classique où l’on ne jurait que sur l’autel de la certitude. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;Vous n’y comprenez rien à cette mécanique quantique? Eh bien, vous êtes sur la bonne voie : il n’y a rien à comprendre. &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt;« &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Je pense que je peux dire sans grande crainte de me tromper que personne ne comprend la mécanique quantique&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt; »&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;, disait le gra&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;nd physicien Richard Feynman.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;Mais il y a encore plus étrange dans ce monde de l'extrêmement petit : des particules qui naissent de rien et disparaissent en un éclair, comme le dit Pierre Yves Morvan &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt 1cm; line-height: normal;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;" &gt;«&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i style=""&gt;…pendant des temps très courts, le principe de conservation de l’énergie peut être violé. Ce principe dit en effet qu’on a rien pour rien, que tout se paie, ou encore qu’on ne peut avoir à la fois le beurre et l’argent du beurre.&lt;/i&gt;                                                                               C’est déjà ce que disaient à leur manière Empédocle et Lavoisier : «Rien ne se perd, rien ne se crée&lt;/span&gt;».&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt 1cm; line-height: normal;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Pourtant, les relations d’Heisenberg permettent que des&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i style=""&gt; couples particule/antiparticule apparaissent de rien et existent pendant un certain temps. &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt 1cm; line-height: normal;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i style=""&gt;C’est dire que des particules naissent d’un coup de baguette quantique et entrent, sans aucune invitation dans le grand bal de l’être.»&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt 1cm; line-height: normal;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i style=""&gt; &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;Puis, on est incapable de calculer à quel moment un neutron disparaîtra : sa disparition est laissée au pur hasard. Lavoisier se retourne dans sa tombe. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 3pt;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 3pt;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 3pt;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 3pt;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 3pt;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 3pt;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;Einstein a combattu toute sa vie la physique quantique, vainem&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;ent. Il n’arrivait pas à admettre que, au niveau de l’infiniment petit, le comportement des particules soit laissé au hasard. D’où, sa célèbre phrase : «Dieu ne joue pas aux dés». Ce à quoi, son adversaire et pourtant ami, Niels Bohr, lui répondait : «Qui êtes-vous, Einstein, pour dire à Dieu ce qu’il doit faire?»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;D’autre part, on ne sait plus ce qu’est véritablement la matière. Si, par exemple, on examine la trace qu’un électron laisse sur une plaque métallique, on décèle une particule. Si on lui tourne le dos, il se comporte comme une onde. Certains avancent même une «théorie des cordes» où l’atome ne serait pas un corpuscule mais serait fait de vibrations ??? Qui donc est-il véritablement ? J’aime bien à cet égard rappeler les mots de l’a&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;strophysicien James Dean qui disait que l’univers ressemble parfois plus à une grande pensée qu’à une grande machine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 3pt 0cm 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;On peut donc dire que, au niveau de l’extrêmement petit, la réalité nous échappe. Le monde des déterministes, qui s’acheminait vers un monde sans mystère, devient soudain un monde opaque où règnent des fantômes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;Bou !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:130%;"  &gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/TNLGWqkfJAI/AAAAAAAAAMk/NcVOcBF6DJ8/s1600/fantome_pv__.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 198px; height: 147px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/TNLGWqkfJAI/AAAAAAAAAMk/NcVOcBF6DJ8/s400/fantome_pv__.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5535704984678507522" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt 177.2pt;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12pt;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;font-family:&amp;quot;;font-size:12pt;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-8307058716141603127?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/8307058716141603127/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=8307058716141603127' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/8307058716141603127'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/8307058716141603127'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2010/11/capsule-de-physique-no-3_04.html' title='Capsule de physique No 3'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/TNLTwI3qxMI/AAAAAAAAAMs/bGCyApGjq7M/s72-c/sch%C3%A9ma+atome.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-4076681160423553404</id><published>2010-09-19T03:01:00.003-04:00</published><updated>2010-09-19T03:19:43.496-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fantaisies'/><title type='text'>Mathématiques dans la savane*</title><content type='html'>Il le sentit avant même de le voir. C'est quand même extraordinaire, avouez-le, arriver à distinguer la senteur de l'ennemi parmi tous les riches effluves de la savane.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        L'autre s'était prudemment avancé contre le vent, pour éviter d'être repéré. Mais la brise avait soudain tourné. Oh, juste quelques secondes, mais ça avait été suffisant pour révéler sa présence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le coeur de notre héros fit un bond mais il n'en montra rien. Il savait d'où venait la senteur: quelque part derrière ce petit fourré, à cinquante mètres de lui. Il savait aussi que, dans un sprint, l'autre pouvait atteindre une vitesse de pointe de cinquante km/h alors que lui-même ne pourrait pas dépasser trente km/h. Alors, dites-moi, qu'est-ce qu'on peut faire, seul et sans armes, contre un tigre de cent vingt-cinq kilos?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; La végétation tout autour était assez haute et il se dit que le fauve se rapprocherait le plus possible de lui avant de déclencher son attaque. Alors, pas de panique, se dit-il. Mine de rien, il continua sa cueillette de baies sauvages en jetant tout autour des coups d'oeil furtifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; C'est alors qu'il vit l'arbre, seul là-bas au milieu de la savane, petit mais bien branchu. Juste assez gros pour le porter lui, mais juste assez petit pour ne pas supporter les cent vingt-cinq kilos de la bête derrière lui. Bienheureux refuge que Dieu dans sa grande sagesse avait planté là, spécialement pour lui, il l'aurait juré. Jamais arbre ne lui avait paru si beau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; À la réflexion, il se dit toutefois que Dieu, même s'il chérissait ses créatures, aimait bien aussi les éprouver. À moins que ce ne soit parce qu'il avait un brin de malice car, autrement, pourquoi aurait-il placé ce magnifique arbre à un bon cent mètres? On a bien raison de dire que les desseins de la Providence sont insondables, ne trouvez-vous pas?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; «Allons, allons, ne paniquons pas, se dit de nouveau notre héros. Il faut à tout prix éviter de donner à l'autre un prétexte pour qu'il déclenche son attaque maintenant.» Jugez vous-même: à trente km/h (ou 8,33 mètres/seconde), notre héros prendra 12 secondes à franchir les cent mètres qui le séparent de son arbre refuge. De son côté, l'assaillant, à cinquante km/h (ou 13,9 mètres/seconde), ne prendra que 10,8 secondes pour franchir les 150 mètres qui le séparent de l'arbre. Il pourra donc tomber sur le dos de sa proie avant qu'elle n'atteigne l'arbre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Alors, il continua innocemment son manège pour se rapprocher subrepticement de l'arbre sauveur. Le plus difficile, c'était de contrôler les ressorts tendus à péter qu'il avait dans les jarrets et qui lui commandaient de se lancer dans une course folle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le coup d'oeil suivant lui révéla que la bête s'approchait beaucoup plus rapidement de lui que lui ne s'approchait de l'arbre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; À ce stade-ci de mon récit, j'ai eu bien envie de vous laisser vous-même faire les calculs pour conseiller notre héros sur les distances qu'il devrait y avoir entre, d'une part, l'arbre et lui-même et, d'autre part, entre lui-même et le&lt;br /&gt;tigre pour assurer sa sécurité. Mais, vous comprendrez que notre homme n'a vraiment pas le temps d'attendre les résultats de vos calculs sans même savoir si vous êtes fort en chiffres. Alors je vous livre tout de go son raisonnement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; «Si j'arrive, se dit-il, à me rapprocher à vingt-cinq mètres de cet arbre avant que cette bête féroce ne s'en approche à plus de cinquante mètres, je suis sauvé.» Jugez par vous-même encore une fois: une petite règle de trois vous fera voir que le fauve prendrait 3,6 secondes à atteindre l'arbre alors que son repas aurait déjà sauté dans l'arbre en 3 secondes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Dès lors, il déploya toute son astuce pour se rapprocher plus rapidement de l'arbre béni sans éveiller les soupçons de l'autre. Il fit semblant de courir après un papillon, lança quelques cris de joie pour montrer à l'autre sa parfaite insouciance et exécuta même quelques roulés-boulés. Ce manège le rapprocha finalement à pas plus de trente mètres de l'arbre. Un innocent coup d'oeil à l'arrière lui fit voir que l'autre avait profité de ses cabrioles pour se rapprocher. Il n'était plus qu'à vingt mètres derrière et donc à cinquante mètres de l'arbre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Vous, qui avez sans doute encore votre calculatrice palpitante à la main, avez sûrement déjà calculé que, à ce moment-ci, agresseur et proie peuvent tous deux atteindre l'arbre en 3,6 secondes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Est-ce parce qu'il a subitement compris la manoeuvre de sa proie ou est-ce parce qu'il a pu jeter un coup d'oeil sur le résultat de vos calculs ou bien est-ce tout simplement par pur instinct, toujours est-il que c'est à ce moment-là que le fauve s'est brusquement relevé en rugissant pour se lancer dans une course à fond de train dont l'objectif ne laissait aucun doute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        Notre héros, les yeux agrandis par la terreur, lance sa poignée de baies en l'air et détale. Que dis-je "détale"? Il vole, il plane, l'autre à quinze mètres derrière, puis à dix mètres, puis à cinq mètres, puis à deux mètres, puis… on ne vantera jamais assez, à mon avis, les bienfaits de l'adrénaline. Est-ce parce que les cheveux qui se dressent sur la tête ont pour effet de soulever le sujet et de le tirer vers l'avant ou est-ce plutôt une forme de combustion qui se développe dans le bas ventre et qui, en chassant les matières brûlées, imprime une poussée irrésistible au sujet? Je ne saurais le dire. Mais si vous aviez vu le bond qu'a fait notre héros pour se hisser dans cet arbre alors que les griffes du tigre venaient lui érafler le cul, vous vous joindriez à moi pour élever un temple à la déesse Adrénaline.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le fauve tourna longtemps autour de l'arbre en rugissant de colère. L'autre en haut l'insultait à pleins poumons pour décharger l'énorme tension qui l'habitait encore. Ce tintamarre vint rapidement aux oreilles de la famille qui faisait la sieste un peu plus loin. Ils s'approchèrent et, quand ils virent le tigre, ils se mirent à vociférer et à gesticuler de façon menaçante. L'autre ne demanda pas son reste et disparut dans les fourrés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Alors notre héros descendit de son arbre et fut accueilli par des caresses et des cris de joie. Ce n'est pas tous les jours qu'un chimpanzé échappe à un tigre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                          --------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Oui, cette histoire a une morale. Elle en a même deux. Vous n'imaginiez quand même pas que j'allais vous conter une aventure qui frôle à ce point la tragédie sans en tirer quelques leçons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; La première, vous l'aurez deviné, c'est qu'on ne saurait trop insister sur l'enseignement des mathématiques. La règle de trois en particulier. Non seulement ça vous évitera d'être dévoré par les tigres mais ça vous permettra aussi de savoir si les biscuits en vrac reviennent moins cher au kilo que les biscuits pré-emballés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; La deuxième leçon c'est qu'on devrait tous devenir des fanatiques du reboisement. Les vertus des arbres sont bien connues et espérons ensemble que la quasi-tragédie rapportée ci-dessus incitera encore plus nos gouvernements à protéger nos forêts. Mon chien à mes côtés, que j'ai emmené cet après¬-midi se promener sur les battures de l'île d'Orléans (où il n'y a pas un seul tigre je vous l'assure), agite sa queue en signe d'approbation. C'est fou l'affection de cette petite bête pour les arbres. Il faudrait bien qu'un jour je lui enseigne à y grimper et pas seulement à pisser dessus. Un tigre ne ferait qu'une bouchée d'un chihuahua, vous ne pensez pas?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*Extrait révisé de L'homme qui souriait en dormant Jean Marcoux Éd. Les Quinze 1994&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-4076681160423553404?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/4076681160423553404/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=4076681160423553404' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/4076681160423553404'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/4076681160423553404'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2010/09/mathematiques-dans-la-savane.html' title='Mathématiques dans la savane*'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-2802441880711349985</id><published>2010-08-22T15:46:00.004-04:00</published><updated>2010-08-27T19:37:25.987-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La physique pour les nuls'/><title type='text'>Capsule de physique No 2</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Plongée au coeur de la matière&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 23 juillet, nous avons vu que la matière est constituée d’atomes qui sont les pièces d’un immense meccano que l’on peut combiner de diverses façons pour fabriquer tantôt une maison, tantôt un cheval et tantôt nous-mêmes. Nous avons aussi vu que l’atome comporte un noyau composé de protons et de neutrons et autour duquel tournoient des électrons. Dès lors, nous nous sommes demandé si nous étions enfin arrivés à l’ultime réalité des choses, aux plus petites particules imaginables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien, non : protons et neutrons sont eux-mêmes composés de quarks ! Ici, nous voilà parvenus dans le très, très petit. Ne pourrait-on pas en rester là ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Les physiciens sont des gens extrêmement curieux et fouineurs, vous savez. Comme tous les scientifiques du reste. Alors ils ont «patenté» un immense machin pour gratter encore plus creux dans le cœur de la matière. Ils ont installé leur nouveau jouet dans un tunnel de 27 kilomètres de circonférence logé à 100 mètres sous terre et chevauchant la frontière entre la France et la Suisse. Il s’agit d’un collisionneur de particules baptisé le LHC (Large Hadron Collider).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Ils ont entrepris de projeter dans ce collisionneur des protons qu’ils accéléreront graduellement jusqu’à des vitesses proches de celle de la lumière (on se souvient que la lumière circule à 300 000km par seconde). Leur but est de faire entrer en collision ces petites particules pour les faire éclater et, possiblement, faire ainsi surgir des particules encore plus petites et totalement inconnues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils espèrent du même coup éclaircir d’autres mystères, particulièrement recréer des conditions semblables à celles qui prévalaient au moment du Big Bang et découvrir la nature de la matière noire (qui, avec l’énergie noire, compte pour 96% du contenu de l’univers dont nous ignorons totalement la nature). Ce ne seraient pas de minces coups d’éclat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour des images de ce nouveau jouet, il suffit de se rendre sur Internet et de «pitonner» le mot LHC.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les résultats qu’on obtiendra du LHC, si extraordinaires puissent-ils être, constitueront-ils le fin du fin des mystères de notre Univers ? Rien n’est aussi peu sûr car les scientifiques nous disent que plus on creuse dans le cœur de notre Univers, plus le mystère s’épaissit.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;En avant-goût de notre prochaine capsule, rappelons les mots de l’astrophysicien James Jean qui disait que notre Univers ressemble plus parfois à une grande pensée qu’à une grande machine.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-2802441880711349985?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/2802441880711349985/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=2802441880711349985' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/2802441880711349985'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/2802441880711349985'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2010/08/capsule-de-physique-no-2.html' title='&lt;strong&gt;Capsule de physique No 2&lt;/strong&gt;'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-5072852935033943200</id><published>2010-08-11T12:46:00.004-04:00</published><updated>2010-08-11T13:03:47.099-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dérives poétiques'/><title type='text'>Dites-moi</title><content type='html'>Dites-moi pourquoi l’on vit, dites-moi pourquoi l’on meurt…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi ce jeune homme qui, dans un frisson d’effroi, sent la folie s’emparer de son esprit ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi cette jeune femme qui crie sa révolte devant une mort inéluctable alors que la vie s’ouvrait toute grande devant elle ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi ce vieux prêtre doit-il encore prêcher des choses et poser des gestes auxquels il ne croit plus car il ne sait rien faire d’autre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi cette mère soudanaise amaigrie, au sein aussi sec que ses yeux, voit-elle son enfant mourir de faim dans ses bras ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi cet itinérant allongé dans un lit de misère se demande-t-il encore s’il trouvera un jour une raison de vivre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi cette mère guépard regarde-t-elle de loin en geignant le tigre qui dévore ses petits ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi ce soldat doit-il faire feu sur d’autres hommes qui, peut-être comme lui, ont des bambins qui les attendent à la maison ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Pourquoi des embarcations de fortune sombrent-elles en mer entraînant dans la mort des réfugiés aux yeux pleins d’espoir ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi ce vieux lion épuisé s’effondre-t-il dans la savane tandis qu’une meute d’hyènes affamées s’avance prudemment ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Pourquoi ce malheureux passe-t-il de longues années en prison pour une stupide bêtise ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi ces enfants soldats sont-ils entraînés à tuer ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Pourquoi ces hommes, tels des chiens enragés, torturent-ils d’autres hommes ou lapident des femmes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la solitude, hein, la solitude ! Qu’en faites-vous de la solitude ? Sans une visite du fils bien-aimé, sans une lettre à la poste, sans même un téléphone depuis un mois. Et cette vieille femme qui se désespère et se meurt d’ennui ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi faut-il vivre des vies de misère pour ensuite mourir ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Pourquoi, allez-vous enfin me dire pourquoi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;......&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien, peut-être parce que…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a cette mère qui serre sur son sein l’enfant qui vient de naître ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et cette vielle dame qui voit naître en elle un amour comme elle n’en avait jamais espéré ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou les notes enflammées de la symphonie qui jaillit dans la tête de ce compositeur de génie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou le flamboiement de l’étoile qui surgit, éblouissante et inattendue, d’un nuage de gaz et de poussière ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou ce vieux cultivateur qui, le soir venu, regarde la nouvelle moisson jaillir de sa terre?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Ou ce jeune père qui voit sa petite courir se jeter dans ses bras en poussant des cris de joie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou ce coureur qui lève un bras victorieux en franchissant la ligne d’arrivée du cent mètres ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou cet astronome qui, malgré sa science, s’émerveille encore devant une nuit étoilée ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou cette jeune fille éperdue d’amour qui danse sous la pluie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou cet anthropologue qui jubile comme un enfant devant les os d’un dinosaure qu’il vient de déterrer ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou cette énorme baleine qui s’élance au-dessus des flots dans une explosion de joie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou cet homme qui, dans le silence du crépuscule, sent une immense paix descendre en lui ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou cet enfant qui sanglote dans les bras de sa mère qu’il croyait à jamais disparue ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;......&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sont-ce là, croyez-vous, des réponses à vos questions ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou peut-être en fin de compte, faut-il simplement accepter sa vie comme un immense cadeau même s’il s’y dissimule parfois des vipères et même si elle n’est qu’un bref scintillement qui prendra bientôt fin en emportant avec elle ses mystères insondables ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-5072852935033943200?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/5072852935033943200/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=5072852935033943200' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/5072852935033943200'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/5072852935033943200'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2010/08/dites-moi.html' title='Dites-moi'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-2666965204062788582</id><published>2010-07-31T11:41:00.003-04:00</published><updated>2010-07-31T11:53:11.134-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mes déraillements'/><title type='text'>Le visiteur nocturne</title><content type='html'>L’autre nuit, Dieu est venu me rendre visite. Pour une petite jasette. Il fait ça de temps en temps. On dirait que depuis que je suis plus vieux, Il me fait davantage confiance. Déjà que nous portons la barbe tous les deux. Mine de rien ça rapproche ces choses-là, vous savez. Même qu’Il me tutoie. Ce que je ne fais évidemment pas malgré la familiarité établie entre nous.&lt;br /&gt;Mais, cette nuit-là, Il était rouge de colère. Il avait lu mon blogue et toutes ces faussetés que je répands sur Son compte et sur les religions. Il m’a traité de tous les mots, m’a conseillé de relire la Bible et m’a même menacé d’une fatwa pour bien me faire sentir qu’Il était le Dieu de tous les hommes. Mais Il a scruté mon cerveau et a bien vu que c’était dans les écrits d’Hubert Reeves, de Trinh Xuan Thuan, de Spinoza, de Stephen Hawking, d’Einstein, de ce mauvais plaisantin de Pierre Yves Morvan et même de Pierre Teilhard de Chardin et d’un tas d’autres savants que j’avais puisé toutes mes déviations.  &lt;br /&gt; À ce point de Ses vitupérations, j’ai penché la tête et n’ai pas pu empêcher une larme de couler sur mes joues.&lt;br /&gt; Alors, Il a arrêté tout net de parler et Sa colère est tombée. Le Bon Dieu est miséricordieux, ça on le sait. Mais j’ai senti que Son alternance de colère et de miséricorde avait des racines plus profondes. &lt;br /&gt; J’ai relevé la tête et constaté qu’Il affichait soudain une mine sombre. Respectueusement, j’ai levé vers Lui un sourcil interrogateur. Il a mis un moment à me répondre. &lt;br /&gt; «Écoute, m’a-t-Il dit, J’ai lu ce que tu appelles tes ancrages.&lt;br /&gt; J’ai rentré la tête dans les épaules, m’attendant à une autre bordée d’injures et de menaces.&lt;br /&gt; «Non, non, m’a-t-Il dit, ne crains rien. C’est que je cherche les miens, mes propres ancrages je veux dire.*  Quand je regarde tout ce que les hommes disent ou écrivent de moi, ça devient très mélangeant, tu sais. Tantôt, je suis un personnage tout-puissant qui règne sur les cieux et sur la terre, tantôt un être de bonté qui ne permet pas qu’un seul cheveu tombe de la tête des hommes sans que je ne le permette,**  tantôt un Dieu vengeur comme celui de Sodome et Gomorrhe, tantôt un tyran comme celui qui a chassé Adam et Ève du paradis pour une peccadille, tantôt un père impitoyable qui envoie son fils à la crucifixion, tantôt un dieu éthéré dont on dit «qu’il est celui qui est», tantôt… enfin je ne m’y retrouve plus, moi. Certains vont même jusqu’à dire que je suis un Dieu immanent, un Dieu intriqué dans la nature, que le cosmos et moi ne faisons qu’un. Freud m’a dit - eh bien oui, il est dans mon paradis malgré tout, ce crétin - alors il m’a dit que j’étais atteint du syndrome de personnalités multiples. Et maintenant, avec cette histoire de Dieu immanent, voilà que je ne suis même plus une personne. Je n’aurais pas plusieurs personnalités, je n’en aurais même plus une seule. C’est très difficile d’être Dieu tu sais», a-t-Il terminé, l’air déprimé. &lt;br /&gt; Qu’est-ce que je pouvais répondre à ça, hein? Je ne pouvais quand même pas lui conseiller de consulter un autre psychologue ou Saint Augustin ou Thomas d’Aquin ou quelque autre sommité assise là-haut à ses côtés. Ça l’aurait sans doute mélangé encore plus. &lt;br /&gt;Alors, je n’ai rien dit du tout et, après un long moment de silence, Il m’a mis sur l’épaule une main compatissante puis Il s’est penché vers moi et, après avoir regardé à gauche et à droite pour être bien sûr qu’on ne L’entendait pas, Il m’a murmuré à l’oreille : «Écoute, j’ai lu moi aussi ces écrits impies dont tu parles dans ton blogue. J’ai même lu cette récente publication «Heureux sans Dieu» et, depuis, je n’en dors plus parce que je ne sais plus si j’existe vraiment».&lt;br /&gt;Sur ces mots de consolation, il m’a fait un clin d’œil et m’a donné une bourrade affectueuse. Puis il s’est retourné et est parti. &lt;br /&gt;Je suis sûr que vous conviendrez maintenant avec moi que le Bon Dieu est vraiment un bon diable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*  &lt;em&gt;Le lecteur aura remarqué que j’emploie la majuscule lorsque je parle de Dieu. Mais, de Son côté, Il n’emploie pas la majuscule lorsqu’Il parle de Lui-même. Les conversations avec Dieu requièrent énormément de subtilités.&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;**  &lt;em&gt;À ce point, j’ai failli dire qu’Il avait manqué le génocide du Rwanda où les cheveux restaient sur les têtes mais que, par contre, c’étaient les têtes qui tombaient.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-2666965204062788582?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/2666965204062788582/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=2666965204062788582' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/2666965204062788582'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/2666965204062788582'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2010/07/le-visiteur-nocturne.html' title='Le visiteur nocturne'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-8306420031374592147</id><published>2010-07-23T13:12:00.004-04:00</published><updated>2010-07-23T13:58:42.259-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La physique pour les nuls'/><title type='text'>Capsule de physique No1</title><content type='html'>&lt;strong&gt;De quoi est faite la matière?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première question que j’aborderai est donc la matière : de quoi est faite la matière ? Tu parles d’une question, me direz-vous, la matière est la matière, ne cherchons pas midi à quatorze heures !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, reprenons la question autrement :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-De quoi est faite la table sur laquelle est posé votre ordinateur ?&lt;br /&gt;-De bois, dites-vous ? &lt;br /&gt;-Très bien. &lt;br /&gt;-Et de quelle sorte de bois ?&lt;br /&gt;-De pin. &lt;br /&gt;-Parfait. Nous savons donc que votre table a été fabriquée avec un matériau qui est du pin. Et ce pin, d’où vient-il ? &lt;br /&gt;-De la forêt où il a poussé. &lt;br /&gt;-Et comment s’y est-il pris pour pousser ? &lt;br /&gt;-Eh bien, une graine s’est sans doute échappée d’une cocotte de pin et a germé à proximité de son pin géniteur. &lt;br /&gt;-Bien. Maintenant, poussons plus loin notre enquête : comment une toute petite graine de pin a-t-elle pu générer l’immense arbre qu’on a coupé et façonné pour en faire votre table d’ordinateur ?&lt;br /&gt;-Sans doute parce que la petite graine de pin a su puiser dans le sol et dans l’air les nutriments nécessaires à sa croissance.&lt;br /&gt;-Voilà qui est bien dit. Mais par quelle opération magique, ces nutriments (oxygène, calcium, fer, etc.) ont-ils pu devenir arbre ? Je ne peux pas transformer mon stylo en torche électrique, n’est-ce pas ? À moins d’être un excellent magicien ou un thaumaturge comme Jésus-Christ qui, à ce qu’on dit, pouvait transformer l’eau en vin. Alors comment ces nutriments peuvent-ils devenir arbre ?&lt;br /&gt;- ???&lt;br /&gt;-Ce n’est pas d’hier que l’homme se pose ce genre de questions. Déjà, dans l’Antiquité, les philosophes grecs (Parménide, Platon, Aristote, Empédocle, Anaxagore, etc.) se posaient la question : comment l’herbe que mange le lapin peut-elle devenir lapin ?  C’est finalement Démocrite qui a trouvé la réponse : tout ce qui existe est fait de petites particules interchangeables : les atomes. Ils sont la menue monnaie de l’univers. Ce sont les pièces d’un immense meccano que l’on peut combiner de diverses façons pour fabriquer tantôt une maison, tantôt un cheval. C’est ainsi que l’herbe peut se changer en chair de lapin et que les nutriments dans le sol et dans l’air peuvent devenir arbre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les atomes, dont Démocrite avait eu l’intuition, existent-ils vraiment ? Au XIXe siècle, on en doutait encore. Ce n’est qu’au début du XXe siècle, grâce particulièrement aux travaux de Jean Perrin, que la réalité des atomes a pu être prouvée. Ainsi donc l’atome est la réponse à notre question : de quoi sont faites votre table d’ordinateur et, plus généralement, toute la matière connue, des étoiles jusqu’aux pucerons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce début du XXe siècle, l’atome est perçu comme la réalité ultime de la matière : il est insécable et on ne peut aller plus loin dans l’infiniment petit. Tout allait bientôt profondément changer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À force de scruter l’atome, on découvre qu’il comporte un noyau autour duquel pirouettent et gigotent d’infiniment petites choses : les électrons. Et on n’est pas au bout de nos surprises. Le noyau lui-même est composé de deux particules : des protons et des neutrons. Est-on enfin arrivé à l’ultime réalité des choses, aux plus petites particules imaginables ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ce que nous saurons dans le prochain épisode de notre palpitante et aventureuse descente au cœur de la matière.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-8306420031374592147?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/8306420031374592147/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=8306420031374592147' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/8306420031374592147'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/8306420031374592147'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2010/07/capsule-de-physique-no1.html' title='&lt;strong&gt;Capsule de physique No1&lt;/strong&gt;'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-5122145490931315001</id><published>2010-07-14T13:40:00.008-04:00</published><updated>2010-07-14T14:37:42.130-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fantaisies'/><title type='text'>Ce qui n'a pas été écrit*</title><content type='html'>«&lt;strong&gt;Ce qui n’a pas été écrit&lt;/strong&gt;, c’est ce qui m’avait amené dans cette maison ce soir de juin 1954, m’a raconté Antoine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        «On a écrit que je n’avais écouté que mon courage et qu’il s’agissait d’un acte de pur héroïsme. Tous les journaux en ont parlé et on m’a même décoré pour ce haut fait. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        «Ce qui a beaucoup contribué à faire de mon geste un tel événement médiatique, c’est la photo prise par un amateur du voisinage. Une photo sensationnelle publiée à la une de tous les journaux : moi, en chemise blanche au col large ouvert, le cheveu roussi et sortant de la maison en flammes avec Marie-Anne évanouie dans mes bras. Une Marie-Anne splendide et touchante dans sa robe de nuit blanche, avec son visage angélique et sa longue chevelure blonde qui pendait librement de sa tête basculée vers l’arrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        «Je pense d’ailleurs que c’est à ce moment-là que j’en suis tombé amoureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;        «Ce sauvetage, et surtout cette photo, nous ont catapultés à l’avant-scène de l’actualité. Marie-Anne qui, dans son travail de mannequin, n’avait réussi à parader que pour des couturiers de bas étage, est rapidement devenue la cover-girl favorite des magazines et des publicitaires. Pour ma part, je suis devenu un architecte-décorateur très en demande, moi qui étais sans le sou et n’avais décroché ni emploi ni contrat depuis la fin de mes études un an plus tôt.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;        «&lt;strong&gt;Ce qui n’a pas été écrit&lt;/strong&gt;, c’est que lorsque je suis entré dans cette maison, cette nuit-là, je ne savais pas que le feu couvait dans le hangar arrière. Lorsque j’ai fourré dans ma poche la trentaine de dollars trouvés dans l’armoire de la cuisine, je ne m’étais pas encore aperçu que le  feu prenait de l’ampleur. Ce n’est qu’en fouillant dans le tiroir du bahut au salon, que j’ai entendu des cris venant de la rue. Je me suis alors approché de la fenêtre et, dissimulé derrière les rideaux, j’ai vu que les gens rassemblés dans la rue pointaient du doigt la maison. Je n’ai vraiment pris conscience de la situation que lorsque, dans le brouhaha, j’ai saisi les mots «feu, pompiers, alerte…». Sans demander mon reste, j’ai couru vers la cuisine pour m’enfuir par l’arrière. Je ne voulais surtout pas qu’on me voie sortir de cette maison. Mais la fumée opaque et menaçante qui roulait derrière la porte a coupé ma retraite. Paniqué, j’ai fait le tour des pièces, espérant m’échapper par une fenêtre et sortir inaperçu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       «J’entendais maintenant le feu gronder, ce maudit feu qui gagnait du terrain à une vitesse incroyable. Soudain, une explosion fit voler en éclats la porte de la cuisine, me soufflant au visage un nuage brûlant de fumée. Je me suis précipité dans la salle de bains et j’ai refermé la porte. Le visage protégé par une serviette mouillée, je suis ressorti à quatre pattes pour me rendre dans la chambre de façade, la seule pièce que je n’avais pas encore explorée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       «La serviette sur la bouche, je rampais vers la fenêtre lorsque, en passant près du lit, je sursautai à la vue d’une forme humaine inanimée…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       «Ai-je agi par compassion ou parce que j’ai vu là ma planche de salut ? Je ne saurais le dire. Après avoir laissé tomber la serviette et arraché les couvertures, j’ai glissé mes bras sous cette personne, l’ai soulevée et, toussant et pleurant, je me suis précipité vers la porte d’entrée à travers les flammes et la fumée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       «C’est, là, dans les marches du court escalier, que ce photographe béni a pris cette photo du chevalier sans peur et sans reproche sauvant la Belle des griffes du dragon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       «&lt;strong&gt;Ce qui n’a pas été écrit&lt;/strong&gt;, c’est que le chevalier, mort de peur, se reprocherait toujours les motifs peu louables qui l’avaient conduit dans cette maison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      «&lt;strong&gt;Ce qui n’a pas été écrit &lt;/strong&gt;non plus, c’est que, après toutes ces années, Marie-Anne et moi, nous nous aimons toujours tendrement bien qu’elle n’ait jamais compris comment j’avais pu récupérer ses bijoux dans le tiroir du bahut.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;      «Est-il nécessaire de te dire, a ajouté Antoine, que ce récit doit demeurer secret et que jamais, au grand jamais, il ne doit être écrit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                         ¤&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      «Femme romanesque, Marie-Anne a insisté pour que nous achetions la maison à demi-incendiée. Nous l’avons évidemment reconstruite et nous nous y sommes installés. Si tu passes par là un soir d’été, tu verras Marie-Anne se bercer sur la galerie et, pour peu que tu lui adresses la parole, son merveilleux visage s’épanouira. Elle trouvera sûrement le moyen de détourner la conversation pour te raconter ma conduite héroïque lors de cette fameuse nuit de 1954.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;       «Ne va surtout pas lui apprendre ma version des faits. Elle serait capable de mettre le feu à la maison rien que pour me donner une nouvelle occasion de te prouver mon héroïsme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       «Et, franchement, me vois-tu, à mon âge, la soulever dans mes bras ? Elle pèse maintenant dans les soixante-dix kilos, tu sais. Je devrais la traîner dehors par les pieds. Encore bien chanceux si ce n’est pas elle qui devait me sortir de là.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;       «Et qui me dit qu’il n’y aurait pas dans les parages quelque photographe un peu zélé ?»  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                        ¤&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       Cet épisode de la vie de mon vieil ami Antoine est mot à mot celui qu’il m’a raconté quelques jours avant sa mort survenue de près par celle de Marie-Anne. Je lui ai juré de ne jamais en souffler mot à personne. Mais vous me connaissez, hein, je ne tiens jamais mes promesses. Ce n’est pas une question d’infidélité, c’est ma mémoire qui s’en va à vau-l’eau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*Extrait révisé de &lt;em&gt;L'homme qui souriait en dormant &lt;/em&gt; Jean Marcoux Éd. Les Quinze 1994&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-5122145490931315001?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/5122145490931315001/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=5122145490931315001' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/5122145490931315001'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/5122145490931315001'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2010/07/ce-qui-na-pas-ete-ecrit.html' title='Ce qui n&apos;a pas été écrit*'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-8894991356771559569</id><published>2010-07-05T17:14:00.005-04:00</published><updated>2010-07-05T17:37:45.208-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rêveries'/><title type='text'>C'était un 17 juillet</title><content type='html'>Ce moment magique, j’ai essayé de le faire revenir devant mes yeux à plusieurs reprises, mais il m’échappe toujours. Il ne m'en reste que des bribes, comme l'étrange rêve qu'on essaie de revivre au réveil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était un 17 juillet, vers 20h30.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous revenions doucement de l'île d'Orléans et avions pris le Chemin des Prêtres, un chemin de traverse qui va de Saint-Laurent à St-Pierre. Une route qui ressemble à la Route du Mitan un peu plus à l'est, mais plus courte et un peu moins spectaculaire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est là, en descendant vers St-Pierre, que nous avons vu ce spectacle. Nous nous sommes arrêtés pour mieux voir ce qui se passait, comme beaucoup d'autres gens du reste. Le ciel était couvert. Nous n'avons vu le soleil que pendant un bref moment, du côté de la Côte de Beaupré: un disque rond, parfaitement découpé au-dessus des montagnes, mais sans éclat, aux rayons étouffés dans les nuages. Mais, même une fois  disparu, le soleil continua à illuminer une large bande d'horizon d'une lumière diffuse orangée. C'est surtout cette lumière qui était extraordinaire. Un vrai paysage d'Apocalypse que certains même trouvaient terrifiant. Au-dessus de cette bande, des nuages opaques avec une frange violette. Des éclairs lointains ajoutaient à cette scène de jugement dernier. Un paysage sinistre mais de toute beauté. On se prenait à espérer de voir apparaître le Dieu éternel et justicier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l'autre côté de la route, des jeunes filles jouaient au foot sur un terrain de jeu. Sans trop savoir pourquoi, cette ambiance m'a plongé dans un vague passé qui m'échappait, des sentiments plus que des souvenirs, des réminiscences floues dont il ne me restait que les effluves. J'aurais voulu figer ce moment. Je m'y sentais bien. Comme si le temps n'existait plus. Comme si j'étais transporté dans un autre monde. Comme si je revenais aux jours de mon enfance alors que la vie était éternelle. Comme si le paradis était à portée de main. Comme si ... je ne sais pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes revenus sous la pluie battante mais l’âme étrangement en paix. J'avais l'impression d'avoir vécu un épisode d'Alice au pays des merveilles.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-8894991356771559569?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/8894991356771559569/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=8894991356771559569' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/8894991356771559569'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/8894991356771559569'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2010/07/cetait-un-17-juillet.html' title='C&apos;était un 17 juillet'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-7811559024800769380</id><published>2010-05-03T14:22:00.005-04:00</published><updated>2010-05-03T16:38:50.150-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='L&apos;arbre généalogique de Toto'/><title type='text'>Les galettes à l'avoine</title><content type='html'>Il était une fois une bonne mère de famille comme il s’en faisait autrefois (et comme il en reste d’ailleurs encore plusieurs aujourd’hui) et qui décida un beau jour de fabriquer une fournée de galettes à l’avoine pour sa marmaille. Elle sortit alors de ses armoires de la farine, de la poudre à pâte, des flocons d’avoine, du sucre, de la cassonade, de la margarine, un œuf, une pincée de sel et une petite fiole de vanille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous savez, comme moi, que chacun de ces ingrédients, pris séparément, n’a pas très bon goût. Une tasse de farine, vous savez, ou une cuillerée de margarine ne remportera jamais de grands prix aux concours culinaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais notre cuisinière mêla le tout qui devint une pâte informe qui, pour l’instant, n’annonçait rien de bon. Mais elle étendit cette pâte en petits paquets sur une plaque qu’elle mit au four. Alors, ô miracle, les petits paquets de grisaille se mirent à gonfler et devinrent de jolies galettes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;La marmaille, comme on s’en doute, se précipita sur les galettes et les engouffra. Et alors, ô nouveau miracle, les estomacs des petits pétrirent les galettes et, par maints tours de magie, en convertirent plusieurs en cellules vivantes qui circulèrent dans le corps des petits et s’y intégrèrent et, le croirez-vous, la farine, les œufs, la margarine et tous les ingrédients que leur mère avait mis dans ses galettes devinrent des petits Maxence, Joséphine, Amélie et Toto.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous interrogez les savants, ils vous diront que les éléments primitifs du début (farine, etc.), une fois pétris dans le corps des petits, sont devenus des cellules vivantes. Ils sont donc devenus beaucoup plus complexes qu’ils ne l’étaient au départ.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Eh bien, c’est là, à petite échelle, toute l’histoire de l’univers.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Lorsqu’il est né, notre univers n’était qu’une soupe informe et extrêmement chaude, un mélange sans bon sens de particules infiniment petites, incroyablement tassées les unes sur les autres et se chamaillant à qui mieux-mieux. La désorganisation totale, un vrai bordel quoi ! &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Et il arriva ce qui devait arriver : la soupe, devenue trop chaude, fit exploser le couvercle de la marmite et se répandit partout. C’est ce qu’on appela le gigantesque flash du Big Bang.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Mais c’était encore la grande confusion. Il fallut des millions d’années avant qu’un début d’ordre naisse de ce chaos. Ce furent d’abord de grands nuages de ces particules indisciplinées qui commencèrent à se rassembler en vastes ensembles que, plus tard, les savants appelèrent nébuleuses. Les particules prirent goût à ces rassemblements et se tassèrent les unes sur les autres pour fabriquer de nouvelles particules, essentiellement de  l’hydrogène, et de l’hélium comme, encore une fois, les savants les appelèrent plus tard. À force de se tasser, ces particules se réchauffèrent tellement qu’elles finirent par prendre feu : les étoiles étaient nées ! Rien de moins ! L’Univers devint lumineux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Mais les étoiles, toutes étoiles qu’elles sont, demeurent des créatures plutôt primitives : de vastes brasiers qui consomment à chaque instant des tonnes d’hydrogène. Mais rendons leur quand même ce qui leur revient : elles entreprirent de fabriquer des noyaux de multiples nouveaux éléments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les plus grosses de ces étoiles, étouffant sous leur propre poids et n’en pouvant plus, éclatèrent alors dans de formidables explosions, projetant aux quatre coins de l’univers les noyaux qu’elles avaient fabriqués dans leur cœur. Ces noyaux ne périrent pas pour autant. Ils survécurent et se firent copain-copain avec les multiples autres petites particules qui gigotaient dans la soupe initiale que le Big Bang avait disséminées et que, plus tard encore une fois, on baptisa de noms affectueux comme électrons, photons, quarks, bosons, mésons, etc. Cette association produisit, devinez quoi : des atomes de toute sortes! Des atomes de fer, des atomes de cuivre, des atomes de zinc, etc., etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les atomes, on le sait, sont les briques de la matière. Mais, comme on le sait aussi, les atomes ont pris goût à l’invention et se sont regroupés en molécules qui se sont associées de mille et une façons pour arriver à fabriquer tous les trucs que l’on trouve dans la nature : les nuages qui flottent au-dessus des océans aussi bien que les masses d’eau qui remplissent ces océans, la pierraille agrippée au Mont Blanc aussi bien que l’air qui se raréfie quand on escalade ce Mont, le feu qui gronde au sein des volcans aussi bien que les plaques tectoniques dont le choc secoue notre planète et toute la panoplie des choses que l’on connaît.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces ingénieux petits atomes se sont même mis à s’assembler en grosses molécules puis en cellules qui, par des opérations magiques, ont créé la vie dans les pissenlits qui enjolivent votre gazon (et que vous vous obstinez à saboter), dans la mésange qui vient picorer dans votre mangeoire d’oiseaux, dans la grenouille qui paresse dans son étang, dans les saumons dont les grizzlys guettent le passage et toutes ces «bibittes» qui sillonnent notre planète.&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;Mais la nature avait encore bien des trucs dans son sac à magie. Elle s’est retroussée les manches et a entrepris de fabriquer un être à deux pattes, plutôt hirsute au début, mais qu’elle a longuement fignolé pour finalement lui implanter dans le crâne une conscience. Cette chose à deux pattes avec une petite jugeote plantée sous sa chevelure, eh bien c’est vous et c’est moi. Le chef d’œuvre, dit-on de la nature (du moins vous, moi c’est pas sûr). Le seul être dont on dit qu’il peut prendre conscience de l’univers qu’il habite et le seul aussi qui se rend compte peu à peu qu’il fait partie de cet univers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voilà que «nous comprenons un peu mieux comment l’organisation et la complexité ont pu émerger du chaos primordial» (dixit Hubert Reeves) et «comment de savoureuses galettes ont pu émerger d’un chaos immangeable de farine et de margarine» (dixit bibi).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Si, un jour, j’entreprends d’écrire mon arbre généalogique, je remonterai bien au-delà de mon arrière-arrière-grand-père. Je remonterai toute la lignée des primates, des reptiles, des poissons, des cellules, des molécules, des atomes, des noyaux et de toutes ces infiniment petites particules qui gigotaient dans l’univers d’avant le Big Bang. J’en parlerai au curé de ma paroisse mais je ne pense pas qu’il retrouve tout ce beau monde dans ses grands registres. Ce n’est même pas certain qu’il retrouve Adam et Ève en cours de route.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Alors, en attendant, moi je dis Chapeau ! Chapeau à cette merveilleuse nature qui, de tâtonnements en tâtonnements, à partir d’une informe soupe primitive, a su patiemment bâtir, après des milliards d’années, une chose aussi complexe que le cerveau humain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c’est grâce à ce merveilleux outil que leur mère porte sous sa magnifique chevelure que les petits Maxence, Joséphine, Amélie et Toto mangent aujourd’hui les délicieuses galettes cuisinées par leur mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est là, je vous le répète, toute l’histoire de l’univers.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-7811559024800769380?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/7811559024800769380/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=7811559024800769380' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/7811559024800769380'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/7811559024800769380'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2010/05/les-galettes-lavoine.html' title='Les galettes à l&apos;avoine'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-6418577804164234289</id><published>2010-04-21T13:53:00.002-04:00</published><updated>2010-04-21T14:00:49.388-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fantaisies'/><title type='text'>Conversation de printemps</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Conversation d’un matin de printemps&lt;br /&gt;avec mon voisin de balcon &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Comment ça va ce matin ?&lt;br /&gt;- Ça va, ça va bien&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et les ruisseaux ?&lt;br /&gt;- Ça gargouille&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et la pluie ?&lt;br /&gt;- Bien ça mouille&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et les arbres ?&lt;br /&gt;- Ça bourgeonne&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et les mers ?&lt;br /&gt;- Ça moutonne&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et les lapins ?&lt;br /&gt;- Ça grignote&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et les rongeurs ?&lt;br /&gt;- Ça marmotte &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et les vaches ?&lt;br /&gt;- Ça rumine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et les poètes ?&lt;br /&gt;- Bien ça rime&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et les écrivains ?&lt;br /&gt;- Ça scribouille&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et les politiciens ?&lt;br /&gt;- Ça grenouille&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et tes vieux ?&lt;br /&gt;- Ça radote&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et les tiens ?&lt;br /&gt;- Ça chipote&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ainsi donc je vois&lt;br /&gt;Que ça va, ça va bien&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui, l’air s’adoucit&lt;br /&gt;Et puis l’été s’en vient&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi l’autre matin&lt;br /&gt;Avons-nous causé &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi et mon voisin&lt;br /&gt;Tout en vidant nos bières&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant d’aller poser&lt;br /&gt;Nos portes moustiquaires&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-6418577804164234289?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/6418577804164234289/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=6418577804164234289' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/6418577804164234289'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/6418577804164234289'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2010/04/conversation-de-printemps.html' title='Conversation de printemps'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-5188929203511973631</id><published>2010-04-12T13:54:00.004-04:00</published><updated>2010-07-30T12:17:07.495-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La Bible revisitée'/><title type='text'>Lettre au pape</title><content type='html'>Cher pape,&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Il faut bien se rendre à l’évidence, votre Église prend l’eau de toutes parts en Occident. Passez-moi l’expression, elle s’en va au diable. Pas besoin de vous en faire la démonstration, vous n’avez qu’à vous arrêter un petit moment sur la désaffection de vos églises. Vous m’objecterez peut-être la foi des Américains mais regardez un peu les dérives que prend cette foi: la multiplication des nouvelles «églises», comme l’église de la scientologie, qui poussent à tous les coins de rues. Tous ces «preachers» qui, au nom du christianisme, lancent des sectes à gauche et à droite, pour le pognon bien entendu mais qui vous ravissent quand même votre clientèle. Et ces attardés mentaux qui, encore au XXIe siècle, prêchent le créationnisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous direz peut-être que votre Église a encore le vent dans les voiles en Amérique latine et en Afrique mais attendez un peu que ces gens s’instruisent et il arrivera ce qui est arrivé ici au Québec : une société ultra catholique et conservatrice qui s’est émancipée et qui a déserté ses églises dès que, avec «La révolution tranquille» des années 60, on a ouvert toutes grandes les portes des établissements d’enseignement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non vraiment, votre Église n’a pas d’avenir. Comme c’est parti là, elle s’en va droit dans le mur. D’ailleurs, vous le savez bien, vous qui avez des lettres : tout passe (Ta panta rei, comme disait ce vieux philosophe grec Héraclite), les religions aussi bien que les empires. Mais, en attendant, pourquoi ne pas lui donner un nouveau souffle à cette vieille Église qui est la vôtre? Hein, pourquoi pas?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Avec tout le respect qui vous est dû, je me permettrai de vous faire quelques suggestions pour sauver les meubles. Des suggestions toutes simples vous verrez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au départ, disons que &lt;strong&gt;la règle de base &lt;/strong&gt;serait la recherche de moyens pour amener vos fidèles à être le plus heureux possible. Alors voilà quelques mesures pour mettre cette règle en application.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1o Descendez le Christ de sa croix. L’image d’un crucifié est morbide et du plus mauvais goût. Les «britiches» diraient shocking. D’autant plus que, suivant la légende, la victime est censée racheter par son geste le péché commis par nos arrières-arrières-arrières grands-parents. Et qui aurait consisté à croquer une pomme. Voyons donc! Une histoire invraisemblable pour entretenir chez l’homme un sentiment de culpabilité tout à fait contraire à &lt;strong&gt;la règle de base &lt;/strong&gt;posée au départ. Puis les enfants, avez-vous pensé aux enfants? C’est une image aussi violente que le Grand Méchant Loup en train de manger le Petit Chaperon rouge. Alors, pas d’hésitation, descendez Jésus de sa croix et laissez-le tranquille dans sa crèche de Bethléem.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2o La transsubstantiation : faire croire aux gens que lorsqu’ils communient, ils mangent le corps d’un homme mort il y a deux mille ans. C’est ni plus ni moins que de l’anthropophagie, vous rendez-vous compte? Et nos pauvres enfants, encore une fois, à qui on enfonce ces absurdités dans le crâne. À tout prendre, le Petit Poucet me paraît encore plus vraisemblable.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;3o L’enfer. Le feu éternel. Comme si on avait le cul sur le rond du poêle. Et pour l’éternité, avec cette grosse horloge qui répète sinistrement et inlassablement «Toujours (rester), Jamais (sortir)». Qu’est-ce qui a pris à votre sainte Église d’inventer une histoire pareille? J’en ai encore des frissons quand je pense à nos prédicateurs du carême qui nous menaçaient de cette géhenne éternelle si nous avions le malheur de tripoter un peu les fesses de nos petites voisines en jouant au docteur. Même vos théologiens ne croient plus à Satan et son maudit trident. C’est du sadisme de la pire espèce, complètement à l’encontre de la &lt;strong&gt;règle de base&lt;/strong&gt;. Alors, je vous en supplie, débarquez-moi ça de votre Crédo et ça presse.&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;4o Le carême, la pénitence, la confession, le jour des morts, le Dies irae et j’en passe, toutes des affaires teintées de jansénisme. Vite, débarrassez le plancher.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;5o Le célibat des prêtres. Quelle foutaise! Pas étonnant que vous ayez tous ces scandales de pédophilie sur les bras. À abolir évidemment. Il y a un tas de religieuses qui ne demanderaient pas mieux que de devenir des Madame-curés. Et quant à y être, il serait grand temps que vous permettiez aux femmes de devenir elles-mêmmes curés. Cette interdiction relève d’un sexisme complètement dépassé de nos jours.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;6o Par contre, le Paradis, oui, ça c’est une bonne idée. Allez, ouste : le paradis pour tout le monde. Pas de bousculades, avancez en arrière! Imaginez, le pique-nique éternel. Ça risque d’être un peu long et les sandwiches vont peut-être finir par goûter fade mais faut maintenir ça, même si vous n’y croyez pas plus que moi. C’est très bon pour le moral.&lt;br /&gt;Vous m’objecterez peut-être que les méchants recevraient le même traitement que les bons. Pas de problème : annoncez que les bons auront des places V.I.P. et que les méchants devront se contenter du haut des gradins, dans le «pit», comme on dit chez nous. Ne soyez pas trop dur quand même. Dites-leur que tout le monde pourra descendre sur la glace de temps en temps pour disputer un match de hockey aux anges mais que les méchants se feront tasser sur les bandes et tabasser par les anges les plus costauds.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7o Même chose pour les fêtes de Noël et de Pâques. À maintenir absolument, ne serait-ce que parce que les enfants adorent les cadeaux et le chocolat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8o Savoir que ça ne vous priverait pas trop, je vous suggérerais d’organiser un gigantesque marché aux puces pour liquider tous les trésors et babioles qui encombrent le Vatican. Puis de distribuer aux pauvres le produit de la vente. Imaginez simplement toutes ces vieilles tiares et mitres mises à l'enchère et même la papamobile. Ça rapporterait des fortunes. Un coup de pub sans précédent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9o Et surtout, surtout, cessez de déconseiller l'usage du condom à ces pauvres Africains qui se meurent du sida. C'est criminel ce que vous faites là. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Bon, je n’irai pas plus loin avec mes suggestions car je pense que vous avez saisi l’idée générale: changer l’image austère de l’Église pour une image de joie, de bonheur. Je vous jure qu’avec ça, l’Islamisme n’a qu’à bien se tenir.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Et, pour lancer le mouvement, je vous suggère de rassembler tout ce qui porte mitre, barrette, calotte et chasuble pour leur annoncer la bonne nouvelle. Peut-être même, pour la circonstance, devriez-vous, vous-même, porter un jean. Il s’en fabrique de très beaux aujourd’hui, vous savez. En denim. Et des babouches aux pieds, tiens. Le Christ ne se promenait-il pas pieds nus? Ça donnerait le ton.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Puis, pour donner suite, une lettre pastorale dans laquelle vous intimeriez à tous les curés de la terre l’ordre de rappeler à leurs ouailles que leur premier devoir est de rechercher le bonheur ici-bas pour eux et pour leur prochain. Au cas où il n’y aurait pas d’après-vie. Une sorte de pari de Pascal mais à l’envers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tout humblement soumis.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-5188929203511973631?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/5188929203511973631/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=5188929203511973631' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/5188929203511973631'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/5188929203511973631'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2010/04/lettre-au-pape.html' title='Lettre au pape'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-4163906783004211218</id><published>2010-03-31T12:25:00.003-04:00</published><updated>2010-03-31T12:36:38.972-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Capsules astronomiques'/><title type='text'>Capsule astronomique No 8</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Brève histoire de l’homme et de son univers&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est bien loin le temps du poète Homère alors que la terre se limitait à une partie de la Méditerranée entourant la Grèce. En ce temps-là, la terre était immobile au centre de l’univers et tous les astres faisaient cercle autour d’elle. &lt;br /&gt;Au surplus, Aristote, 3 siècles A.C., avait décrété une fois pour toutes que les étoiles, tout en tournant elles aussi autour de la terre, étaient irrémédiablement figées dans leur position.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Tout alla bien ainsi pendant 2000 ans. Pas besoin de se casser la tête : les dieux de la mythologie réglaient tout, remplacés, au tournant du 1er siècle P.C. par un Dieu unique qui confirmait le géocentrisme car l’homme, l’enfant chéri de ce Dieu unique, avait été installé, perché sur son astre, au centre de l’univers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Copernic, au XVIe siècle, jette la première pierre dans cet étang de certitude en plaçant le soleil au centre de l’univers, bientôt suivi par Galilée et bien d’autres.&lt;br /&gt;Peu importe, se disait-on, le système solaire demeure au centre de l’univers. Mais, au XVIIIe siècle, nouvelle pierre dans l’étang : William Herschel découvre la Voie lactée (VL) et ses milliards de soleils. Peu importe, se dit-on encore une fois : on s’empresse de situer le soleil et son cortège de planètes au centre de la VL.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1918, nouvelle dégringolade : Harlow Shapley détrône le système solaire du centre de la VL pour le reloger en banlieue. Mais, au moins, la VL, qui abrite le système solaire, est plus que le centre de l’univers : elle constitue tout l’univers. Elle est une grosse goutte d’étoiles dans un vide infini.&lt;br /&gt;      &lt;br /&gt;Puis, en 1923, coup fatal à la VL : Edwin Hubble découvre d’autres galaxies en dehors de la VL. Pire, ces galaxies, les poches pleines de milliards d’étoiles, se fuient les unes les autres à grande vitesse. Aristote, qui avait figé les étoiles, se retourne dans sa tombe. Graduellement, on découvre des milliards de galaxies et leur fuite éperdue révèle un univers de démesure.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;La terre, déchue à tout jamais du centre de l’univers, devient une insignifiante petite planète tournant autour d’une étoile bien ordinaire vivotant en banlieue de sa galaxie, elle-même perdue dans l’immensité de l’univers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’homme, qui s’était orgueilleusement planté au centre de l’univers, est piteusement détrôné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le pauvre humain n’était pas au bout de ses surprises car on lui apprendra bientôt :&lt;br /&gt;- que son univers est né d’une toute petite particule qui a explosé il y a 13 milliards d’années pour ensemencer l’univers d’étoiles et de planètes enfermées dans des galaxies lancées dans leur course folle vers l’infini;&lt;br /&gt;-que son arbre généalogique remonte jusqu’aux étoiles qui ont fabriqué ses atomes;&lt;br /&gt;-que son gîte, la terre, a été formée il y a quelque quatre milliards d’années;&lt;br /&gt;-que la vie y est apparue il y a quelque 3,5 milliards d’années, sans que nous n’ayons la moindre idée du pourquoi de cette survenance;&lt;br /&gt;-que l’homme moderne n’a surgi que depuis environ 200 000 ans, sans que nous n’ayons non plus aucune explication pour l’apparition de la conscience;&lt;br /&gt;- qu’il est donc un nouveau venu dans l’univers et qu’il peut disparaître tout autant que les autres espèces;&lt;br /&gt;-que l’univers qu’il se croyait en mesure de décoder se révèle de plus en plus cachotier et mystérieux car nous ne connassons la nature que de 4% de la matière et de l’énergie qu’il contient, 96% demeurant résolument impénétrable;&lt;br /&gt;-que de ce 4% dont nous connaissons la nature, 3,5% demeure invisible.&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;Au bout du compte, loin de se décourager devant tous ces mystères, on peut s’ébahir de voir comment l’homme, qui n’a accès qu’à une toute petite fenêtre sur son univers, réussit quand même l’exploit de lever de plus en plus de coins du voile sur ces mystères, particulièrement depuis le XXe siècle.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Il y a sûrement un côté angoissant dans cette découverte d’un univers de démesure qui échappe à notre entendement mais, il y a un côté emballant à nous voir peu à peu sortir de l’obscurité moyenâgeuse dans laquelle nous avons été depuis si longtemps enfermés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les nombreuses et excellentes vulgarisations scientifiques que nous offrent aujourd’hui des astrophysiciens comme Hubert Reeves et Trinh Xuan Thuan, pour ne mentionner que ceux-là, nous font redécouvrir toute la joie de connaître qui illuminait notre jeunesse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et les images de cet univers auxquelles nous donne accès le télescope Hubble, particulièrement les images des nébuleuses, nous permettent d’entrevoir toutes les beautés et merveilles que recèle notre mystérieux univers.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-4163906783004211218?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/4163906783004211218/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=4163906783004211218' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/4163906783004211218'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/4163906783004211218'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2010/03/capsule-astronomique-no-8.html' title='Capsule astronomique No 8'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-3221561835464839762</id><published>2010-03-15T12:18:00.006-04:00</published><updated>2010-03-15T13:11:09.683-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les incroyables virées'/><title type='text'>À la rencontre du 2e type</title><content type='html'>Donc, une belle nuit, nous voilà prêts à partir vers l’espace infini à la recherche d’une forme de vie intelligente sur une planète. Comme les planètes sont les compagnes de route des étoiles, vaut évidemment mieux voyager de nuit alors que les étoiles sont facilement repérables. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour réussir dans notre entreprise, nous ferons, comme vous le savez, de la téléportation, c’est-à-dire que les atomes, qui sont la matière de notre corps, se détachent en quelque sorte du corps  pour se reconstituer ailleurs. C’est comme le lapin qui disparaît de la main du magicien pour se retrouver instantanément dans son chapeau. C’est tout simple, paraît-il, car les astronautes de Star Trek le font couramment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, vous pourrez garder vos vêtements qui se dématérialiseront en même temps que votre corps. Non, pas besoin de vous vêtir chaudement car nous choisirons des planètes juste à bonne distance de leur étoile pour ne pas griller ni nous frigorifier. Y a-t-il de telles planètes? Oui, sûrement, parmi les milliards de milliards de planètes de l’univers. Quelles planètes choisir? Ne vous en faites pas avec ça : la NASA m’a fourni une liste. Comment fait-on pour se rendre à destination? Il n’y a qu’à penser la planète où l’on veut atterrir et, bingo, nous y voilà. Faut-il une cabine de voyage? Non, mais il faut une cabine de dématérialisation à bord de laquelle nous monterons pour les départs. Cette cabine, du reste, se dématérialisera en même temps que nous pour se reconstituer au point d’arrivée. Nous en aurons besoin pour tous nos déplacements. Où trouverons-nous une telle cabine? Rien de plus simple, j’ai un ami astrophysicien qui m’en a bidouillé une, en s’inspirant, m’a-t-il dit, du confessionnal de verre du cardinal Ouellet. Publierons-nous les résultats de cette expérience fantastique? Oui, je tiendrai un journal de bord que je publierai et qui aura sans doute un grand retentissement. Nous nous partagerons les revenus de publication.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;…D’autres questions? Non? Vous êtes prêts? Bon, la nuit est belle, alors en voiture…après vous, Mesdames…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Extraits du Voyage au bout de l’univers effectué en mars 2010 par «L’équipe du 1er type»:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;…Après moult arrêts sur des planètes toutes plus étranges et plus belles les unes que les autres, c’est en fin de compte dans la constellation du Sagittaire que nous avons trouvé la planète bénie que nous recherchions. En y posant pied, nous avons tout de suite su que c’était la bonne planète. La beauté des lieux était à couper le souffle : de vastes forêts aux arbres de toutes les essences et suffisamment dégagés pour qu’on pût y circuler librement, d’immenses prairies piquées d’une variété infinie de fleurs, des oiseaux aux ailes multicolores, des eaux bleues étincelantes sous un soleil de Méditerranée… Le rêve, je vous dis, le rêve. Notre stupéfaction fut à son comble lorsque nous croisâmes des animaux. Ceux qui, sur terre, étaient considérés comme de dangereux carnivores, n’étaient ici que de paisibles herbivores. Les lions ne mangeaient pas les cerfs qui broutaient à leur côté…ni d’ailleurs les astronautes. (Nous apprîmes plus tard que c’est à ce signe que l’on reconnaît les paradis terrestres).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous marchâmes longtemps dans ce paysage enchanteur sans rencontrer âme qui vive. C’est à l’approche d’un merveilleux jardin que nous comprîmes enfin ce qu’était ce pays de rêve. Une grande affiche annonçait :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;«Paradis terrestre – 2e essai»&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Au milieu du jardin, deux êtres magnifiques nous attendaient, souriants. C’était donc ça : le Tout-Puissant s’était refait la main et ces deux là étaient des Adam et Ève de deuxième génération. Deux êtres d’une grande beauté qui nous accueillirent chaleureusement en nous disant qu’ils avaient été prévenus de notre arrivée et nous attendaient avec joie. Ils étaient très sommairement vêtus comme on pouvait s’y attendre mais les larges feuilles qu’ils avaient choisies pour cacher leur sexe (on les avait prévenus que nous n’étions pas des nudistes) étaient d’un goût exquis.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Ils entreprirent de nous faire visiter les lieux et, devant nos pressantes questions, de nous décrire leur mode de vie. «Une vie de rêve, nous dirent-ils, nous ne manquons de rien. Nous n’avons qu’à tendre la main pour cueillir fruits et légumes, sans même avoir à cultiver» et, joignant le geste à la parole, ils nous guidèrent dans une visite d’un coin de leur immense jardin où abondaient les arbres regorgeant de fruits d’une infinie variété. Mais lorsque nous leur fîmes part de notre étonnement de ne pas voir de pommes, ils nous dirent n’avoir jamais entendu parler de fruits portant ce nom. Leur vie était vraiment sans soucis. Ils passaient leurs journées en longues  promenades sur leur merveilleuse planète. Ils n’avaient pas de voisins tapageurs car ils étaient seuls à habiter ici. Pas de problèmes avec les enfants non plus car, nous dirent-ils avec un soupçon de tristesse dans les yeux, ils n’en avaient pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À leur tour, ils nous interrogèrent. Nous leur expliquâmes que nous étions des humains de première génération. Que nos lointains  ancêtres avaient désobéi aux ordres en croquant une pomme et que tout avait alors mal tourné. Depuis ce temps, nous devions travailler pour gagner notre sel, nous nous engagions parfois dans des guerres barbares et interminables, beaucoup d’entre nous mouraient de faim, nous avions des prisons pour nous protéger des voleurs et des tueurs, bref, ce n’était pas toujours jojo sur notre petite planète. Par contre,nous avions aussi de bons moments. Il y avait du football,des courses automobiles,du ski acrobatique et de la pêche à la ligne. Il y avait aussi les avions, la télé, les ordinateurs, le cinéma,les téléphones portables et la danse en ligne. Puis les carnavals, les pique-niques avec les enfants, les glissades en traîneau et les cadeaux de Noël. Et c’est sans compter les femmes qui adoraient le magasinage, les parades de mode, les enfants qu’elles allaitaient au sein et… à ce moment, ma femme me donna un coup de coude dans les côtes* car elle avait vu une larme perler aux yeux d’Ève.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous passâmes un long moment avec eux en dégustant d’excellents nectars et de délicieux fruits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand vint le moment de partir, Adam me tira discrètement par la manche et me glissa à l’oreille : «À ton retour, pourrais-tu nous apporter une ou deux pommes?»&lt;/em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne peux, pour le moment, rien dévoiler de plus sur notre rencontre du 2e type car notre éditeur nous l’interdit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*Ma femme a cette mauvaise habitude de me donner des coups de coude dans les côtes   comme pour reprocher à Adam d'avoir engendré Ève de cette façon. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-3221561835464839762?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/3221561835464839762/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=3221561835464839762' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/3221561835464839762'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/3221561835464839762'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2010/03/la-rencontre-du-2e-type.html' title='À la rencontre du 2e type'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-5145956796024445687</id><published>2010-03-15T11:52:00.004-04:00</published><updated>2010-03-15T12:01:55.674-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les incroyables virées'/><title type='text'>Vol en rase-mottes*</title><content type='html'>Vous qui dites bien connaître le fleuve Saint-Laurent, l'avez-vous jamais survolé de nuit? Non! Non! Pas en 747 ou en DC8 à dix mille mètres d'altitude. On ne voit rien à ces hauteurs. Pas en Cessna non plus, c'est trop bruyant. Même pas en ultra léger. C'est bien trop dangereux de se casser la gueule dans ces petits engins. Et qui pourrait bien aller vous récupérer en pleine nuit au milieu du fleuve, hein?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, moi je vous parle d'un vol à très basse altitude, silencieux et sûr.&lt;br /&gt;Comment est-ce possible, dites-vous?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est là mon secret. Entendons-nous bien toutefois. Je veux bien vous le dévoiler mais il faut absolument que ça reste entre nous. Le jurez-vous sur la tête de votre mère? Vous êtes né de parents inconnus, dites-vous? Allons, ne faites pas le pitre. Jurez-le... Bon, ça va.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le monde est si méchant, vous savez. Mon secret est si simple qu'on pourrait m'accuser de sorcellerie ou d'avoir vendu mon âme au diable ou, même pire, d'être un membre de la secte des raëliens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est bien parce que vous êtes vraiment un être au-delà du commun, déterminé comme on n'en voit plus et, par-dessus tout, possédant une foi à soulever les montagnes, que je vous dévoilerai ce secret.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vol dont il est question ici se pratique sans l'aide d'aucun appareil. Il s'agit simplement d'avoir un vêtement approprié. Une simple tunique, assez ample pour faciliter la portance lorsqu'on ouvre les bras. Rien d'autre, je vous l'assure. Tout est dans la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut évidemment se trouver un juchoir pour le départ, comme l'on fait en deltaplane. Je vous recommande fortement un clocher d'église. D'abord parce que vous en trouverez plusieurs commodément situés le long du fleuve, mais surtout parce que vous trouverez au sommet de ces saints lieux une ambiance propice au recueillement, ingrédient indispensable au vol libre que je vous propose ici. Comme vous le savez, la plupart des églises sont verrouillées de jour comme de nuit. Alors il vous faudra peut-être vous glisser dans le clocher à la faveur de la messe du matin. Apportez-vous un petit lunch, car vous devrez attendre jusqu'à la nuit dans votre perchoir. Des choses légères. Un estomac lourd tient mal l'air.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Choisissez une nuit de pleine lune pour bien jouir du paysage. Recueillez-vous une bonne heure avant le décollage. Imaginez-vous volant dans la nuit étoilée. Ne pensez qu'à ça. Le moment venu, montez sur l'appui du clocher qui donne du côté du fleuve en prenant bien soin de ne pas heurter le battant de la cloche. Ce n'est pas le moment d'alerter tout le village. Dès lors, concentrez-vous bien. Je vous assure que si, à ce moment, vous parvenez à vous visualiser volant dans les airs et vous y croyez, ça marchera. Fléchissez alors les genoux, descendez les bras le long du corps et, d'une solide détente des jarrets, projetez-vous vers le haut à un angle de 45o en lançant les bras vers l'avant d'un mouvement vigoureux pour tirer votre corps vers le haut (vous avez déjà vu faire Superman, n'est-ce pas?). A partir de ce moment, ne laissez jamais, vous m'entendez, JAMAIS, le moindre doute envahir votre esprit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À une hauteur de deux à trois cents mètres, abaissez les bras à un angle d'environ 30o de l'axe du corps et tournez les mains vers l'avant par une rotation des avant-bras (vous savez comme le fait la statue du Seigneur lorsqu'Il dit "Laissez venir à Moi les petits enfants"). Ce simple mouvement de freinage aura pour effet de vous amener à l'horizontale. Une fois ainsi établi à l'horizontale, détournez les mains. Vous  naviguerez alors parallèlement au sol. À ce moment, ouvrez les bras comme pour faire le saut de l'ange. Ceci assurera votre stabilité. Maintenez cette position pendant quelques minutes pour bien sentir la portance de l'air. Tournez alors légèrement les paumes vers l'avant et vous vous verrez aussitôt prendre de l'altitude.  Tournez- les vers l'arrière et vous redescendrez. Vos mains jouent le rôle des volets sur les ailes d'un avion. Basculez le corps vers la gauche ou vers la droite et vous vous verrez aussitôt virer du côté où vous avez basculé. A partir de là, je vous laisse découvrir vous-même les merveilles du vol et toutes les pirouettes et cabrioles que vous ne tarderez pas à apprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laissez-moi toutefois vous suggérer un itinéraire pour cette première envolée au-dessus du fleuve. Partez de Champlain, ce fort joli petit village à quelques kilomètres à l'est du Cap-de-la-Madeleine sur la rive nord du Saint-Laurent et descendez avec le courant. Si vous longez la rive, faites attention aux cargos qui passent si près qu'on les croirait en train de se faire un chemin dans les pelouses derrière les maisons. Je vous laisse découvrir Batiscan, Sainte-Anne-de-la-Pérade et Grondines. Ensuite, ce sera Deschambault et sa place de l'église qui vaut vraiment le coup d'oeil, puis Portneuf avec son quai en eaux profondes de près d'un kilomètre de long.  Tiens, là, je vous suggère de partir de la rive et de remonter en rase-mottes tout le long du quai pour soudain déboucher au-dessus des eaux noires du fleuve. Frissons, saisissement et ravissement garantis. Pour finir en beauté, vous remontez en traversant le fleuve pour aller planer au-dessus des falaises de la Pointe du Platon où vous découvrirez le magnifique domaine Joly-De ¬Lotbinière. Dès que vous reviendrez au-dessus du fleuve, basculez bien le corps vers la droite pour prendre l'incroyable coude à 90o que fait le fleuve immédiatement à l'est de Portneuf pour couler vers Cap-Santé et son pittoresque Vieux-Chemin qui débouche sur son imposante église de 1755. Puis ce sera Donnacona et les hautes cheminées de son usine de papier  crachant leur fumée blanche dans la nuit noire, Neuville avec son petit village perché sur la colline, Saint-Augustin et son vieux Chemin du Roi qui longe le fleuve, Cap-Rouge et son extraordinaire chemin de fer aérien, les deux ponts de Québec, le Cap Diamant...avez-vous déjà vu le Château Frontenac la nuit du haut des airs?  C'est un spectacle, je vous assure, tout un spectacle!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Écoutez, je parle, je parle, mais il est bien inutile de décrire avec des mots le voyage que vous entreprendrez. C'est tout simplement une aventure féerique et exaltante qu'il faut vivre soi-même. Vous m'en donnerez des nouvelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que moi-même j'ai fait ce voyage, dites-vous?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, hélas, non. Ce n'est pas le désir, ni la foi qui manquent, croyez-moi. C'est simplement qu'à mon âge je n'ai plus assez de ressort dans les jarrets pour l'élan initial. Et puis ma santé est un peu fragile. Dans la nuit fraîche, vous savez, une pneumonie est si vite attrapée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment alors puis-je être aussi certain que l'on peut ainsi voler?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Écoutez, j'ai lu la recette du vol autonome dans un vieux livre tout ce qu'il y a de plus sérieux où l'on traite de sujets aussi mystérieux que l'alchimie, les Rose-Croix, la théosophie et la pierre philosophale, pour ne mentionner que ceux-là. Ce livre est si vieux en fait que beaucoup de caractères sont effacés, usés sans doute par les doigts des vieux sages qui l'ont feuilleté. Je ne suis même pas arrivé à déchiffrer le titre du chapitre qui traite du vol autonome. Les seules lettres que j'ai pu reconnaître sont celles-ci:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_es  _êv_s  _o_s&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être, de votre côté, arriverez-vous à déchiffrer ce mystérieux titre?&lt;br /&gt;Quoiqu'il en soit, je vous souhaite bon voyage**&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*Extrait de  Épitaphe pour une brouette – Jean Marcoux Éd. Les Quinze 1994&lt;br /&gt;** Si jamais vous, Armelle, décidiez de tenter l’aventure, munissez-vous d’un petit parachute au cas où vous rencontreriez une poche d’air. Je ne voudrais surtout pas être privé de vos carnets de voyage.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-5145956796024445687?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/5145956796024445687/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=5145956796024445687' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/5145956796024445687'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/5145956796024445687'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2010/03/vol-en-rase-mottes.html' title='Vol en rase-mottes*'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-8524017830607442546</id><published>2010-03-15T11:44:00.004-04:00</published><updated>2010-03-15T11:52:35.936-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les incroyables virées'/><title type='text'>Rêve de printemps</title><content type='html'>Ma chère Jeannette,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis le temps que tu rêves d’une ballade en train, eh bien, c’est décidé : nous allons la faire cette ballade. Et pas n’importe quelle ballade.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;J’ai tout planifié : j’ai acheté la locomotive qui tirait autrefois le tortillard de Québec à la Malbaie, payé les droits de passage sur les rails à la compagnie Chemin de fer de Charlevoix, fait vérifier la mécanique de l’engin et refait la peinture. Je lui ai aussi donné un petit air rétro avec son gros oeil de cyclope et sa fausse cheminée (en fait, il est propulsé par un moteur diesel). J’y ai aussi installé deux gros sièges à l’avant et j’ai triché un peu sur l’aménagement de la cabine pour nous offrir une vue panoramique sur le paysage. À côté de ton siège, il y aura, descendant du plafond, une cordelette pour actionner le sifflet. C’est toi qui feras siffler le train pour avertir les chemineaux, les vaches et les orignaux de libérer la voie. J’ai planté deux drapeaux du Québec en V sur l’avant de la loco pour bien afficher nos couleurs. J’ai attelé à l’arrière un wagon toutes commodités qui nous servira de chambre à coucher, vivoir et salle de toilette. J’ai même fait écrire ton nom sur les flancs de l’engin.&lt;br /&gt;             &lt;br /&gt;Nous tirerons aussi quelques grands wagons-lits pour accueillir tous ces amis qui lisent mon blogue et d’autres wagons toutes commodités. J’ajouterai aussi un wagon-restaurant. Ce sera une équipée du tonnerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai engagé une grosse équipe de cheminots pour prolonger les rails tout le long du fleuve jusqu’à Natashquan et construire des ponts pour enjamber les rivières que croisera notre route. J’ai aussi engagé des menuisiers pour bâtir des gares tout au long du parcours. Ce sont des bâtisses d’autrefois, lambrissées de bois, couleur sang de bœuf, avec des toits noirs. Puis, j’ai appris à conduire notre nouvel engin. C’est facile. Je te montrerai.&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;Tout est prêt. Prépare-toi de ton côté. Apporte de bons vêtements car nous arrêterons ici et là pour marcher sur la grève dans les matins lumineux ou dans les nuits d’aurores boréales. Achète quelques bouteilles pour les pauses de fins d’après-midi. Un peu de bouffe peut-être pour les petits en-cas de la première journée. Pour le reste, ne t’en fais pas : nous nous approvisionnerons dans les petits villages sur notre chemin. Il ne faudra surtout pas oublier les grosses caisses remplies des livres neufs que nous aurons achetés à la librairie Pantoute de la rue Saint-Jean et à la Bouquinerie de la rue Cartier et aussi de plusieurs bouquins usagés découverts à «La bonne occasion» de la rue Saint-Jean (là où il est écrit que «Lire fait pousser les cheveux») et au Colisée du livre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;La première journée, nous arrêterons au Cap Tourmente pour une randonnée dans ses sentiers habités par les oiseaux. Puis, les journées suivantes, nous ferons halte à Petite-Rivière-St-François pour saluer les aubergistes de La Courtepointe qui nous ont déjà si bien accueillis et même leur proposer une ballade sur rail à eux et à leurs invités. Ensuite, à St-Joseph-de-la-Rive où nous monterons à bord des vieilles goélettes échouées sur la rive. De là, si vous le voulez bien, toi et nos voyageurs,  nous prendrons le traversier de l’Île-aux-Coudres pour aller voir les vieux moulins et goûter la paix du soir au bassin à hirondelles. Au retour, nous irons marcher longuement sur la grève de Cap-aux-Oies où vivait mon grand-père, tu sais celui qui a raconté la création du monde à notre petit-fils.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Nous ferons une longue pause à St-Irénée où nous assisterons à l’un de ces merveilleux concerts nocturnes du Domaine Forget. Puis, je vous ferai découvrir, à toi et à nos passagers, le quai de Port-au-Persil où nous causerons un long moment avec les peintres du dimanche avant de nous engager sur la berge rocailleuse pour nous rendre, tout à côté, à la petite chapelle protestante où nous nous recueillerons dans la fraîcheur et la blancheur des lieux avant de déposer une petite obole dans le tronc des pauvres en sortant. Si nos voyageurs se sentent les jambes assez solides, nous grimperons alors la côte abrupte qui nous amènera à l’auberge La Petite Madeleine dont la large galerie offre une vue époustouflante sur les montagnes qui plongent dans le fleuve.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Le lendemain matin, nous filerons d’un trait à Baie-Ste-Catherine pour franchir le Saguenay sur le traversier que j’aurai fait construire spécialement dans les chantiers de Lévis pour y charger notre locomotive et ses wagons. En traversant, je vous dirai de regarder vers l’ouest où, juchée dans les hauteurs du Cap Trinité, trône une statue de la Vierge.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Nous stopperons notre engin dans la baie de Tadoussac pour admirer les luxueux yachts et les gros navires d’excursion aux baleines. Les touristes étonnés s’agglutineront autour de nous pour nous questionner sans fin sur notre mystérieux engin. Nous leur permettrons de monter à bord et toi, avec les autres femmes de notre convoi, ferez visiter notre wagon aux femmes ébahies et tu leur raconteras en détail notre aventure tandis que moi, j’expliquerai aux hommes le fonctionnement de la mécanique. Puis, nous  arpenterons les rues de cette petite ville colorée. Peut-être aussi irons-nous faire le tour du Sentier de la Pointe qui offre de superbes vues sur la baie de Tadoussac. Le soir venu, nous coucherons dans le grand hôtel, si nos hôtes le veulent bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain matin, nous roulerons quelques kilomètres vers l’est pour nous rendre au Cap-de-Bon-Désir. Là, jumelles à la main, nous passerons de longues heures, paresseusement étendus sur le rivage rocheux, à épier les baleines qui viendront faire le dos rond à quelques mètres de nous, dans la mer étincelante.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Puis, de là, nos rails sinueux continueront de suivre la route 138 jusqu’aux Escoumins et une multitude de petits villages où, dignes émules du héros de Jacques Poulin, nous donnerons rendez-vous aux villageois pour leur distribuer les livres empilés dans nos grandes caisses.&lt;br /&gt;     &lt;br /&gt;Le soir, parfois, ils nous inviteront à souper à la maison. Alors, au coin du feu, ils nous raconteront l’histoire d’amour qu’ils entretiennent avec la mer et nous, nous leur parlerons des pays merveilleux qu’ils découvriront dans les livres que nous leur aurons apportés.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;D’autres soirs, nous monterons de grands feux de joie sur la grève et nous chanterons, réciterons des poèmes et nous lancerons dans des danses endiablées autour du feu.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;À Baie-Comeau, nous ferons halte pour aller visiter le barrage Manic-Deux, là où Georges D’or chantait si bien l’ennui des travailleurs séparés de leurs amours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, de plus en plus solitaires dans la forêt de la Côte Nord, nous passerons à Godbout où nous irons voir la grande attraction locale : le départ du traversier pour Matane. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À Sept-Îles, nous ferons une petite croisière autour de l’île du Corossol, un sanctuaire protégé où abonde une multitude d’oiseaux marins comme les goélands, les sternes et les cormorans. Puis, nous nous rendrons au belvédère de la pointe de la rivière Moisie où s’entremêlent l’eau douce de la rivière et l’eau salée du golfe Saint-Laurent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De là, nous nous engagerons dans un pays de plus en plus désertique, sillonné d’une multitude de rivières aux noms qui disent leur éloignement et qui viennent se jeter dans la mer : Rivière Pigou, Rivière aux Graines, Rivière au Tonnerre … Nous serons en pleine Minganie. Passé Havre-St-Pierre, nous aurons le sentiment d’être oubliés dans ce pays désolé et la tristesse tentera de se faire un chemin dans nos âmes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;C’est alors que nous nous mettrons tous à chanter pleine voix pour peupler la forêt. Les loups, les orignaux, les ours et les chevreuils s’approcheront pour voir ces curieux bipèdes chevauchant leur engin monstrueux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Après Aguanish, je mettrai pleine vapeur (ou faut-il dire pleins gaz car nous roulerons au diesel). Le moteur rugira, les étincelles fuseront sous nos roues, les cadrans menaceront d’exploser, les rails deviendront brûlants et passeront près de fondre, nos wagons à l’arrière, brassés de tous côtés, auront peine à suivre le tempo. Tu tireras sans relâche le sifflet d’alarme pour écarter de la voie les bêtes imprudentes. Nous roulerons à un train d’enfer si bien que nous manquerons la dernière courbe menant à Natashquan et nous décollerons littéralement pour prendre un envol puissant vers le ciel.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Les gens de l’aéroport, tout près de là, se demanderont quel est cet incroyable aéronef qui décolle sans attendre la permission de la tour de contrôle. Rien d’étonnant pourtant, Félix Leclerc l’a fait bien avant nous dans son P’tit train du nord :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Oh! Le train pour Sainte-Adèle&lt;br /&gt;   Est rendu dans l’bout d’Mont-Laurier&lt;br /&gt;   Personne n’a pu l’arrêter&lt;br /&gt;   Paraîtrait qu’on l’a vu filer &lt;br /&gt;   Dans l’firmament la nuit passée&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Es-tu prête à prendre ce risque …?  Oui, dis-tu. Alors, coiffe cette casquette de cheminot qui te donne un air coquin et EN VOITURE! Avec nos passagers à la fois éberlués et ravis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tendresse,&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Ton mécanicien, chauffeur et amant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-8524017830607442546?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/8524017830607442546/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=8524017830607442546' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/8524017830607442546'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/8524017830607442546'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2010/03/reve-de-printemps.html' title='Rêve de printemps'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-3704918614346020139</id><published>2010-02-13T11:41:00.004-05:00</published><updated>2010-02-13T11:55:21.212-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Scènes de la vie conjugale'/><title type='text'>Pourquoi je t'aime</title><content type='html'>Tu me demandes pourquoi je t'aime  &lt;br /&gt;                         C'est bien d'une femme &lt;br /&gt;                         Toutes ces questions&lt;br /&gt;                         Pourquoi je t'aime, dis-tu&lt;br /&gt;                         C'est bien là ta question?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                         Tu sais bien pourtant&lt;br /&gt;                         Que ce sont là des choses &lt;br /&gt;                         Qu’on ne demande pas&lt;br /&gt;                         Laisse-moi te dire&lt;br /&gt;                         Que dans ma famille &lt;br /&gt;                         Ça ne se faisait pas&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                         Tu me dis macho&lt;br /&gt;                         Voilà un bien gros mot&lt;br /&gt;                         Qui ressemble à un piège&lt;br /&gt;                         Si après toutes ces années&lt;br /&gt;                         Tu ne le sais pas&lt;br /&gt;                         Tu le sauras jamais&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                         Tu insistes quand même&lt;br /&gt;                         Et attends ma réponse &lt;br /&gt;                         À ton pourquoi je t’aime&lt;br /&gt;                         Alors que pour tout dire&lt;br /&gt;                         Je ne sais pas moi-même&lt;br /&gt;                         Répondre à ta question&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                         Tu ne lâches pas &lt;br /&gt;                         Et veux que te le dise&lt;br /&gt;                         Bon, alors voilà &lt;br /&gt;                         Je veux bien essayer&lt;br /&gt;                         De te dire pourquoi&lt;br /&gt;                         Mais c’est bien parce que c’est toi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                         Ce n'est pas en tout cas &lt;br /&gt;                         Parce que tu es blonde  &lt;br /&gt;                         Ou que tu as les yeux bleus &lt;br /&gt;                         Ni que tu es maigre ou grasse&lt;br /&gt;                         Tu es entre les deux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                         Voilà, je sais, ça me vient maintenant&lt;br /&gt;                         C’est parce que tu es grand-mère &lt;br /&gt;                         Et que je suis grand-père&lt;br /&gt;                         Les grands-pères, c'est bien connu&lt;br /&gt;                         Aiment les grands-mères&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                         Non ? Ce n’est pas une bonne raison ?&lt;br /&gt;                         Bien, j’en ai une meilleure&lt;br /&gt;                         C’est que je suis silencieux &lt;br /&gt;                         Et que tu parles pour deux&lt;br /&gt;                         Tu protestes et t’indignes?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                         Bon alors, attends un peu...&lt;br /&gt;                         Je l'ai trouvé, je crois  &lt;br /&gt;                         C'est parce que tu aimes les oranges&lt;br /&gt;                         Et que nous les aimons tous deux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                         Aimer les mêmes choses&lt;br /&gt;                         Rapproche les êtres&lt;br /&gt;                         Ça aussi, c'est bien connu&lt;br /&gt;                         Tu te moques de moi?&lt;br /&gt;                         Les oranges ça ne vaut pas?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                         Les pamplemousses alors?&lt;br /&gt;                         Nous les aimons bien tous deux, n'est-ce pas?&lt;br /&gt;                         Non, ça non plus ça ne vaut pas?&lt;br /&gt;                         Allons, aide-moi un peu &lt;br /&gt;                         Car seul je ne trouve pas&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                         Toi non plus, tu ne sais pas?&lt;br /&gt;                         Alors comment veux-tu que je sache, moi,&lt;br /&gt;                         Pourquoi je t'aime, toi? &lt;br /&gt;                         Je t'aime parce que c'est toi&lt;br /&gt;                         Voilà, ne cherche pas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-3704918614346020139?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/3704918614346020139/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=3704918614346020139' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/3704918614346020139'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/3704918614346020139'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2010/02/pourquoi-je-taime.html' title='Pourquoi je t&apos;aime'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-3315332403692520309</id><published>2010-01-29T12:29:00.003-05:00</published><updated>2010-01-29T12:48:27.525-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mes déraillements'/><title type='text'>La croisière</title><content type='html'>"Dis, Émile, tu ne trouves pas que notre bateau penche beaucoup?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Agathe chérie, je t'ai dit cent fois de ne pas dire bateau en parlant de notre navire. Ça fait ignorant. Nous sommes en croisière et il y a à bord des tas de gens riches et instruits et au langage châtié. Alors ce bateau comme tu dis est un paquebot, pa-que-bot. Souviens-t'en, force-toi un peu, je t'en prie chérie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah, Émile, si tu savais comme je te trouve chanceux d'avoir toujours le mot juste et comme je te trouve patient de toujours te donner la peine de tout m'apprendre. Mais tu ne trouves pas que notre ... notre pa-que-bot, c'est ça, hein Émile, pa-que-bot?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui, c'est ça, sauf qu'on ne prononce pas le "e". C'est un "e" muet. Il faut dire "pakbo".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais pourtant tu m'as dit ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui, oui, je sais, je t'ai dit pa-que-bot mais c'était pour bien t'entrer le mot dans la tête. Ça s'écrit pa-que-bot mais il faut prononcer pakbo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah, que c'est compliqué ces choses-là. Y a des fois où je me dis que les sourds-muets sont bien chanceux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Allons donc. Mais tu voulais me dire quelque chose à propos de notre paquebot ... ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah oui, tu ne trouves pas que notre paquebot, tu vois le mot me vient tout seul maintenant, tu ne trouves pas que notre paquebot penche un peu?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On ne dit pas "penche" à propos d'un navire, chérie, on dit "gîte". Le paquebot gîte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- "Gîte" comme dans "gîte du passant"?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui, c'est ça, comme dans "gîte du passant".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est curieux ça parce qu'ici, en pleine mer, y a pas beaucoup de passants, hein Émile?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non, pas beaucoup, chérie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais il gîte quand même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Écoute, je vais t'expliquer, chérie. Lorsque la vague frappe un navire en travers, elle le fait balancer d'un bord sur l'autre. Ce mouvement s'appelle le roulis et on dit alors que le navire roule. C'est absolument normal chez un navire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors quand le bateau, je veux dire le paquebot, roule rien que d'un côté comme maintenant, est-ce parce qu'il est toujours sur la même vague?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non, chérie, dans le moment notre paquebot ne roule pas car la mer est étale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est quoi ça une mer tétale?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pas tétale, chérie, une mer étale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bon je vois, c'est quoi ça une mer rétale?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pas rétale, chérie, étale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais enfin, Émile, c'est toi qui ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bon enfin, passons. On dit de la mer qu'elle est étale lorsqu'elle est immobile. Il n'y a pas de vagues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah, je vois. Mais si la mer est tétale, pourquoi est-ce que le paquebot penche comme ça?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Gîte, g-î-t-e, chérie, n'oublie pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah oui, j'oubliais. Mais pourquoi est-ce qu'il gîte comme ça?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais c'est parce qu'il prend eau, chérie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah, je vois ... mais pourquoi est-ce qu'il prend eau?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tiens, viens voir par le hublot. Tu vois cet énorme iceberg là? Eh bien tantôt, notre paquebot est entré en collision avec cet iceberg qui a déchiré l'étrave et tout un pan de notre flanc bâbord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est quoi ça, Émile, le flanc d'abord?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pas le flanc d'abord, le flanc bâbord, b-â-b-o-r-d. Le flanc bâbord, c'est le côté gauche d'un navire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est ça le gros boum qu'on a entendu tantôt et qui nous a jetés au bas du lit juste au moment où ... ? Ah, pauvre chéri, toi qui pour une fois ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Allons, allons, on ne parle pas de ces choses-là. Oui, c'est ça le gros "boum" comme tu dis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais Émile, est-ce que notre paquebot va maintenant retomber sur ses pattes? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Un navire n'a pas de pattes, chérie. Tu veux sans doute dire "Est-ce que notre paquebot va retrouver son aplomb"? Je crains bien que non, ma chérie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors, Émile, est-ce que le bateau va revirer à l'envers?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Voyons, Agathe, quel est ce langage? Il faut dire "Est-ce que le paquebot va chavirer?" Mais pour répondre à ta question, je dirais que non, il ne va pas "revirer à l'envers" comme tu dis. Il va basculer sur le flanc ou peut-être piquer du nez car c'est surtout par l'avant que l'eau s'engouffre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah, Émile, je perds pied, je perds pied.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais c'est bien normal, chérie. C'est parce que l'eau s'engouffre de plus en plus rapidement et que, en conséquence, notre paquebot gîte de plus en plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et cet autre gros boum maintenant, tu as entendu cet autre gros boum, Émile?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui, je l'ai très bien entendu. Faut pas s'en étonner, tu sais. C'est probablement que, au contact de l'eau de mer qui est glacée, la chaudière chauffée à blanc vient d'exploser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Émile, regarde, nous perdons le plancher, nous sommes maintenant debout sur le mur de gauche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais oui, chérie, c'est parce que le paquebot a maintenant complètement basculé sur son flanc bâbord. Alors c'est bien normal que le plancher grimpe au mur si tu veux bien me passer l'expression. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah, Émile, j'ai les pieds mouillés maintenant et ce que l'eau est froide, je vais sûrement attraper un rhume carabiné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ce n'est pas étonnant que l'eau soit froide, chérie, on est au large des côtes du Groenland, tu sais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Dis, Émile, est-ce qu'on est en train de couler? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui, chérie, on dirait bien et c'est facile à comprendre. Je t'explique: si un navire flotte c'est parce que tout corps plongé dans l'eau reçoit une poussée de bas en haut égale au poids du volume d'eau déplacé. Lorsque l'eau s'engouffre dans un navire, ce qui se produit c'est que le poids de l'eau à l'intérieur du navire, ajouté au poids du navire lui-même, devient supérieur à la poussée de l'eau sous le navire et, dans ce cas, le navire s'enfonce. C'est la loi d'Archimède.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Cet Archimède, c'est le commandant du navire?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Quoi, qu'est-ce que tu dis?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais oui, rappelle-toi, Émile, tu m'as dit pas plus tard qu'hier que c'est le commandant qui est le maître du navire et que c'est lui qui fait la loi à bord et maintenant tu me parles de la loi d'Archimède alors je te demande si Archimède est le commandant du navire. Tu as de ces trous de mémoire ces derniers temps, mon Émile. Tu devrais faire un peu plus attention.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais non, ma chérie, Archimède n'est pas le commandant du navire. C'est un savant grec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah! Et s'il est à bord ce savant grec, chéri, est-ce qu'il ne pourrait pas changer sa loi et remettre le navire d'aplomb?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non, il n'est pas à bord, ma chérie, et, de toute façon, je crains bien qu'il ne pourrait pas changer sa loi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors, Émile, si le navire coule, est-ce qu'on va couler avec?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est bien probable, ma chérie, car à la vitesse où notre navire s'enfonce nous n'aurons sûrement pas le temps de monter sur le pont et de sauter à bord d'une chaloupe de sauvetage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Est-ce qu'on va se retrouver à la nage en pleine mer?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non, je ne crois pas, ma chérie. Nous allons probablement rester emprisonnés ici car tant que l'eau n'aura pas complètement envahie notre cabine, la pression de l'eau nous empêchera d'ouvrir la porte. Et même si nous réussissons à franchir la porte, il faudra remonter jusqu'au pont supérieur qui sera déjà lui-même submergé et là, le remous causé par notre paquebot en s'enfonçant nous entraînera vers le fond. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Émile, Émile, j'ai de l'eau jusque sous les bras. Serre-moi fort car elle me soulève et m'emporte". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, Émile serra tendrement Agathe contre lui et, tandis qu'ils tourbillonnaient tous deux comme dans une grande valse autour de la cabine, il la rassura en lui disant:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Tu vois, chérie, ce que je t'expliquais à propos de la loi d'Archimède, nous l'expérimentons déjà sur nos propres corps. N'est-ce pas merveilleux ces lois de la physique?" &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-----------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est sur ces consolantes pensées qu'Émile et Agathe, tendrement enlacés, s'enfoncèrent dans les eaux glacées qui baignent le Groenland.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce dialogue, que le lecteur incrédule jugera sans doute trop romantique pour être crédible, est pourtant véridique jusque dans ses virgules. Il est rapporté mot à mot dans le journal de bord de mon trisaïeul qui était commandant du paquebot et qui a eu la présence d'esprit de sauter dans un canot de sauvetage dès qu'il a vu que le naufrage était inévitable. Il a eu, a-t-il écrit, tout le temps de se remémorer ce dialogue dans ses moindres détails car il a passé le reste de sa vie en prison pour avoir déserté son navire en perdition. Mais, comme il le disait si bien lui-même, "Mieux vaut être vivant en prison que mort en liberté". La famille a toujours eu des adages empreints de sagesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Comment, dites-vous, a-t-il su ce qui s'était passé dans la cabine de nos deux amants romantiques?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tiens, c'est vrai ça, comment a-t-il pu savoir ça, le vieux «snoreau», lui qui était en train de souquer à se défoncer pour s'éloigner de son navire qui coulait à pic?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aurais dû me méfier aussi. Ma mère me disait que, dans la famille de mon père, ils étaient menteurs de père en fils. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Et moi, là-dedans, dites-vous, ne suis-je pas le dernier rejeton de cette lignée de fieffés menteurs?" &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'entendez-vous par là? Vous n'allez quand même pas croire que c'est moi qui ai inventé cette histoire, n'est-ce pas?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-3315332403692520309?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/3315332403692520309/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=3315332403692520309' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/3315332403692520309'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/3315332403692520309'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2010/01/la-croisiere.html' title='La croisière'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-7066434181874630622</id><published>2009-12-16T12:25:00.005-05:00</published><updated>2009-12-16T13:06:05.402-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mes déraillements'/><title type='text'>Le cadeau de Noël</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Dans la nuit du 4 au 5 décembre dernier, Dieu est venu me rendre visite. Dieu le Père, j’entends. Ce n’est pas nouveau, Il fait ça chaque année. Pas vous?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je ne peux pas dire que je Le vois vraiment, non, je dirais plutôt que je Le sens. Un peu comme Moïse et le buisson ardent. Il a d’ailleurs voulu une fois me faire ce coup du buisson ardent mais Il y a renoncé lorsqu’Il a compris ma réticence. Je ne voulais quand même pas qu’Il boute le feu à la maison.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Comme je vous disais, Il ne m’apparaît pas en chair et en os. D’ailleurs, nous le savons tous, Il n’a ni chair ni os, ce qui, entre nous, est bien pratique car Il n’a jamais de problème d’ostéoporose. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est donc, que Sa présence que je ressens. Je dirais même où : dans le rocking chair de ma femme, là tout près de moi étendu dans mon lazy boy où je passe mes nuits. Il est là qui me regarde, paisible comme seul Dieu peut l’être. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’Il fume une pipe et sirote un brandy. Non, Il se contente de me parler. Pas besoin d’appareil auditif pour Le comprendre : Il parle, comment dirais-je, en-dedans de moi. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il vient, me dit-il, m’apporter mon cadeau de Noël. J’apprécie Son geste, surtout depuis que je ne crois plus au Père Noël. Mais je reste sur mes gardes car ce sont parfois de dangereux cadeaux, comme la fois où Il m’a proposé de me révéler le jour et l’heure de ma mort ou de m’offrir un coup d’œil sur l’Apocalypse ou un retour en arrière de quelques soixante millions d'années pour une excursion sur un sentier de tyrannosaures ou, encore pire, un retour de George W. Bush à la présidence des États-Unis. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je Lui ai demandé pourquoi Il venait si tôt cette année. Il m’a répondu qu’Il était très occupé à accueillir toutes les victimes de la grippe A (H1N1) et qu’Il profitait d’un petit répit avant un deuxième assaut de cette grippe, pour visiter quelques mortels. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;«Alors, voilà, a-t-Il ajouté, le cadeau que je te propose cette année : choisis une personne, de par le vaste monde, une personne vraiment en danger de mort, et je te la sauve d’un claquement des doigts. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Avez-vous vraiment le pouvoir de faire une telle chose ? Lui ai-je répliqué étourdiment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m’a jeté un coup d’œil condescendant avant de me lancer «Tu n’es jamais vraiment allé à Lourdes, n’est-ce pas, ni même à l’Oratoire Saint-Joseph de Montréal ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non, mais ce n’est pas Vous qui avez fait ces miracles, c’est la Vierge Marie et le Frère André.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais d’où penses-tu donc qu’ils tiennent leurs pouvoirs ces deux là ? Et, toi-même, qui donc penses-tu t’a mis sur la terre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai failli Lui répondre qu’Il devrait en toucher un mot à ma mère qui est sûrement assise là-haut, pas loin à sa droite, mais je n’ai pas répliqué car j’ai senti la colère poindre dans Sa voix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un long moment de silence, Il m’a demandé sévèrement :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Alors, tu le veux ou non ce cadeau que je t’ai apporté ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Oui, Seigneur, oh oui, je le veux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Ne m’appelle pas «Seigneur», c’est mon Fils qu’on appelle comme ça. Appelle-moi «Dieu Tout-Puissant», je m’en contenterai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pardonnez-moi. Oui, Dieu Tout-Puissant, oui je le veux ce cadeau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors, nomme-moi la personne que je sauverai. Tu as une minute, je suis pressé par tous ceux qui m’attendent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Spontanément, m’est venue en tête le nom d’un merveilleux ami à nous qui se meurt mais, avant même que j’aie pu prononcer son nom, Il m’a arrêté d’un geste de la main signifiant que je devrais bien réfléchir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et alors, Il a fait défiler devant mes yeux des images d’enfants du Soudan en train de mourir de faim, puis des prisonniers afghans que des talibans torturent jusqu’à leur dernier souffle, puis cette Pakistanaise qu’on est en train de lapider, puis ce petit bonhomme des favélas du Brésil poursuivi par une brigade de la mort, puis cette femme désespérée qui s’apprête à tuer ses enfants avant de se suicider, puis…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand j’ai ouvert mes yeux hésitants, il était trop tard. Il était parti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça fait rien, je l’aurai quand même mon cadeau de Noël : ma femme m’a promis des pantoufles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais une chose est sure : si le Bon Dieu décide de prendre sa retraite, je ne postulerai pas l’emploi. Les décisions sont trop dures à prendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-7066434181874630622?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/7066434181874630622/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=7066434181874630622' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/7066434181874630622'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/7066434181874630622'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2009/12/le-cadeau-de-noel.html' title='Le cadeau de Noël'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-7289186777217516810</id><published>2009-12-01T14:22:00.003-05:00</published><updated>2009-12-01T17:21:07.491-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mes ancrages'/><title type='text'>Rattacher les fils</title><content type='html'>Mes ancrages - Capsule No 6&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Depuis le temps que j’ai entrepris de vous entretenir de cette rubrique que j’ai intitulée «Mes ancrages», permettez-moi aujourd’hui de rattacher tous les fils et de mettre un point final à ce chapitre. Après, je ne vous en reparlerai plus, promis ! Pour plus de détails, on peut se référer aux cinq blogues que j’ai publiés précédemment sous la rubrique «Mes ancrages».&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Comme je l’ai déjà dit, j’ai entrepris cette rubrique pour bien démarquer combien ma conception des choses était différente des conceptions dépassées qu’entretiennent encore de nos jours les intégristes de tous acabits comme les islamistes défenseurs de la charia ou les Juifs ultra-orthodoxes qui prêchent la Torah ou les chrétiens attardés qui s’accrochent à leur Crédo et ne jurent que par une interprétation littérale de la Bible, ou tous les Raël de ce monde qui nous racontent des bobards pour se remplir les poches…pour ne mentionner que ceux-là.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;En résumé, je crois que depuis que Galilée, Darwin et tous leurs successeurs nous ont ouvert les yeux sur la réalité des choses, ils ont opéré une véritable révolution culturelle et nous ont apporté l’immense bonheur de nous dégager des conceptions ancestrales dans lesquelles l’homme était figé depuis des siècles.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Sans prétendre que nous avons maintenant à portée de main La Vérité et que  nous pouvons désormais débusquer tous les mystères de l’Univers et de notre présence dans cet Univers, nous pouvons à tout le moins écarter un sacré paquet d’idées toutes faites et lever de petits coins du voile sur ces innombrables, et bien souvent insondables, mystères de cet Univers dans lequel nous baignons.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Permettez-moi de résumer encore une fois les sujets qui ont fait l’objet de «Mes ancrages» (et qui reflètent du mieux que je peux ce que les scientifiques nous disent généralement aujourd’hui) :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- l’Univers est d’une immensité absolument inimaginable;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- la terre n’est pas le centre de l’Univers. Elle n’est qu’un tout petit astre qui pirouette, avec   sept autres planètes, autour de son étoile, le soleil;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  le soleil et ses planètes font partie d’un immense troupeau (qu’on appelle galaxie) de    quelques deux cents milliards d’étoiles. On appelle notre galaxie la «Voie lactée»;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;-  la Voie lactée est si immense que si nous pouvions voyager à la vitesse de la lumière (300 000 kilomètres à la seconde), il nous faudrait 90 000 ans pour la traverser de bout en bout;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  et ce n’est pas tout : l’Univers compte au-delà de cent milliards de galaxies, elles-mêmes constituées de centaines de milliards d’étoiles et de planètes;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  notre Univers serait né il y a un peu plus de 14 milliards d’années;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  cette naissance se serait faite lors de ce qu’on appelle le «Big Bang», une formidable explosion qui aurait donné naissance à la matière;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  la matière, qui à l’origine n’était qu’une vaste soupe informe de particules se débattant furieusement, se serait peu à peu organisée, après des millions d’années, pour créer des étoiles et des planètes;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- c’est ainsi qu’il y a 4,5 milliards d’années est né le soleil alors que la Terre, pour sa part, est vieille de 3,8 milliards d’années;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  la vie a commencé à se manifester discrètement sur la Terre il y a 3 milliards d’années sous forme de bactéries et d’êtres unicellulaires;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- la vie animale a surgi il y a environ 500 millions d’années;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- l’homme moderne, pour sa part, est vraiment un nouveau venu dans l’histoire de l’Univers : il est apparu il y a quelque 200 000 ans.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ce sont là les fondements de ce que j’appelle mes ancrages. De ces fondements, je tire la conclusion que, avec le développement de son intelligence et de ses connaissances, l’homme est maintenant en mesure de comprendre: &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;-l’immensité de l’Univers dans lequel il est plongé et de prendre conscience des mystères insondables que recèle cet Univers;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- que l’homme est composé d’atomes forgés au cœur des étoiles,  comme du reste toute la matière de l’Univers, et que son arbre généalogique ne remonte pas seulement aux primates mais qu’il est véritablement un descendant d’étoiles ;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- qu’il ne peut plus voir L’Univers comme on regarde les poissons rouges évoluant dans leur bocal mais qu’il est lui-même en train de nager dans ce bocal;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- que parmi les milliards d’autres planètes qui peuplent l’Univers, il y en a vraisemblablement d’autres habitées par des êtres intelligents ou peut-être même par des civilisations entières plus évoluées que la nôtre ;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- que l’homme est, comme tous les êtres et les choses qui  peuplent l’Univers, en processus d’évolution et qu’il est appelé à disparaître comme toutes les choses et toutes les espèces;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- qu’il faut dès lors admettre que nous passons dans la vie comme de brefs éclairs qui disparaîtront à jamais et verront leurs atomes s’éparpiller dans l’Univers;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- que les religions sont des inventions humaines pour soulager l’angoisse de l’homme devant les mystères de l’Univers et sa propre disparition;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- que l’évolution permettra sans doute à l’homme de lever de plus en plus de voiles sur les mystères de l’Univers mais qu’il ne comprendra peut-être jamais le mystère de la naissance de l’Univers et de son apparition dans cet Univers;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- que d’imaginer qu’un Être suprême a tout déclenché n’est peut-être qu’une illusion;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- et, finalement, qu’il me paraît impossible de réconcilier l’immensité de l’Univers avec les conceptions lilliputiennes que nous proposent les religions. C’est une opération aussi futile que de tenter d’enfouir un milliard d’éléphants dans un dé à coudre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pour conclure, je dirai que je me sens extrêmement privilégié de vivre dans un moment de l’histoire de l’homme où celui-ci, grâce aux progrès de la science, a levé de nombreux voiles sur les mystères de son Univers.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je clos ainsi cette rubrique intitulée «Mes ancrages» et, comme je l’ai promis, je ne reviendrai jamais plus sur le sujet de peur de vous lasser.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le problème c’est que je ne tiens pas toujours mes promesses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;               &lt;br /&gt;      &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-7289186777217516810?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/7289186777217516810/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=7289186777217516810' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/7289186777217516810'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/7289186777217516810'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2009/12/rattacher-les-fils.html' title='Rattacher les fils'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-5494979714819937676</id><published>2009-11-01T10:55:00.004-05:00</published><updated>2009-11-01T11:10:21.073-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mes dernières volontés'/><title type='text'>Mon rituel funéraire</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Mes dernières volontés&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jour où je partirai&lt;br /&gt;et qu'il ne restera que ma carcasse&lt;br /&gt;brûlez-la et recueillez les cendres&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mettez-les dans un sac d'épicerie&lt;br /&gt;(en papier kraft, je n'aime pas le plastique)&lt;br /&gt;et louez un salon de thé&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Placez le sac sur un guéridon&lt;br /&gt;au milieu du salon&lt;br /&gt;et invitez mes amis&lt;br /&gt;à venir danser autour&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En buvant et se moquant de mes travers&lt;br /&gt;en récitant des vers&lt;br /&gt;et en bramant des chansons grivoises&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, rangez le sac dans l'armoire à débarras&lt;br /&gt;et demandez à ma femme&lt;br /&gt;si elle veut m'y rejoindre&lt;br /&gt;lorsque son heure sera venue&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si elle veut bien,&lt;br /&gt;quand viendra le temps&lt;br /&gt;placez son sac à côté du mien&lt;br /&gt;bien collés l'un sur l'autre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, au printemps suivant,&lt;br /&gt;versez les sacs l'un dans l'autre&lt;br /&gt;sauf une pincée de nos cendres&lt;br /&gt;que vous conserverez&lt;br /&gt;dans deux petits pots séparés&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par un matin de grand soleil&lt;br /&gt;apportez une pelle ronde&lt;br /&gt;et recherchez un champ de pissenlits&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Brassez le sac vigoureusement&lt;br /&gt;pour bien mêler les cendres&lt;br /&gt;puis versez-les dans la pelle&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, d'un seul grand mouvement circulaire&lt;br /&gt;projetez-les tout autour de vous&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ainsi que nous continuerons&lt;br /&gt;à voir rouler les nuages&lt;br /&gt;et scintiller les étoiles&lt;br /&gt;tout en ventilant nos âmes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce n'est pas tout&lt;br /&gt;au milieu des cendres ainsi répandues&lt;br /&gt;creusez deux petits trous rapprochés&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Versez dans chacun des petits pots&lt;br /&gt;(ceux des pincées, vous vous souvenez,)&lt;br /&gt;une graine, une seule&lt;br /&gt;de coquelicot rouge pour moi&lt;br /&gt;de marguerite blanche pour ma femme&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Brassez un peu pour bien mêler&lt;br /&gt;les graines aux cendres,&lt;br /&gt;versez séparément&lt;br /&gt;dans les deux petits trous&lt;br /&gt;et recouvrez de terre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis arrosez un peu&lt;br /&gt;une larme suffirait&lt;br /&gt;à tenir lieu d'engrais&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Telle que je connais ma femme&lt;br /&gt;la marguerite en poussant&lt;br /&gt;viendra se lover autour du coquelicot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je signe, devant témoins,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Québec, le 1er novembre 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean Marcoux&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-5494979714819937676?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/5494979714819937676/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=5494979714819937676' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/5494979714819937676'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/5494979714819937676'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2009/11/mon-rituel-funeraire.html' title='Mon rituel funéraire'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-5064830150512904867</id><published>2009-10-09T13:28:00.003-04:00</published><updated>2009-10-09T13:36:04.697-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mes errances'/><title type='text'>Le grand quai de Portneuf</title><content type='html'>Vendredi, le 9 octobre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon bel amour,&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Pour te faire oublier ces jours pluvieux qui nous barbouillent le cœur ces temps-ci, laisse-moi te rappeler qu’il existe encore des matins ensoleillés.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L’autre jour, de bon matin, je suis allé arpenter le grand quai de Portneuf qui s’étire sur près d’un kilomètre dans le fleuve. Si tu ne m’étais pas parue si confortablement enfouie dans ton sommeil, je t’aurais emmenée.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le soleil était à peine levé. Un ciel pur, pas de vent. La marée était basse de sorte que les grandes herbes des battures étaient dégagées sur une bonne profondeur.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;C'est d'abord un siffleux (que le dictionnaire tient à appeler marmotte) qui m'a accueilli. Il était immobile sur le bord du quai, aux aguets je crois bien, me regardant passer. Je lui ai lancé un "Salut siffleux, fait beau à matin hein?" comme ça, pour être aimable. Il ne m'a pas répondu. Pas même un petit signe de tête. Tout le monde dans le comté se dit bonjour en se croisant. Pas lui. Remarque bien que ça ne me fâche pas. À mon âge, on passe par-dessus ces petites choses-là. Puis, après tout, peut-être bien que les saluts aux étrangers ne font pas partie de la culture "siffleuse". Ou peut-être bien qu'il n'avait pas encore pris son petit déjeuner et que, comme beaucoup de bipèdes que je connais, il n'est pas causant à jeun.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Quoiqu'il en soit, j'ai continué mon chemin dans la bonne humeur. En examinant les battures, v’là t’y pas que j'aperçois au loin, parsemées ici et là, de bien étranges grosses fleurs, le cou cassé et plantées sur de solides tiges. Ça ressemblait à ces oiseaux du paradis qu'on achète chez les fleuristes, couleurs vives en moins car mes fleurs de battures étaient blanches. J'hésitais entre des fleurs et des bouts de branches lorsque l'une de ces fleurs s'est subitement "tirée en l'air" avec sa tige. Ma végétation aquatique s'était d'un coup transformée en de magnifiques grands hérons. Je savais bien qu'il y avait aux abords du quai une colonie de hérons. D'ailleurs, l'autre soir, tu t’en souviens, nous en avions comptés exactement vingt, juchés sur les grandes perches de la longue pêche à anguilles qui borde le quai. Mais je ne les avais jamais vus faisant la pêche au milieu des grandes herbes. Je ne les ai pas salués car ils étaient trop loin et, lorsqu'ils font la pêche, les hérons sont attentifs et silencieux. Il ne faut pas les déranger.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tout ça c'était à la droite du quai mais, à la gauche, devine quoi. Sept ou huit belles outardes (dont le nom officiel est, comme tu sais, la bernache du Canada) qui se sont poliment dirigées vers moi pour me saluer silencieusement. Elles ne m'ont pas dit un mot toutefois car, bien élevées comme elles sont, elles ne parlent pas la bouche pleine. Et c'était, dans leur cas, l'heure du petit déjeuner. Elles ne cessaient pas de plonger dans l'eau la tête noire qu'elles portent au bout de leur long cou pour aller croquer des scirpes dans la vase des battures. Il faut dire que la rivière Portneuf rejoint le fleuve de ce côté gauche du quai et forme des petits étangs et des petits canaux qui permettent aux outardes, aux oies blanches  et aux canards de naviguer joyeusement.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les mouettes évidemment étaient au rendez-vous mais je ne saurais pas vraiment dire que leurs cris plaintifs visaient à me saluer car, comme tu le sais, ces dames causent beaucoup. Ce sont d'impénitentes bavardes.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Quelques petits oiseaux sont venus faire pirouettes et cabrioles sous mon nez en pépiant pour attirer l'attention et, savoir que tu ne me taxerais pas de prétentieux, je te dirais que je ne suis pas loin de croire qu'ils faisaient expressément pour moi ces exercices de sport extrême.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les corneilles aussi (à qui je suis toujours prêt à pardonner de mettre souvent fin à mon sommeil matinal car elles me remplissent tellement le cœur de joie lorsqu'elles annoncent le printemps) étaient de la partie, ne se gênant pas pour entonner leur concert de trompettes nasillardes.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les moments de silence étaient remplis par le grésillement incessant des grillons.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Mais il n'y en avait pas que pour les oreilles. Il y en avait aussi tout plein pour les yeux ce matin-là. De l'autre côté du fleuve, un peu sur la gauche, la pointe Platon qui s'étire frileusement un long pied dans l'eau. Plus loin sur la gauche, le cap Santé qui plonge fièrement dans le fleuve. À droite, c'est le cap de Deschambault, tout baigné de soleil, qui lui donne la réplique. Derrière, les arbres et les jolies petites maisons qui bordent le fleuve et, plus loin, le fin clocher de l'église de Portneuf qui perce le paysage.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;      &lt;br /&gt;Tout ceci dans l'air frais et pur d'un clair matin d’octobre. Si tu veux mon avis, ce pays ressemble sûrement beaucoup au pays d'Adam et Ève avant la pomme.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Tendresse&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-5064830150512904867?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/5064830150512904867/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=5064830150512904867' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/5064830150512904867'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/5064830150512904867'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2009/10/le-grand-quai-de-portneuf.html' title='Le grand quai de Portneuf'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-5250717907164119754</id><published>2009-09-28T12:12:00.003-04:00</published><updated>2009-09-28T12:25:39.570-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mes ancrages'/><title type='text'>L'avenir de l'être humain</title><content type='html'>Mes ancrages - Capsule No 5&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Je vous rappelle que, dans ce que j’appelle «Mes ancrages», il s’agit d’une réflexion personnelle sur ce que je pense de ma place dans l’Univers. Je ne parle pas ex-cathedra. Je ne prétends pas détenir la vérité avec un grand V. Je ne lance pas un discours à la nation comme le font de temps en temps les présidents des USA. Je tente simplement de m’expliquer à moi-même (et, par le fait même, à ceux qui ont la patience de me lire) ce que je comprends de ma place dans cet Univers que j’habite. Je tente de définir mes vues par opposition à celles que peuvent entretenir, par exemple, les chrétiens, les islamistes et les juifs.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans les capsules précédentes, après une «Introduction à Mes ancrages»,j’ai exprimé mes vues dans les domaines suivants :&lt;br /&gt;Capsule No1 : «Ma place dans l’Univers» &lt;br /&gt;Capsule No 2 : «L’émergence de la vie»;&lt;br /&gt;Capsule No 3 : «Les origines de l’homme»;&lt;br /&gt;Capsule No 4 : «Qui donc a fabriqué l’Univers?»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, je vous dirai ce que je crois de l’avenir de l’être humain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Disons d’abord que l’homme est «une espèce vivante» comme le sont les animaux et les plantes. Il est, selon toutes apparences, l’espèce la plus évoluée vivant sur la Terre. Il n’est pas immortel, ça on le sait. Mais il n’est pas éternel non plus si l’on se réfère au sort des autres espèces vivantes. On nous apprend que, chaque année, des milliers d’espèces disparaissent de la surface de la Terre. Celle-ci serait vieille de quatre milliards d’années et l’homme moderne (l’homo sapiens) n’aurait que 200 000 ans. C’est vraiment un nouveau venu sur la planète. Presqu‘un nouveau-né si on le compare, par exemple, aux dinosaures qui ont régné sur la terre durant 160 millions d’années. Il ne faut donc pas croire que l’espèce humaine est éternelle. D’autant plus que si l’on considère la façon dont l’homme malmène sa planète depuis quelque temps, il se pourrait bien qu’il soit lui-même l’artisan de sa propre disparition. L'astrophysicien Hubert Reeves, pour ne mentionner que lui, est très pessimiste à cet égard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En supposant que l’homme arrive à conjurer le sort et à trouver le moyen d’harmoniser son rythme de vie à celui de sa planète, il arrivera quand même un jour où celle-ci disparaîtra à son tour car son étoile, le Soleil, qui lui apporte lumière et vie, finira par s’éteindre. Les scientifiques nous disent qu’il est à la mi-temps de sa vie de dix milliards d’années. Ce n’est quand même pas demain la veille et il n’est pas urgent de faire nos valises pour migrer sur une autre planète.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Supposons donc que d’ici le grand déménagement ou, du moins que pour quelques dizaines ou centaines de milliers d’années, l’homme parvienne à survivre. Que lui arrivera-t-il? Je m’aventure ici dans le rôle de conseiller en carrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est bien difficile aujourd’hui de nier la théorie de l’évolution. Les paléontologues s’accordent à dire que, à travers toutes les phases de l’évolution de l’homme, le cerveau de celui-ci a pris de l’ampleur, que l’homme est devenu de plus en plus intelligent. Je crois que l’homme est sur une pente ascendante, que les capacités de son cerveau continuent de s’amplifier. Arrivera-t-il pour autant à vivre en harmonie avec la nature? Ça, je le présume car, comme je le disais plus haut, il risquerait de ne pas survivre s’il n’atteint pas cette harmonie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais qu’en est-il de ses «qualités de cœur»? Est-il, là aussi, sur une pente ascendante? Est-il meilleur aujourd’hui qu’il ne l’était auparavant? Est-il plus compatissant à la misère de son voisin? Est-il plus prêt à lui porter secours? Est-il moins barbare, moins cruel? Les châtiments modernes sont-ils moins pires que l’écartèlement, la fosse aux lions ou le supplice de la roue?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Évidemment, si on s’en rapporte à l’holocauste des camps de concentration nazis, aux actes de terrorisme qui sont aujourd’hui monnaie courante et à la torture que l’on continue encore à pratiquer dans de nombreux coins de la planète, pour ne citer que ces exemples, on en conclura vite que, côté cœur, l’homme contemporain a le cœur aussi noir que ses ancêtres.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais j’aime entretenir l’illusion que, côté bonté, le caractère de l’homme est en progression. Je pense, un peu naïvement sans doute, que les peuples prennent de plus en plus conscience qu’ils ont intérêt à vivre en paix et ce, pour leur plus grand bien. N’est-ce pas de cette façon qu’est née, en 1919, La Société des Nations à laquelle a succédé l’ONU? Ce mouvement de réconciliation humanitaire n’a-t-il pas lui-même présidé à la naissance de tous ces organismes internationaux d’entraide, les ONG, que l’on retrouve partout sur la planète aujourd’hui? N’est-il pas permis de voir là une progression de l’intelligence de l’homme qui le conduit à une plus grande conscience que c’est dans l’harmonie avec les autres que réside son propre bonheur?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Évidemment, on ne peut passer sous silence les multiples dérapages que l’ONU n’a pas su ou voulu prévenir comme la guerre du Kosovo, le génocide du Rwanda ou la guerre d’Iraq. Mais, dans l’ensemble, l’ONU, les ONG, les multiples organismes internationaux comme, par exemple, l’UNESCO, ne sont-ils pas des indices que le cœur de l’homme prend lentement le pas sur l’égoïsme?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;En d’autres mots, je suis enclin à croire que les qualités de cœur ont généralement tendance à suivre l’évolution de l’intelligence. Que, avec le temps, l’homme deviendra meilleur parce que plus intelligent.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Heureusement que je ne tiens pas un courrier des lecteurs car je devrais affronter une cohorte de contestataires, prêts à me contredire, preuves à l’appui. &lt;br /&gt;  &lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-5250717907164119754?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/5250717907164119754/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=5250717907164119754' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/5250717907164119754'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/5250717907164119754'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2009/09/lavenir-de-letre-humain.html' title='L&apos;avenir de l&apos;être humain'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-8887198266034078621</id><published>2009-09-21T11:04:00.004-04:00</published><updated>2009-09-21T12:21:51.605-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La Bible revisitée'/><title type='text'>La création de l'homme vue de Cap-aux-Oies</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Permettez d’abord que je vous rappelle ce que je vous disais le 8 juillet dernier en préambule à La création du monde vue de Cap-aux-Oies :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;«Vous connaissez comme moi toutes ces théories sur l'évolution n'est-ce pas? Les éléments inertes qui, après quelques millions d'années d'hésitations donnent naissance à des êtres vivants unicellulaires qui s'agglutinent dans les mers pour produire lentement des bêtes plus ou moins hideuses. Puis, celles-ci, avec le temps, se hissent péniblement sur la terre pour se transformer en une multitude d'autres bêtes dont l'une finit par se tenir constamment sur ses pattes de derrière pour devenir un "homo erectus" plus ou moins abruti qu'on a baptisé tour à tour de noms affectueux comme Pithécanthrope, Australopithèque, homme de Neandertal, homme de Cro-Magnon, et je ne sais quoi encore».&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Vous vous rappelez aussi sûrement comment, de son côté, mon grand-père de Cap-aux-Oies faisait fi de toutes ces théories sur l’évolution et, un bon matin, m’a expliqué, avec moult détails, comment s’étaient vraiment passées les choses : un Bon Dieu qui se retrousse les manches pour se lancer dans une corvée de tous les diables pour créer les astres et semer la vie sur la terre : plantes aussi bien qu’animaux. Vous vous souvenez, n’est-ce pas, de son langage imagé pour me décrire ces premiers épisodes de la création.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juste au moment où il s’apprêtait à m’expliquer la création de l’homme, son récit a été interrompu par ma grand-mère qui nous appelait pour le diner. Je vous avais donc promis de poursuivre un autre jour les merveilleuses vues de mon grand-père sur la création de l’homme. Eh bien, voila.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain matin donc, mon grand-père m’a dit qu’après avoir créé cet immense univers et tous ses animaux, le Bon Dieu a commencé à s’ennuyer. Il lui est alors venu à l’idée de planter dans le décor un petit bonhomme à sa ressemblance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Ce qu'il faut bien savoir, mon petit gars, m’a-t-il dit, c'est que dans toutes les choses des premiers jours de Sa création, le bon Dieu a mis un instinct. Dans les arbres Il a mis l'instinct de pousser, dans les roches Il a mis l'instinct de tomber, dans les oiseaux Il a mis l'instinct de voler, dans les renards Il a mis l'instinct de courir après les lièvres. Pas besoin de réfléchir, pas même besoin de penser du tout, c'est l'instinct qui fait que les choses se font toutes seules. Si tu connais bien l'instinct de la chose ou de la bête, bien tu sais d'avance ce qui va arriver. Et quand c'est Toi le bon Dieu qui a mis l'instinct dans les choses, bien il n'y a plus de surprises. Tu sais toujours tout d'avance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Ça fait que Lui Qui s'était lancé dans les grands travaux de la création avec l'idée de Se servir de Ses créatures pour S'amuser un peu, Il a commencé à tourner en rond. On était à l'aube du sixième jour de la création et, il faut bien le dire, ce jour-là Dieu s'ennuyait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Il lui est alors venu à l’idée de planter dans le décor un petit bonhomme à sa ressemblance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Alors, Il a fait venir Son Garçon Jésus et Lui a demandé s'Il avait des suggestions. Des fois, les jeunes, ça a des bonnes idées. Surtout que Celui-là, Jésus, c'était vraiment un brillant, tu sais. Mais tout ce que Jésus a trouvé à proposer pour désennuyer son Père ce sont des problèmes de mathématiques vraiment faits pour des «superbols». Le Père ça sert à rien, Il était pas doué pour les mathématiques. Tu me diras que pour faire marcher le soleil, la lune et les étoiles, il faut beaucoup de mathématiques, mais le Père, Lui, Il s'était contenté de les créer puis Il s'était aussitôt viré de bord pour confier à Son Garçon le soin de faire tourner tout ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Il en a aussi parlé au Saint-Esprit. Celui-là non plus Il n'était pas manchot, je t'en passe un papier. Mais le Saint-Esprit, comment te dire, c'était un peu comme le beau-&amp;shy;frère de Dieu le Père. Et les beaux-frères, tu sais comment c'est, hein? C'est un peu frondeur, avant-gardiste, aventurier, bref c'est pas toujours bien vu dans la famille. D'ailleurs quand la Vierge Marie est entrée plus tard dans la famille, elle L'a toujours regardé d'un air soupçonneux, Celui-là. Une femme ça a de l'intuition. Elle Le soupçonnait de quelque chose mais sans trop savoir de quoi. Toujours est-&amp;shy;il que le Saint-Esprit a lancé comme ça à Dieu le Père "T'as pas pensé à mettre un peu de piquant dans tes créatures? A leur donner un peu de "lousse", à arrêter de toujours tout décider à leur place? Laisse-leur se casser la gueule un peu. Fais-en des hommes."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Tu y penses pas" que lui répond Dieu le Père scandalisé par cette idée, "le temps de le dire, ils vont me mettre sur la terre un bordel de tous les diables." (Comme on le voit, le Bon Dieu a de ces expressions qu'on ne s'attendrait pas à retrouver dans Sa bouche. Surtout avec Son éducation).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Quand même la suggestion du Saint-Esprit a tranquillement fait son petit bonhomme de chemin dans la tête de Dieu le Père Qui trouvait bien séduisante l'idée de laisser Ses créatures prendre elles-mêmes leurs décisions. Puis pour ne pas trop prendre de risques, on pourrait limiter ça à une ou deux créatures. Comment a-t-il(*) dit ça déjà le beau-frère? "Fais-en des zommes ou des zums" quelque chose comme ça, hein? Quel mot bizarre! Si jamais je (**) me décide à créer des petites créatures de même, je les appellerai comme ça, tiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Alors Dieu le Père fait revenir Son Garçon et le Saint-&amp;shy;Esprit: "D'accord, qu'Il Leur dit, je vais vous fignoler une petite créature de mon cru comme vous n'en avez jamais vue. Une petite chose absolument autonome et donc imprévisible. J'ai comme l'impression que ça va être fou à lier et que ça va&lt;br /&gt;nous faire rigoler jusqu'à la fin des temps. Pour un bout de temps, on va laisser ça en bas sur la terre, juste pour voir de quoi ça a l'air. Puis, si c'est vraiment amusant comme je pense, on la fera monter ici en haut, à côté de nous pour continuer à s'amuser. Mais il y a un problème: pas plus de tête que ça, une petite créature de même ça nous écoutera pas, ça va faire plein de bêtises, ça va vite se faire mettre la main au collet par le diable et ça ne sera plus récupérable. On pourra jamais faire venir ça ici sans perdre complètement la face devant les anges et les archanges. Je ne sais pas trop comment régler ce problème-&amp;shy;là."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Jésus, Qui était un beau grand châtain au front bombé d'idéal, Se met à Se frotter la barbe pensivement puis, tout-à-coup, Il lève Ses beaux grands yeux clairs vers Son Père et Lui lance "Je vais aller te les récupérer, moi, tes petites bêtes!" Le Père en reste bouche bée. Tout ce qu'Il trouve à dire c'est: "Ça sera pas des bêtes, ça sera des zommes." Le Saint-Esprit ferme les yeux dans un geste d'exaspération et reprend "Pas des zommes, des HOMMES, avec un "h" muet." (Le Saint-Esprit, Il en aurait déclassé plusieurs au concours de Bernard Pivot). Mais Dieu le Père L'écoute à peine et reprend:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais comment tu ferais ça, toi, mon garçon?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;(*) Le lecteur aura noté que les membres de la Sainte Trinité Se tutoient et que, lorsqu'Ils parlent l'Un de l'Autre, Ils n'emploient pas la lettre majuscule. Comme Ils sont égaux entre Eux, Ils n'ont évidemment pas besoin de ces signes de respect. Ils n'emploient pas la majuscule non plus lorsqu'Ils parlent d'Eux-mêmes car Ils ont toujours dit que ça faisait pédant. De plus, quand l'Un d'entre Eux parle de Lui-même, Il ne dit jamais "Nous" comme l'ont fait beaucoup de rois et le font encore de nos jours certains ministres.&lt;br /&gt;(**) Vous voyez, je vous l'avais bien dit, pas de majuscules lorsqu'Ils parlent d'Eux-mêmes. Quelle leçon de simplicité, n'est-ce pas?&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bien, je me déguiserais comme l'un d'eux et je descendrais les remettre sur la bonne voie... puis, tiens, tant qu'à faire, pour être bien sûr qu'ils me prendraient pour l'un d'entre eux, je passerais par le ventre d'une de ces créatures-là, comme la plupart des petits de tes autres créatures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ma foi du bondieu, t'en as des idées, toi mon garçon. Puis, comme se parlant à Lui-même, le Père continue:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est vrai que pour ce qui est de fabriquer une créature porteuse de bébés, ça serait pas un gros problème: j'aurais rien qu'à mettre à l'homme une côte de plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Jésus et le Saint-Esprit ne comprennent pas grand chose aux recettes du Vieux et ne savent pas trop ce que la côte vient faire là-dedans mais Ils Lui font confiance, Ils savent qu'Il a plein de tours dans Son sac à magie. Pourtant, on voit que quelque chose Le turlupine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais qui c'est qui irait mettre la semence dans la créature?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je pourrais m'occuper de ça, moi, dit l'Esprit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bon, alors c'est entendu: moi, je fabrique la créature, et je lui donne une compagne. Toi, l'esprit, tu t'occupes de la semence et toi, fiston, tu iras me récupérer la créature le jour venu. On s'entend comme ça?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- D'accord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Et c'est comme ça, mon petit gars, que le premier homme est apparu sur la terre", a conclu mon grand-père en tapant sa pipe sur le bord du crachoir posé bien à plat sur la galerie de Cap-aux-Oies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-----------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous ne croyez pas un mot de la version de mon grand-père, dites-vous?... Bon, libre à vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...Se pourrait-il que, dans votre cas, vous soyez vraiment, comme moi, un descendant d'Australopithèque ou, au mieux, de l’homme de Cro-Magnon?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-8887198266034078621?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/8887198266034078621/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=8887198266034078621' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/8887198266034078621'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/8887198266034078621'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2009/09/la-creation-de-lhomme-vue-de-cap-aux.html' title='La création de l&apos;homme vue de Cap-aux-Oies'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-8283405371174527002</id><published>2009-09-15T20:05:00.003-04:00</published><updated>2009-09-15T20:09:55.726-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Autobiographie'/><title type='text'>Moi, un vieillard...jamais!</title><content type='html'>mercredi 9 septembre 2009&lt;br /&gt;&lt;a name="2484467451948711939"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je suis un vieillard. Du moins, c'est ce que disent certaines personnes malveillantes. Moi, je ne le crois pas car, dans mon calendrier, ce n'est pas avant quatre-vingt-dix-neuf ans qu'on est un vieillard. Et encore. Je dirais que ça dépend de l'environnement.Mais, depuis qu'un soir de rhumatisme et d'égarement, j'ai fait cet aveu irréfléchi, j'ai une jeune vieille amie qui ne cesse de me le remettre sur le nez. On dirait bien qu'elle s'en réjouit.Ce n'est pas parce qu'on a une épaule en compote, des pieds qui enflent, une hanche qui tiraille, une peau qui fendille, des pustules qui nous poussent sur le corps, une mémoire qui s'en va à la dérive et un squelette qui craque de partout, qu'on est un vieillard. Ce ne sont là que des broutilles et je peux vous assurer que, dans l’ensemble, je suis en bonne santé. Je crois même que je mourrai en bonne santé même si je sais bien que je ne survivrai pas à ma mort. La mort, paraît-il, c’est fatal. Bon, tant pis. En attendant, je vieillis. Ça aussi c’est fatal car, comme le dit l’adage : il n’y a qu’une façon de ne pas mourir jeune et c’est de vieillir.Pour l’instant, je ne me sens tellement pas vieux que je fais encore régulièrement du ski en me lançant sur des pentes vertigineuses, que je fais du tennis et écrase mes adversaires de smashes foudroyants et que je tire régulièrement ma balle de golf à deux cent soixante verges. Et, le meilleur, c'est qu'après ces exploits sportifs nocturnes, je m'éveille le matin pas fatigué du tout.Il faut dire que ma jeunesse qui se prolonge tient beaucoup à ce que j'ai épousé une jeune femme. Dans la vingtaine, je vous jure. Lorsque je l'ai épousée en 1957. Vous auriez dû voir cette resplendissante mariée, ce matin du 14 septembre. Tiens, si vous passez à la maison, je vous montrerai cette photo d'elle en train de signer le registre des mariages. Une beauté de femme. Un peu inconsciente, je vous le concède, car elle ne savait pas que, cinquante ans plus tard, elle aurait un vieux sur les bras. Mais elle aussi a vieilli, me direz-vous. Détrompez-vous, pas du tout. Toujours la même vivacité de corps et d'esprit, le même grand sourire, les mêmes vives réparties qui m'ont conquis dans le temps.Il faut ajouter que, pour rester jeunes tous deux, nous nous sommes fait une belle amie. Une jeune femme dans la quatrevingtaine. La fleur de l'âge. Folle juste ce qu'il faut. À cet âge là, c'est normal. Tiens, pas plus tard qu'hier, elle disait se mettre en route pour nulle part et que son génie baissait avec le soleil. Nous ne nous en faisons pas avec ça. C'est la crise de l'adolescence avec quelques décennies de retard. Elle disait même qu'elle était la nounoune du diable. Ça, j'ai pas de peine à le croire.Alors, entouré comme je suis, je ne suis pas près d'être un vieillard. J'ai encore une bonne soixantaine d'années devant moi. Mourir dans les cent trente ans, ça m'irait. Faut pas trop en demander à la vie et savoir se retirer en pleine gloire. Même si je sais que ces deux-là me regretteront bien un peu.Je ne serais pas surpris qu'elles viennent me racoler au paradis. Bon, je m'en accommoderai. Pourvu qu'elles ne me fassent pas honte devant l'Éternel.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-8283405371174527002?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/8283405371174527002/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=8283405371174527002' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/8283405371174527002'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/8283405371174527002'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2009/09/moi-un-vieillardjamais_15.html' title='Moi, un vieillard...jamais!'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-572089152997522382</id><published>2009-08-10T12:52:00.007-04:00</published><updated>2009-08-10T13:18:50.476-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Capsules astronomiques'/><title type='text'>Capsule astronomique No 7</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Les trous noirs&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’est-ce qu’un «Trou noir»?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au départ, il est un peu présomptueux de vouloir définir un trou noir puisque un tel astre est noir et donc invisible (comme on le sait, on ne peut normalement connaître les astres que par la lumière ou les ondes qu’ils émettent).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les débusquer, les astronomes rusent donc en observant non pas l’objet lui-même mais son environnement malmené par la formidable force gravitationnelle du trou noir. Ils arrivent donc ainsi à définir les trous noirs comme étant «des cadavres d'étoiles massives dont la matière est si compacte qu'ils ne permettent à rien, même pas à la lumière, de s'en échapper». &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ce qu’on peut donc observer ce sont des étoiles qui disparaissent en se faisant engloutir comme le bout de bois qui tourbillonne un moment autour du remous d’une rivière avant d’y disparaître.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les trous noirs sont extrêmement voraces et «avalent» tout ce qui passe à proximité. Le gaz des étoiles déchiquetées par un trou noir s'échauffe et rayonne de tous ses feux avant de disparaître à tout jamais dans le gouffre du trou noir. Cette brillance équivaut à celle de cent mille milliards de soleils. La lumière vient des confins de l'univers et, malgré son éloignement, brille autant qu'une étoile, d'où son nom de quasar (quasi-star).&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;La première variété de trous noirs consiste en des cadavres d’étoiles géantes dix fois plus massives que notre Soleil. Pendant toute la durée de sa vie une telle étoile maintient l’équilibre entre la force répulsive qu’exercent les réactions thermonucléaires en son sein et la formidable force de gravité qui tente de la faire s’effondrer sur elle-même. Lorsqu’une telle étoile a consommé tout son combustible, il se produit une formidable explosion. On dit alors de l’étoile qu’elle est une «supernova» projetant dans l’espace ses couches superficielles. Elle finit par s’effondrer sur elle-même sous l’action de sa propre gravité et devient tellement compacte que même la lumière ne peut plus en sortir : elle est devenue un «trou noir».&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Pour finir leur vie en trous noirs, les étoiles doivent avoir la masse d’une dizaine de soleils ou plus. Notre propre galaxie, la Voie lactée, en contiendrait quelques millions. Si jamais vous entreprenez un voyage dans la galaxie, tenez-vous loin de ces monstres : ils vous étireraient comme des spaghettis et vous ne pourriez même pas appeler votre mère au secours car aucun son ne sortirait de votre bouche.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;On dit aussi que le centre de notre galaxie, où sont concentrés en un immense bulbe des millions (voir même des milliards) de soleils, contiendrait un formidable trou noir très discret et repu de la multitude d’étoiles qu’il aurait avalées. Notre Soleil n’est pas menacé par ce monstre car il évolue dans la banlieue de la Voie lactée, à quelque vingt-sept mille années-lumière du bulbe. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;N.B. Ne pas confondre «Trous noirs» et «Matière noire». Il s’agit, dans ce dernier cas, d’une matière tout aussi invisible que les trous noirs et dont on devine la présence par son effet sur son environnement comme c’est le cas pour les trous noirs. J’en parlerai dans une prochaine capsule.&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 247px; DISPLAY: block; HEIGHT: 194px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5368379987958642354" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/SoBRJ_mXNrI/AAAAAAAAAHg/F6pj3WyjGu0/s320/trou_noir_jet_particule.jpg" /&gt; &lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;em&gt;Trou noir – vue d’artiste&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-572089152997522382?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/572089152997522382/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=572089152997522382' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/572089152997522382'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/572089152997522382'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2009/08/capsule-astronomique-no-7.html' title='Capsule astronomique No 7'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/SoBRJ_mXNrI/AAAAAAAAAHg/F6pj3WyjGu0/s72-c/trou_noir_jet_particule.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-1420698262622801802</id><published>2009-07-08T12:13:00.008-04:00</published><updated>2009-07-08T12:57:41.359-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La Bible revisitée'/><title type='text'>La création du monde vue de Cap-aux-Oies</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Vous connaissez comme moi toutes ces théories sur l'évolution n'est-ce pas? Les éléments inertes qui, après quelques millions d'années d'hésitations donnent naissance à des êtres vivants unicellulaires qui s'agglutinent dans les mers pour produire lentement des bêtes plus ou moins hideuses. Puis, celles-ci, avec le temps, se hissent péniblement sur la terre pour se transformer en une multitude d'autres bêtes dont l'une finit par se tenir constamment sur ses pattes de derrière pour devenir un "homo erectus" plus ou moins abruti qu'on a baptisé tour à tour de noms affectueux comme Pithécanthrope, Australopithèque, homme de Cro-Magnon, homme de Neandertal et je ne sais quoi encore. Mais tout ça, ne l'oublions pas, n'est qu'une théorie. Et une théorie bien embarrassante car elle nous oblige à croire que tous ses aboutissements, plantes, bêtes ou hommes, sont le fruit du hasard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par un beau jour de juillet, il y a bien longtemps, j’ai expliqué à mon grand-père ces théories sur l’évolution que je vous ai racontées il y a quelque temps dans le chapitre de mon blogue que j’appelle «Mes ancrages». Il m’a écouté sans mot dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant d’aller plus loin, laissez-moi vous dire que mon grand-père, vivait à Cap-aux-Oies, dans le comté de Charlevoix. Il fumait la pipe, portait des bretelles et se berçait sans un mot durant de longs après-midi sur la galerie d’en avant, face à la mer. Et un grand-père qui fume la pipe, porte des bretelles et se berce en silence ça réfléchit beaucoup, tout le monde sait ça. Un tel grand-père ça constitue ce que les adeptes de l'ésotérisme appellent un "milieu mental" très propice aux profondes réflexions, un «think tank» à lui tout seul si vous voulez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand j’ai terminé mon histoire, mon grand-père a secoué sa pipe sur le bord du crachoir et s’est levé en disant «Bon, c’est l’heure du souper».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant la soirée, ma grand-mère s’est jointe à nous et nous sommes retournés nous asseoir sur la galerie. Tout en regardant le ciel se violacer et la mer se calmer doucement, nous avons parlé de la famille, des pêcheries, des moissons, puis nous avons rabâché tout un tas de souvenirs. Nous avons ri et parfois nous nous sommes attendris alors que ma grand-mère détournait les yeux pour cacher ses émotions. Vers les dix heures, ma grand-mère a dit «Viens-tu te coucher, Anselme ?» Je suis resté seul un long moment à regarder les étoiles piquer une à une la nuit noire et à me laisser envahir par un sentiment de paix que je n’avais pas connu depuis longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain matin, mon grand-père et moi avons besogné autour de la maison : nourri les poules, ramassé les œufs, sarclé le jardin, cueilli un panier de fraises, coupé quelques feuilles de laitue, enlevé des gourmands sur les plants de tomates puis marché un peu sur le bord la mer en saluant les voisins. Après coup, nous sommes retournés nous asseoir sur la galerie d’en avant. Mon grand-père m’a dit d’aller prendre une bière au frigo pendant qu’il bourrait sa pipe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après quelques moments de silence, mon grand-père s’est lancé :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Tu sais tes théories sur l’évolution, eh bien je ne pense pas que la création du monde s’est passée comme ça. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Après une pause, il a continué :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Conte de fées pour conte de fées, je préfère encore les explications de notre bonne vieille "Histoire sainte" qui nous montre un Bon Dieu qui se retrousse les manches pour se lancer pendant six jours dans une corvée de tous les diables. À grands coups de pelle, de truelle et de pinceaux, il creuse des mers, construit des montagnes, dessine des arcs-en-ciel, façonne des étoiles et sculpte des arbres... Quand il s'y met, lui, plus moyen de l'arrêter.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 268px; DISPLAY: block; HEIGHT: 178px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5356130259335444082" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/SlTMF8Zo9nI/AAAAAAAAAHY/sRgom2NG3io/s320/La+cr%C3%A9ation+du+monde.jpg" /&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il faut vous dire que mon grand-père tenait lui-même ses connaissances en la matière de son propre grand-père qui, en son temps, avait lui-même été un grand-père à chaise berçante sur la galerie d'en avant à Cap-aux-Oies, dans le beau comté de Charlevoix. Et le père de mon grand-père...bon, vous me suivez, n'est-ce pas, on remonte comme ça très très loin dans le temps. Ils étaient grands-pères de père en fils dans la famille. Et cette transmission des connaissances de génération en génération ça s'appelle la tradition et, si vous prenez la peine d'adresser un petit message électronique au Vatican, on vous confirmera que la tradition constitue, après la Bible, la principale source d'information de l'Église.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Mais, a continué mon grand-père, il lui fallait maintenant mettre de la vie là-dedans. Alors, il a semé du foin, du trèfle, des carottes, des fleurs et toutes sortes de plantes, même que, avec un brin de malice, il a semé de l’herbe à puces. Puis, il a planté des arbres : des érables, des ormes, des chênes et des arbres à fruits, même des pommiers, mais les pommiers il l’a regretté plus tard quand il a vu Ève tendre une pomme à Adam.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Puis, il lui est alors venu à l’idée de planter dans le décor un petit bonhomme à sa ressemblance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Alors le bon Dieu a commencé par se faire la main en créant des animaux. Il est très habile de ses mains quand il veut le bon Dieu. Il travaille la boue comme les enfants le font avec la «plasticine» mais lui c'est un expert, un vrai magicien. Il ramasse une poignée de terre, crache dedans, la pelote bien comme il faut pour lui donner de la consistance, la dépose sur sa table de travail, la tapote un peu pour l'étendre puis là, rien qu'avec ses doigts magiques qui courent si rapidement qu'on a peine à les voir aller, il donne forme au petit tas de boue. Il se recule pour mieux regarder son oeuvre, fait une petite retouche ici et là, passe quelques coups de pinceau et là, c'est le grand moment: il se penche et souffle dessus, pas fort, juste comme ta grand-mère lorsqu'elle souffle la chandelle avant d'aller se coucher. Aussitôt la petite chose se met à frétiller. Il la prend par la queue, et plouc! Il la lâche dans l'eau: c'est une petite barbotte comme il y en a dans le ruisseau derrière la grange. Après ça, c'est un lièvre qui se dresse sur ses pattes de derrière, pointe les oreilles et s'agite le museau. Il lui fabrique une belle carotte orange en un tournemain puis clac! une petite tape sur les fesses et notre lièvre part en courant à travers champs. Pas longtemps après, c'est un beau renard roux qui prend vie, mais il a pris soin de créer quelques autres petites choses entre le lièvre et le renard pour donner au lièvre le temps de prendre une bonne avance. Puis là, quand il se sent une âme d'artiste, le bon Dieu se fabrique quelques papillons ou bien des hirondelles ou bien des chevreuils. Mais tout bon Dieu qu'il soit, il a parfois des épisodes de paranoïa: alors il fabrique des éléphants ou même des baleines bleues. Quand il est vraiment déprimé, il fabrique des crapauds, des araignées et des serpents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«La Bible dit qu'il a fait tout ça en moins d’une semaine. Écoute bien, mon petit gars, le bon Dieu il est vite sur les patins mais faut quand même pas exagérer. Dans ce temps-là, les jours n’étaient pas courts comme ceux d'aujourd'hui. Le soleil avait à peine commencé à tourner autour de la terre. Il n’avait pas encore pris son élan. Ça fait que les journées pouvaient durer un an ou deux en jours d'aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Alors, il ne lui restait plus qu’à créer l’homme. Ça, c’était plus délicat. Comment faire ? Il a commencé…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juste à ce moment-là, le récit a été interrompu par la voix de ma grand-mère: «Approchez les hommes, le diner est servi !»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous conterai donc un autre jour la suite de la création du monde vue de Cap-aux-Oies. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-1420698262622801802?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/1420698262622801802/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=1420698262622801802' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/1420698262622801802'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/1420698262622801802'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2009/07/la-creation-du-monde-vue-de-cap-aux.html' title='La création du monde vue de Cap-aux-Oies'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/SlTMF8Zo9nI/AAAAAAAAAHY/sRgom2NG3io/s72-c/La+cr%C3%A9ation+du+monde.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-8585757161179978659</id><published>2009-06-28T12:03:00.003-04:00</published><updated>2009-06-28T12:18:20.320-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Armelle Barguillet'/><title type='text'>Mon écrivaine favorite</title><content type='html'>Armelle Barguillet est une écrivaine de grand talent et à l’écriture fluide que j’ai eu le bonheur de connaître alors que je travaillais sur mon manuscrit «Les nouveaux Gulliver». Elle a fait de ce manuscrit un éloge qui m’a coupé le souffle.&lt;br /&gt;Son blogue, «La plume et l’image» (&lt;a href="http://abarguillet.mon.allocine.fr/"&gt;http://abarguillet.mon.allocine.fr/&lt;/a&gt;), est suivi par près d’un million de lecteurs et fourmille de chroniques portant sur le cinéma, la littérature, l’actualité et les réflexions qu’elle lui inspire. Elle écrit aussi des contes pour la jeunesse, des chansons, des récits de voyages et j’en passe et j’en passe. Elle est une passionnée de Marcel Proust. Elle donne des conférences sur ce grand auteur et a publié et gagné des prix sur le sujet. Elle est aussi poète et a notamment publié un magnifique de recueil de poésie intitulé «Profil de la nuit». Ses textes sont enrichis de nombreuses illustrations. Je vous laisse le plaisir de la découvrir. Vous en aurez pour des heures.&lt;br /&gt;Au hasard de mes lectures du blogue d’Armelle Barguillet, j’ai glané ce texte sur le bonheur que je partage avec vous :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;«D'essence rare, subtile, il n'est pas un état naturel. Personne ne peut nous rendre heureux si nous-même ne le souhaitons pas. Le bonheur est donc une affaire entre soi et soi. Il y a des gens doués pour le bonheur, d'autres qui ne le seront jamais. Mon bonheur, je puis l'acquérir avec presque rien et le détruire avec presque tout. Contrairement au plaisir, à la félicité, à l'extase, on l'associe à une idée de continuité. On peut envisager que les gens, qui ne sont pas malheureux, sont heureux. Mais il n'en est rien. Un peuple en paix devrait être un peuple heureux, l'est-il, le serait-il sans le savoir ? N'est-ce pas l'irruption du malheur qui nous donne à penser que dans l'état précédent nous étions heureux? Je ne savais pas que j'étais heureuse pourrait dire une personne qui vient d'être frappée par le malheur. Car le malheur a ceci de particulier : il frappe. Je crois qu'il n'y a pas de recette au bonheur. Chacun le secrète comme un miel de façon personnelle. Il n'est pas obligatoirement lié à un événement : retrouvailles, naissance, mariage, diplôme, récompense. Non, il nous touche au plus profond de nous-même sans que nous comprenions ni pourquoi, ni comment. On connait le plus souvent le bonheur, alors que rien nous y préparait : à la vue d'un beau paysage, à l'écoute d'une belle musique, à la rencontre d'une personne, dans la solitude de la nature. Parce qu'il correspond à un bien-être intérieur, à un accord profond avec ce qui nous entoure. Supérieur à la satisfaction, qui suppose une part d'égotisme et d'auto-suffisance, il est tout ensemble fragile, surprenant, désinvolte, touchant, nécessaire, humble et confidentiel.»     &lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-8585757161179978659?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/8585757161179978659/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=8585757161179978659' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/8585757161179978659'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/8585757161179978659'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2009/06/mon-ecrivaine-favorite.html' title='Mon écrivaine favorite'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-893293562680648033</id><published>2009-06-18T13:01:00.004-04:00</published><updated>2009-06-18T13:19:36.914-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nostalgies'/><title type='text'>Lettre à mon cousin</title><content type='html'>Mon cher Jacques,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;C'est avec toi, t’en souviens-tu, que, deux fois par semaine, nous allions chercher le lait en haut de la montagne.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je n'étais pas bien vieux, dix ans, pas plus. Toi, mon cher cousin, tu avais quinze ou seize ans, je crois bien.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Tu passais souvent tes étés avec nous à la campagne, dans ce chalet isolé que nous avions à Saint-Félix-de-Valois, sur le bord de la rivière L'Assomption. Un petit coin de rêve où nous n'avions pas l'électricité et où, le soir, ma mère allumait les lampes à l'huile et mettait le feu aux deux manteaux de la lampe Coleman.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Pour garder les aliments au frais, nous les mettions dans une grande boîte de fer-blanc solidement ancrée dans l'eau glacée du ruisseau qui passait derrière le chalet. C'est pour avoir toujours du lait frais que nous allions en chercher tous les deux ou trois jours. Le village était loin, en haut d'une grande côte en S, et, sur semaine, nous n'avions pas de voiture pour nous y rendre. Même que, une fois par semaine, le boucher descendait dans son petit camion réfrigéré par de gros blocs de glace et où ma mère choisissait quelques pièces de viande.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le lait, il fallait aller le chercher en haut de la montagne. Toujours le soir, après le souper. Une fois mon frère Raymond, avec mon cousin Julien et, la fois suivante, toi qui étais le plus vieux des quatre garçons, avec moi qui étais le plus jeune.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Pour monter, nous faisions un détour pour aller prendre un sentier en pente douce. Là-haut, le fermier Buddy nous donnait du lait encore chaud qui, en coulant, faisait des bulles à la surface de nos bidons. Buddy était un gros rougeaud, sympathique et méticuleux, qui prenait toujours soin d'enlever, délicatement et du bout de ses gros doigts, la mouche en train de se noyer dans son sceau, avant de verser le lait dans nos bidons.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pour redescendre, nous empruntions un sentier plus abrupt mais qui nous menait plus directement à la maison. Parfois, nous arrêtions en route pour regarder baisser le soleil sur les montagnes d'en face. C'était un beau moment.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens combien tu raffolais de l'opéra et ne te lassais pas de faire tourner des disques de Caruso sur notre gramophone à manivelle. Ensuite tu chantais. Tu avais une voix de ténor léger, une voix agréable, un peu voilée. Je ne suis pas un amateur d'opéra mais si je connais aujourd'hui les paroles de nombreux airs, c'est de cette façon que je les ai apprises, un peu de travers parfois il faut bien dire.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Un soir, plus tard, beaucoup plus tard, je suis allé te rendre visite à l'hôpital. Tu avais été opéré pour une tumeur cancéreuse et tu semblais sur la voie de la guérison. Tu étais manifestement heureux de t'en être tiré et, dans l'enthousiasme, nous nous étions promis d'aller souper avec nos femmes dans un restaurant dont tu m'avais vanté les mérites.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Nous ne sommes jamais allés souper dans ce fameux restaurant car tu es mort quelques jours plus tard.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;J'aimerais bien qu'une de ces fois tu viennes me dire si, là-haut, on entend chanter Caruso et si on peut voir les couchers de soleil sur les montagnes de Saint-Félix.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;À un de ces quatre,&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ton cousin Jean &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-893293562680648033?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/893293562680648033/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=893293562680648033' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/893293562680648033'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/893293562680648033'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2009/06/lettre-mon-cousin.html' title='Lettre à mon cousin'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-2859567690879969442</id><published>2009-05-26T12:52:00.004-04:00</published><updated>2009-05-26T13:11:33.236-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mes déraillements'/><title type='text'>Les corps célestes</title><content type='html'>&lt;div&gt;Chers amis,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Dans ma capsule astronomique du 18 mai, je vous disais les difficultés d’entrer en communication avec d’autres êtres intelligents de l’Univers. Ce n’est pas tout à fait exact. Nous sommes tous en communication avec un corps céleste bien connu : notre ange gardien. Veux, veux pas, nous en avons tous un.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ma mère me l’a dit, le frère Omer des écoles chrétiennes me l’a dit, mon confesseur le père Eusèbe me l’a dit, en somme toute la chrétienté le dit. Et quand une croyance comme celle-là est répandue à travers toute la chrétienté, on appelle ça La Tradition. Et, si vous prenez la peine de téléphoner à Benoît XVI, il vous confirmera que La Tradition est une source de foi aussi fiable que la Bible. Point à la ligne. Et n’allez pas commencer à m’objecter Jonas dans la baleine ou la traversée de la Mer Rouge : il n’y avait pas de BD dans le temps et les rédacteurs de la Bible avaient bien le droit de faire rigoler leurs lecteurs de temps en temps. D’ailleurs, l’Église catholique a conservé cette pratique de l’humour comme lorsque le Pape Pie IX dans sa bulle&lt;span style="color:#000000;"&gt; &lt;em&gt;Ineffabilis Deus&lt;/em&gt; &lt;/span&gt;du 8 décembre 1854 a décrété que L'immaculée conception de Marie était un dogme de &lt;span style="color:#000000;"&gt;l'Église catholique&lt;/span&gt;. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Alors, revenons à nos anges gardiens. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas pour vous, mais moi je le porte sur l’épaule gauche. Tout simplement parce que je suis droitier et que ça me laisse plus de liberté dans les mouvements de mon bras droit. Les anges gardiens savent ça d’instinct. C’est pas comme mon tailleur qui, la dernière fois que je me suis fait confectionner un pantalon m’a demandé, lorsqu’il s’est agi de l’ajustement de la fourche, si je «portais» à droite ou à gauche.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Donc, c’est sur mon épaule gauche que mon ange gardien se juche généralement. Parfois, toutefois, quand je joue au golf, il se niche sur mon épaule droite tout simplement pour accentuer le balancement de mon corps vers la droite lorsque je termine mon swing. Un instinct terrible, je vous dis.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le mien est un modèle extensible. Peut s’étirer ou se raccourcir. (N’allez pas pour autant penser que je tiens là une poupée gonflable). Si, par exemple, il manque d’exercice, il se lève, se grandit, passe une jambe sur l’autre épaule et ainsi campé sur mes deux épaules, s’étire, baille un peu et se livre à quelques exercices. Même à ces moments, il conserve sa longue tunique blanche mais ne porte aucun sous-vêtement car il semble que, de là où il vient, on considère qu’il s’agit là de petites choses inutilement affriolantes. Il «s’éjarre»* forcément pour prendre une telle position mais jamais, je vous le jure, jamais je ne lève alors les yeux : je ne veux pour rien au monde intervenir dans les débats des théologiens sur le sexe des anges.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;N’empêche que je crois les anges de sexe féminin. Je ne verse pas pour autant dans des considérations d’ordre théologique. Non, je me base simplement sur des questions de vêtements et de comportements typiquement féminins. Vous remarquerez que, dans toutes les illustrations que l’on fait des anges, ils portent toujours une tunique ou du moins une robe, parfois même un peu «écourtichée»*, mais jamais de pantalon. Feuilletez un peu votre «Histoire sainte illustrée» cachée dans un coin de votre bibliothèque et vous verrez bien. Au surplus, ils jouent généralement du luth, ont les cheveux bouclés, se tiennent les pieds élégamment croisés et ont souvent le menton gracieusement reposé sur la main. Ce sont là tout autant d’indices sur le sexe des anges, ne croyez-vous pas? Non, décidément, je les vois mal en joueurs de football ou en lutteurs sumo. Vous m’objecterez peut-être que toute la cohorte des êtres qui volètent dans le paradis porte des noms masculins : anges, archanges, chérubins, séraphins, etc. Mais ce n’est là qu’un indice du sexisme qui règne encore là-haut. Il y a tout de même les vierges qui conservent leur féminité. Mais à quel prix je vous dis : on leur associe généralement le titre de martyres.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Mon ange personnel, pour en revenir à lui (j’aimerais mieux dire à elle mais le Larousse s’y objecte résolument), je vous dirai que, même s’il est extensible, il adopte généralement le petit format : assis sur mon épaule gauche, pieds croisés, bras droit autour de mon cou pour assurer l’équilibre et la bouche à hauteur de mon oreille gauche pour me parler. Dieu ce qu’il peut parler! (Est-ce là un autre indice de sa féminité? Bon, je n’insiste pas). Toujours à me donner des conseils, généralement d’ordre moral. Si j’ai le malheur de lorgner un peu trop les jolies filles de la rue Cartier, il me lance des tut, tut, tut, menace de tout raconter à ma femme et va même jusqu’à me brouiller la vue. Dans de tels cas, j’exerce des représailles. Je fais quelques pas de course et m’arrête brusquement devant la devanture d’un commerce : forcément, il pique une tête dans la vitrine et se ramasse brutalement par terre. Il n’est pas content du tout, du tout, je vous assure et mijote alors des idées de vengeance mais, heureusement pour moi, il n’est pas rancunier. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Vous vous demandez sans doute s’il a des ailes. Mais oui il en a. Comme tous les anges d’ailleurs. Mais elles sont rétractables. Heureusement, car lorsque je descends une pente à skis, nous nous envolerions. Il adore le ski et ne cesse de crier tout le long de la descente. Ce qui m’agace beaucoup c’est que, lorsque la pente est vraiment raide, il se met les mains devant mes yeux pour bien s’accrocher. Vous dire le nombre d’arbres sur lesquels je me suis alors buté…&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Malgré ces petits accrocs occasionnels, nous nous accommodons très bien, mon ange et moi. J’arrête là mes commentaires car il a une nature discrète et n’aime pas beaucoup que je parle de lui.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Et vous, comment vous arrangez-vous avec votre ange?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Votre vieil ami Jean&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;*québécisme &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5340181206729276498" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 240px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/Shwig5dQvFI/AAAAAAAAAHQ/au62fhhrU4M/s320/ange+gardien.bmp" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-2859567690879969442?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/2859567690879969442/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=2859567690879969442' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/2859567690879969442'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/2859567690879969442'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2009/05/les-corps-celestes.html' title='Les corps célestes'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/Shwig5dQvFI/AAAAAAAAAHQ/au62fhhrU4M/s72-c/ange+gardien.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-8995921812093962436</id><published>2009-05-18T12:47:00.003-04:00</published><updated>2009-05-18T13:03:58.182-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Capsules astronomiques'/><title type='text'>Capsule astronomique No 6</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;À la recherche des petits bonhommes verts&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le soleil, on le sait, est entouré de huit planètes, incluant la Terre et un bon nombre de satellites (comme notre lune) circulent autour de ces planètes. Il y a peut-être des micro-organismes sur certaines de ces planètes ou leurs satellites, mais aucune trace de vie évoluée comme on en connaît sur la Terre.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Depuis quelque temps, astronomes et astrophysiciens se sont mis à la recherche de planètes autour d’autres étoiles de notre galaxie … et en ont trouvées. On a baptisé ces planètes du nom d’exoplanètes ou planètes extrasolaires (le «ex» signifiant qu’il s’agit de planètes hors du système solaire). Récemment encore, on disait avoir repéré quelques trois cents exoplanètes. Mais comment, direz-vous, peut-on repérer des planètes circulant autour des lointaines étoiles de notre galaxie alors qu’on sait très bien que ces planètes sont sûrement voilées par l’éclatante lumière de leurs étoiles?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Et bien, on ne repère ces planètes que par l’influence qu’elles exercent sur leurs étoiles. Par la loi de la gravitation, une exoplanète agit sur le mouvement de son étoile en la faisant osciller ou en accélérant ou retardant son mouvement. C’est donc en observant le mouvement d’une étoile qu’on en déduit qu’elle est entourée d’une ou de quelques exoplanètes. Mais, pour ce faire, il faut être patient car, pour mesurer l’effet de la planète sur l’étoile, il faut attendre que la planète ait fait le tour complet de son étoile, ce qui peut prendre quelques années ou même quelques centaines d’années.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Donc, jusqu’à tout récemment, tout en devinant ainsi la présence de certaines exoplanètes, on n’en avait jamais vraiment vues. Mais, soudain, coup de théâtre, trois astrophysiciens de l’université Laval, en traitant les images provenant d’une étoile située à 130 années-lumière de la Terre, ont vu, de leurs yeux vu, trois planètes circulant autour de cette étoile. La technique qu’ils ont mise au point leur a permis de tamiser suffisamment la lumière provenant de l’étoile pour leur permettre de voir les trois planètes. C’est vraiment un exploit et la nouvelle a vite fait le tour de la terre.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il faut dire que, depuis quelque temps, on s’emploie à repérer de nouvelles planètes et on lance dans l’espace des satellites dédiés à cette recherche. Il y aura même, en 2013, le successeur du fameux télescope spatial Hubble, le «James Webb» qui scrutera l’univers avec plus de précision que jamais.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Derrière cette recherche, il y a toujours l’espoir d’en arriver un jour à repérer de la vie quelque part dans l’univers et même à entrer en contact avec des êtres intelligents. Mais la distance crée un problème qui paraît insurmontable dans l’état actuel de nos connaissances. Supposons que sur l’une des trois planètes repérées par nos trois astrophysiciens, il y ait des êtres intelligents, eh bien le signal qu’on lui enverrait prendrait 130 ans à se rendre (à la vitesse de la lumière) et la réponse prendrait autant de temps à nous revenir. Comme moyen de communication rapide, on a déjà vu mieux. Et tout ceci en supposant qu’on ait trouvé un langage commun. Ce n’est pas demain la veille.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Dans son récent livre «Je n’aurai pas le temps», Hubert Reeves, dit qu’on n’a aucune preuve de la présence d’êtres intelligents dans l’univers, ailleurs que sur la Terre, mais que, personnellement, il croit qu’il y a ou qu’il y a eu dans l’univers des milliers, voir des millions ou même des milliards d’astres qui ont abrité ou abritent encore des civilisations intelligentes. Ce n’est pas étonnant si l’on considère les milliards de milliards d’étoiles et de planètes qui peuplent notre univers. Hubert Reeves pousse même l’audace jusqu’à dire que nos messages pourraient dépasser la vitesse de la lumière en empruntant le couloir des trous noirs???* Il ne faudrait pas s’en étonner car, en astronomie, la réalité dépasse souvent la fiction.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Référence : Revue «Québec Science Février 2009»&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;*Dans une prochaine capsule, j’aborderai ces mystérieux et voraces mangeurs d’étoiles que sont les trous noirs.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-8995921812093962436?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/8995921812093962436/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=8995921812093962436' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/8995921812093962436'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/8995921812093962436'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2009/05/capsule-astronomique-no-6.html' title='Capsule astronomique No 6'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-5335903968032588281</id><published>2009-05-11T15:25:00.004-04:00</published><updated>2009-05-11T15:46:06.150-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Autobiographie'/><title type='text'>Parlez-moi de moi</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il y a cette jolie chanson de Patrick Fiori «Parlez-moi de vous» que vous connaissez sans doute mais aujourd’hui c’est plutôt un «Parlez-moi de moi» que je vous propose. Mais comme je doute que vous me connaissiez suffisamment pour le faire convenablement, je vais m’en charger moi-même.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;J’ai là, sous la main, l’occasion toute rêvée pour le faire : je viens tout juste de remporter le troisième prix d’un concours de nouvelles lancé par la FADOQ. Bon, je vous vois venir : vous me direz que ce n’est qu’un troisième prix et que la FADOQ n’est qu’une organisation de «petits vieux». Je vous demanderai d’abord de surveille votre langage. «Petits vieux» n’est pas très respectueux, d’autant plus que le concours s’adressait à des gens de cinquante ans et plus, la catégorie d’âge de la plupart d’entre vous qui lisez ce texte, si je ne me trompe. Quant à votre façon de lever le nez sur un troisième prix, laissez-moi vous dire qu’il n’y a pas si longtemps j’ai gagné le premier prix du concours «La plume d’argent», commandité par la Fondation Berthiaume du Tremblay. Un autre concours de petits vieux, radoterez-vous. Mais là, je crois avoir déjà répondu à cette remarque déplacée et à la limite du mépris. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;J’ajouterai même que je n’ai pas gagné que des concours de  l’âge d’or. J’ai gagné mon premier concours à l’âge de douze ans! Là, j’espère que ça vous en bouche un coin. Oui, Monsieur, à l’âge de douze ans. Un concours commandité par le «Pain Suprême». J’avais sûrement un talent fou à cette époque car on m’a annoncé que j’étais le grand gagnant avant même que j’aie écrit une seule ligne du texte vainqueur. Les jeunes génies de la musique, du chant ou de l’écriture s’exhibaient alors sur la scène du Gésu à Montréal dans le cadre d’une populaire émission radiophonique intitulée «La jeunesse au micro». J’ai donc donné lecture de ma «composition française» d’une voix tremblotante à la radio devant une salle pleine à craquer. Une salve d’applaudissements a accueilli ma performance et on m’a remis une magnifique montre en or «Bulova» d’une valeur de 50$. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Une seule ombre au tableau : la magnifique composition avait été écrite par un oncle bienveillant. Bon, vous n’allez quand même pas chipoter sur les détails, j’espère. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;À l’époque, 50$ ce n’était pas rien et, comme nous tirions un peu le diable par la queue, ma mère qui se souciait bien plus de nourrir ses poussins que de savoir l’heure a mis la montre en vente. C’est une dame bienfaitrice qui l’a achetée. Et vous savez quoi? Eh bien, elle me l’a rapportée! Vraiment touchant, hein? &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ne sortez quand même pas trop vite vos mouchoirs car ma mère s’est aussitôt virée de bord et l’a revendue! Et nous avons eu du beurre sur notre pain pour un autre bon moment. N’empêche que, depuis ce temps là, je ne porte plus de montre, comme vous l’avez peut-être remarqué. J’ai trop peur que le fantôme de ma mère vienne me la piquer durant la nuit.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ce long aparté, était pour vous faire voir que je n’ai pas gagné que les concours de «petits vieux», comme vous dites.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;En fait, en toute fausse humilité, je dois vous dire, comme vous l’avez sans doute remarqué, que je suis un habitué des prix littéraires. Si vous faites la moyenne, j’en gagne un tous les 23 ans et j’ai bien l’intention de garder le rythme. Je suis comme ça, moi : quand je pars sur une lancée, plus rien ne m’arrête. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Voilà, je pense que, pour aujourd’hui, j’ai assez parlé de moi. Et si, maintenant, vous me parliez de vous?               &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-5335903968032588281?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/5335903968032588281/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=5335903968032588281' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/5335903968032588281'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/5335903968032588281'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2009/05/parlez-moi-de-moi.html' title='Parlez-moi de moi'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-8131283639412001620</id><published>2009-05-04T12:02:00.003-04:00</published><updated>2009-05-04T12:06:40.912-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fantaisies'/><title type='text'>C'était hier</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Je te l'avais bien dit, hier, que demain il ferait beau. Bien, aujourd'hui, c'est le demain d'hier et, comme tu vois, il fait vraiment beau. Ce qui n'a pas empêché hier de faire beau. Ce qui n'empêchera pas non plus demain ou, si tu veux, le surlendemain d'hier, de faire beau aussi. Alors, cesse de te demander si demain il fera beau car la beauté du monde c’est en soi qu’on la porte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cesse aussi de t’interroger sur le temps qu’il te reste car, tu le sais bien, nous sommes éphémères comme tous les êtres et toutes les choses de l’univers. C’est déjà un immense privilège que de faire partie de cet univers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cesse enfin de t’interroger sur la nature du temps car le temps n’existe pas en soi. Il n’existe que par ce qui permet de le mesurer, comme la course du soleil ou le passage du jour à la nuit. Avant le Big Bang, le temps n’existait pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour en revenir à hier, qui était l'avant-veille de demain, je te dirai que je suis sorti de l’hiver l’âme légère et que je suis retombé sur mes pieds, bien droit dans mes souliers comme tu dis parfois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ne rien perdre de ce doux flottement de mon âme (se pourrait-il que j'en aie une?), je suis allé à l'île d'Orléans. En sortant du pont, tu piques à droite, vers Ste-Pétronille. Un peu avant d'arriver au bout de l'île, tu vires à gauche sur le chemin de l'église. Puis, presque aussitôt, tu repiques à droite pour déboucher sur l'église. Là, tu stationnes devant le cimetière tout à côté. Un cimetière si beau que, si tu prêtes un peu l'oreille, tu entends les morts sourire à travers le chant des oiseaux. Quand tu descends, tu respires soudain la vie cachée depuis longtemps au fond de toi. Elle était pourtant là, tout près, et tu ne la savais pas. Il a suffi d'une église baignée de lumière, d'un joyeux cimetière, de quelques trilles d'oiseaux, de pans de ciel bleu filtrant au travers de grands arbres épanouis et de la discrète caresse d'un vent léger pour faire éclore le printemps en ton coeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est là, je te le dis, l'entrée du paradis. D'autant plus que si tu marches lentement sur la route encadrée de grands arbres protecteurs et semée de jolies maisons où l'on rêve de vivre, tu verras bien que c'est le chemin qui y mène. En fait, c'est une éclaircie sur la route du paradis que l'on porte en soi et qui, parfois, se dévoile, le temps d'un regard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je t'y emmènerai un jour.     &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-8131283639412001620?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/8131283639412001620/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=8131283639412001620' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/8131283639412001620'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/8131283639412001620'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2009/05/cetait-hier.html' title='C&apos;était hier'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-8072905617977361774</id><published>2009-04-20T14:50:00.004-04:00</published><updated>2009-04-20T15:39:18.026-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les incroyables virées'/><title type='text'>L'aéroplane</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Prends-moi la main et jure-moi de me suivre jusqu’au bout du monde.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Alors, un de ces quatre matins, tu me verras arriver sur les Plaines d’Abraham dans mon biplan. Tu sais, un de ces vieux aéronefs à deux places avec deux grandes ailes en toile, l'une sous la carlingue et l'autre au-dessus. Un oiseau magnifique.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Tu te seras habillée à la mode des aviatrices des années 20: un pantalon bouffant (des «breeches») beige, avec un court blouson de cuir brun et de longues bottes lacées, collées sur les jambes. Tu auras un couvre-chef d'aviateur, en cuir également mais plus foncé, moulant la tête et solidement retenu par une longue ganse passant sous le cou. Tu porteras aussi de bons gants, de même couleur que ton couvre-chef. Je serai habillé de la même façon, mais toi tu auras un grand foulard de soie enroulé autour de ton cou et qui pendra dans ton dos. Rose, je crois, ce foulard. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Avant de monter à bord, tu te posteras à l'avant de l'appareil, tu empoigneras des deux mains une pale de l'hélice et, d'un vigoureux mouvement, tu amorceras l'engin. Je t'aurai prévenue de faire bien attention pour ne pas te casser un bras et pour ne pas, non plus, laisser l'hélice happer ton foulard lorsque, dans un bruit de tonnerre, elle se mettra à tourner follement.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Puis, contournant les ailes, tu t'approcheras de la cabine et, levant la jambe bien haut pour t'appuyer le pied sur l'aile du bas et t'agrippant des deux mains à la carlingue, tu grimperas alors à l'avant. Moi je me serai déjà installé à l'arrière pour la manœuvre d'amorçage. C'est la place du pilote sur ces vieux modèles. Je te crierai de bien t'attacher. On doit crier car le moteur est très bruyant et, au surplus, la cabine n'est pas fermée. Le corps est à l'air libre. C'est pour cela qu'on doit porter de grosses lunettes d'aviateur attachées derrière la tête par une bretelle et s'habiller chaudement.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Lorsque tu seras bien installée dans ton siège, je tournerai notre vieux zinc pour le mettre face au vent. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Avant de décoller, je t'aurai invitée à te recueillir avec moi un moment pour nous plonger dans un état d'esprit de réconciliation avec nous-mêmes et avec tout l'univers. Car je pense, à l'instar de beaucoup de grands maîtres à penser de l'Orient, que la communion d'esprit avec l'univers est la clef qui permet d'en pénétrer les secrets et même d'en contrôler les forces.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Car, et cela je ne te l'avais pas dit, pour voler dans mon aéroplane, il faut être un brin thaumaturge. Attends un peu et tu verras ce que je veux dire.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Nous en sommes donc rendus au point où j'aurai tourné mon appareil nez dans le vent. Comme ce vent sera un vent d'est, j'aurai roulé jusqu'à l'extrémité ouest du champ de bataille qui borde le musée. Il faut toujours, comme tu le sais sans doute, décoller le «nez dans le vent». Je mettrai alors le pied sur le frein, enclencherai l'embrayage et pousserai à fond la manette des gaz. Le moteur rugira et l'appareil vibrera. À partir de là, n'essaie même plus de me parler. On ne s'entendra pas.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Nous serons donc là, pleins gaz, le nez agressif, bien droits sur nos roues, comme le fauve prêt à bondir sur sa proie mais tenu fermement en laisse par son maître. Je lâcherai les freins. Notre engin s'élancera à l'instant même où la police des Plaines arrivera en courant, gesticulant pour nous interdire de décoller. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Notre tarmac de fortune est plutôt cahoteux et ça bringuebalera ferme dans le cockpit. Heureusement que j'aurai pris la précaution d'installer un petit coussin sur ton siège car je t'aurais démoli l'arrière-train.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;C’est à ce moment que la situation se corsera. Nous serons face au musée, à l'autre bout du champ. À vue de nez, je dirais que notre piste d'envol n'a pas beaucoup plus de 150 mètres. Il faudra donc s'élever rapidement si on ne veut pas aller étêter les grands arbres qui bordent le champ et s'écraser piteusement sur le toit du musée. Or, notre vieux coucou n'est ni un hélicoptère ni un de ces avions à décollage vertical que l'on connaît de nos jours. Il a beaucoup de courage mais c'est toujours à grand-peine qu'il s'arrache au sol. Alors, décoller sur une piste de 150 mètres, disons le tout net, c'est tout à fait impossible! À moins, et là je pèse bien mes mots, à moins, dis-je, d'un miracle! &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;C'est là qu'interviendra l'esprit de communion avec l'ensemble de l'univers dont je te parlais tantôt. Nous nous serons recueillis pour bien sentir notre aéronef, faire corps avec lui et, plus que cela: devenir l'aéronef. Là, il faudra nous imaginer, décollant du sol et entraînant notre aéronef. Avec un tel état d'esprit, rien n'est impossible: après avoir parcouru 30 mètres tout au plus, le nez de notre appareil se dressera à presque 45o et nous nous élèverons, sous le regard ébahi des patineurs évoluant sous nos yeux, pour aller survoler le musée, virer avec élégance sur l'aile droite et nous diriger vers le fleuve. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Nous décrirons alors un grand S pour venir nous poster au-dessus du fleuve en direction est et garder le nez au vent, tout en prenant de l'altitude. Nous suivrons alors le cours du fleuve, survolerons l'île d'Orléans, l’île aux Coudres et l’île Verte et garderons le cap jusqu’aux Escoumins.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Pour te familiariser avec l'appareil et dissiper tes craintes, je le ferai basculer sur l'aile gauche, puis sur l'aile droite. Tu nous verras ainsi décrire de longues courbes au-dessus du fleuve, des virages, très doux au début puis de plus en plus accentués, qui te feront pousser de petits cris. Mais tu t'y feras vite et c'est alors que je te proposerai quelques manoeuvres un peu plus osées. Je te parlerai à l'aide d'un walkie-talkie que j'aurai pris soin d'apporter. Tu tourneras vers moi un regard un peu craintif et je clignerai des yeux pour te rassurer et te dirai de te sangler solidement. Nous entreprendrons, graduellement faut-il le dire, des tonneaux enchaînés, des montées vertigineuses et des descentes en vrilles, moteur éteint. Je sourirai en t'entendant pousser des cris aigus de frayeur qui feront bientôt place à tes fous rires. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Toutes ces cabrioles nous amèneront à la fin du jour. Je virerai alors cap à l'ouest pour voler droit vers le soleil qui baissera sur la ligne d'horizon.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Écoute, je te concède que mon appareil est assez bruyant et peu confortable même si, comme je te l’ai dit, j’aurai pris soin de glisser un petit coussin sous tes fesses. Par contre, il faut le voir pour ce qu’il est : un oiseau de rêve. Une fois élancés dans les airs, il s’agit d’oublier la terre et ses tracasseries, petites et grandes. Se concentrer sur la beauté des ailes de libellule de notre engin, la délicatesse de la membrure qui sous-tend sa voilure, son courage de tenir l’air malgré sa fragilité. Puis, porter son regard sur le ciel tout autour et éprouver jusqu’au fond de ses tripes un incomparable sentiment de liberté. Se détendre de la pointe des cheveux jusqu’au bout des orteils et sentir qu’on ne fait qu’un avec l’univers, que l’appareil pourrait s’évanouir et qu’on continuerait de flotter indéfiniment. Sentir une paix suprême et une joie sans ombre nous envahir.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Je te dirai de fermer les yeux et te raconterai que nous irons sillonner les replis du firmament. Que, la nuit venue, nous monterons droit vers les étoiles. Que nous louvoierons entre les galaxies, évitant soigneusement les trous noirs, ces impitoyables dévoreurs. Que nous découvrirons de nouveaux mondes et planterons nos drapeaux sur de jeunes planètes. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Je t'expliquerai aussi que la force d'attraction des astres que nous côtoierons nous propulsera graduellement à la vitesse de la lumière. Et qu'alors, comme nous l'a promis Einstein, le temps qui nous enveloppe se déformera. Que nos jours s'étireront, que nous cesserons de vieillir et que, projetés dans le passé, je crois même que nous rajeunirons.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Pour ce qui est de visiter le pays du Bon Dieu dont tu me parles si souvent, ça aussi notre biplan peut nous y amener. Mais il faut être prêt à un grand sacrifice : celui de la vie. Il suffit de couper les gaz, de planer un petit moment en se laissant porter par notre élan, puis se mettre à piquer du nez et entrer dans une vrille spectaculaire et enivrante, pour finalement s’écraser dans un champ de patates du comté de Portneuf. Là, quand tu sors de l’aéroplane, tu as l’impression de marcher dans la mousse. Tu te frottes un peu les yeux puis tu te rends compte que tu es passée de l’autre bord de la clôture et que tu patauges dans les nuages en t’enfonçant jusqu’aux cuisses. Le temps de te mettre les mains en visière pour te protéger du soleil éblouissant et, peu à peu, tu te rends compte que cette lumière aveuglante, ce n’est pas le soleil. C’est le Bon Dieu lui-même en personne, assis là-bas sur un gros nuage blanc. Il te regarde d’un air attendri et un peu moqueur pour te dire que ce long et parfois difficile voyage sur terre n’était qu’un bon tour qu’il t’avait joué. Puis, te remettant peu à peu de tes émotions, tu verras apparaître, quelque peu vaporeux au début mais de plus en plus définis au fur et à mesure que ton cœur menacera d’éclater, tous ces amis et ces amours de ta vie passée, regroupés là pour t’accueillir dans leurs bras.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;C'est ainsi, qu'à la fin du voyage, je t'emmènerai, si tu le veux, de l'autre côté du temps, pour visiter ceux qui sont partis et ne sont jamais revenus. Peut-être ne reviendrons-nous jamais nous non plus. Et pour cause. Oserai-je t'avouer qu'en faisant toutes nos pirouettes nous aurons perdu notre train d'atterrissage?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Peu nous importera. Nous n’aurons peur de rien car nous aurons vingt ans et nous nous tiendrons par la main. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-8072905617977361774?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/8072905617977361774/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=8072905617977361774' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/8072905617977361774'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/8072905617977361774'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2009/04/laeroplane.html' title='L&apos;aéroplane'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-787845075708046047</id><published>2009-04-20T14:39:00.003-04:00</published><updated>2009-04-20T14:45:21.338-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mes ancrages'/><title type='text'>Qui donc a fabriqué l'univers?</title><content type='html'>&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;Mes ancrages - Capsule No 4&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Qui donc a fabriqué l’univers?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Si on s’en remet à la Bible, c’est le Dieu tout-puissant des Juifs et des Chrétiens qui, comme l’explique la Genèse dans un langage fort poétique, s’est lancé un bon matin dans un bricolage de tous les diables (oups! peut-on parler ainsi de Dieu?) pour créer les eaux, la terre, la lumière, les animaux, les plantes, bref, toute la création et terminer par ces deux chefs d’œuvre que sont l’homme et la femme. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, nous avons assez de maturité pour savoir qu’il s’agit d’une narration poétique qu’il ne faut surtout pas lire comme un récit historique. Alors, comment s’est donc passé ce commencement des temps?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Pour tout dire, on n’en sait rien. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;La théorie qui prévaut de nos jours est celle du Big Bang : un vide total de matière ne laissant place qu’à l’énergie qui, soudain, se transforme en matière (c’est Einstein qui nous a appris que l’énergie peut se convertir en matière). Mais une matière informe, chaude et aveuglante où des particules furieusement agitées se livrent une lutte à finir dont les survivantes se disperseront à des vitesses foudroyantes pour remplir le vide de l’espace où, après des millions d’années, elles finiront par s’agglutiner pour former de vastes amas de gaz et de poussières (les galaxies) où germeront les étoiles et les planètes.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Dieu de dieu, direz-vous, redites-moi ça un peu. C’est là une histoire encore plus incroyable que celle de la Bible, non? Non! &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;On sait ces choses parce qu’un de ces jours un dénommé Hubble (dont le télescope spatial porte le nom) a découvert que les vastes troupeaux de galaxies qui peuplent le ciel s’éloignaient les unes des autres à des vitesses incroyables. On s’est alors dit que, si on tournait le film à l’envers, toutes ces galaxies et les astres qui les peuplent ont bien dû, un bon jour, se retrouver regroupées en un seul point.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Cette théorie sur un univers en fuite depuis l’explosion du Big Bang a soulevé bien des controverses comme on peut l’imaginer car, depuis Aristote, on croyait que l’univers était figé. Mais les découvertes ultérieures (dont je reparlerai peut-être un jour dans une de mes capsules astronomiques) ont prouvé que la théorie du Big Bang avait des fondements solides.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;On sait donc (du moins jusqu’à preuve du contraire) que notre univers est germé  de rien ou, plutôt, d’une énergie qui s’est convertie en matière. On sait aussi (comme nous l’avons vu dans les capsules précédentes) que toute la matière (y compris nos propres corps) est faite d’atomes et que ces atomes ont presque été tous forgés au cœur des étoiles.&lt;br /&gt;Mais, pour en revenir à nos moutons, d’où donc est venue cette énergie qui a donné naissance à la matière?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;br /&gt;Ça, on n’en sait rien.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Questions subsidiaire : comment se fait-il que cette matière, si informe à ses débuts, ait fini par s’organiser jusqu’à créer des plantes, des bêtes et même des êtres humains dotés d’intelligence et de conscience?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Eh bien, Darwin est venu nous apprendre que ce sont les lois de l’évolution qui, par un processus de sélection naturelle, ont permis à la matière de s’organiser ainsi. Mais qui donc fait jouer ces lois de l’évolution?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ça, on n’en sait rien non plus.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Mystère, mystère, mystère!&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ne manquez pas la suite de cette palpitante aventure de l’homme sur son fragile esquif. Cette suite viendra un de ces jours où je me lèverai du bon côté du lit.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-787845075708046047?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/787845075708046047/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=787845075708046047' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/787845075708046047'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/787845075708046047'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2009/04/qui-donc-fabrique-lunivers_20.html' title='Qui donc a fabriqué l&apos;univers?'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-5640744988197939116</id><published>2009-04-18T18:29:00.003-04:00</published><updated>2009-04-18T18:34:42.511-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dérives poétiques'/><title type='text'>La chevauchée fantastique</title><content type='html'>mercredi 10 décembre 2008&lt;br /&gt;&lt;a name="1006035964471980001"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#993399;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La chevauchée fantastique&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Piaffant d’impatience&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Queues battant les flancs&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Nos chevaux nous attendent&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;D’un seul et même élan&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Nous sauterons à la croupe&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;De ces coursiers fougueux&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les monterons à cru&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Pour partir au galop&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Conquérir l’univers&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;D’étoiles en étoiles&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Au bruit de leurs sabots&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les astres éclatant&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Et faisant jaillir&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Des gerbes d’étincelles&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Sous nos pas fracassants&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Publié par Jean Marcoux à l'adresse &lt;a class="timestamp-link" title="permanent link" href="http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2008/12/la-chevauche-fantastique-piaffant.html" rel="bookmark"&gt;17:27&lt;/a&gt; &lt;a class="comment-link" onclick="" href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;amp;postID=1006035964471980001"&gt;1 commentaires&lt;/a&gt; &lt;a title="Modifier le message" href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=2279260691201461804&amp;amp;postID=1006035964471980001"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-5640744988197939116?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/5640744988197939116/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=5640744988197939116' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/5640744988197939116'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/5640744988197939116'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2009/04/la-chevauchee-fantastique_7869.html' title='La chevauchée fantastique'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-5246816581344688769</id><published>2009-04-18T17:06:00.003-04:00</published><updated>2009-04-18T17:10:48.193-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Scènes de la vie conjugale'/><title type='text'>La passe-murailles</title><content type='html'>Lettre à mon petit-fils&lt;br /&gt;lundi 8 décembre 2008&lt;a name="2761869815514734773"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mon cher Yannick,&lt;br /&gt;Ce matin, laisse-moi te conter la dernière cascade de ta grand-mère.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Aventurière comme tu la connais, elle a voulu tenter le coup du passe muraille. Alors, l'autre nuit, elle a commencé par une tentative de guidage grâce aux ondes du cerveau. Donc, lorsqu'elle s'est levée pour ses besoins nocturnes, elle s'est dirigée vers la salle de bains, les yeux fermés bien durs. Ça a très bien fonctionné, même qu'elle a fait la chose en plein dans le mille.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Rendue téméraire par ce premier succès, elle a entrepris le retour en montant d'un cran le niveau de difficulté: elle a décidé de jouer les passes murailles. Toujours les yeux fermés, elle a mis le cadre de porte au défi de l'empêcher de passer. Tu connais les cadres de porte, n'est-ce pas? Ce ne sont pas gens à plier l'échine facilement. Le choc fut terrible. Un-zéro pour le cadre de porte. En plein dans l'oeil gauche. Une telle violence, c'est à se demander si le cadre de porte n'avait pas pris son élan.Le résultat: un oeil gauche noirci, bleui, plissé, enflé, poché, bref amoché. Un microcosme de Nagasaki après la bombe.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Cet affrontement n'a toutefois pas eu que des désavantages. En premier lieu, ça a permis à ta grand-mère de s'acheter une sixième paire de lunettes pour cacher le cratère.Puis, aussi, elle a reçu un appel du Metropolitan Opera de New York. Le Met voudrait qu’elle vienne à New York faire photographier son œil pour le projeter sur écran géant pendant que le ténor chanterait l’air du toréador de l’opéra Carmen :Toréador, prends gar-ar-ard'à toi Un oeil noir te regarde ...«L'oeil noir», tu t'en souviens, c'est celui du taureau. Je pense qu'elle va refuser. Elle trouve que New York est une ville trop dangereuse avec tous ces chauffeurs de taxi qui roulent à des vitesses folles. Elle préfère la sécurité de son foyer ... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Elle a aussi reçu des appels de plusieurs plasticiens. Ta grand-mère a de beaux yeux verts, comme tu sais. On lui demande des photos de son œil d’avant l’accident et des photos de son œil dans son état actuel. On en ferait un montage du genre AVANT - APRÈS pour montrer son œil «avant et après» et illustrer ainsi les miracles de la chirurgie esthétique. Sauf que, dans la pub télé, l’«AVANT» paraîtra survenu avant l’«APRÈS» alors que, dans les faits, cet «AVANT» est survenu après l’«avant» bien évidemment. Me suis-tu? Mais tout ça m’importe peu car ce n’est qu’un trauma qui disparaîtra rapidement et l’après sera comme avant.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ta grand-mère dit que je passe mon temps à compliquer les choses. N’en crois rien. C’est elle après tout qui se prend pour Don Quichotte et se lance à l’assaut des cadres de porte.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Je te serre dans mes bras,&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Grand-papa&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Publié par Jean Marcoux à l'adresse &lt;a class="timestamp-link" title="permanent link" href="http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2008/12/lettre-mon-petit-fils-mon-cher-yannick.html" rel="bookmark"&gt;10:13&lt;/a&gt; &lt;a title="Modifier le message" href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=2279260691201461804&amp;amp;postID=2761869815514734773"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a name="comments"&gt;&lt;/a&gt;3 commentaires:&lt;a name="c6920083459639688168"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a name="c8297892387916258934"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/profile/11584138694345748028" rel="nofollow"&gt;Macacus&lt;/a&gt; (alias Yannick) a dit…Grand-papa!Je prends le temps de te lire au détour d'une page de Jean Basile. J'adore ton idée du blogue: c'est un de plus, mais c'est mon préféré. C'est que grand-maman est une Don Quichotte, et puis il y a un détail du quotidien qui me rapelle Francis Ponge: as-tu déjà lu "Le parti pris des choses"? Magnifique.Le monde est beau cette semaine, notre petit monde qui spine dans sa galaxie perdue; y'a de la douceur dans la neige qui tombe et de l'espoir dans les bras levés d'Amir Khadir. Je suis heureux, et d'autant plus de lire que vous l'êtes tout autant.J'ai hâte de vous voir, je t'embrasse.YannickP.S. J'adore "Les petits papiers"&lt;a title="comment permalink" href="http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2008/12/lettre-mon-petit-fils-mon-cher-yannick.html?showComment=1228940940000#c8297892387916258934"&gt;10 décembre 2008 15:29&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;a title="Supprimer le commentaire" href="http://www.blogger.com/delete-comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;amp;postID=8297892387916258934"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name="c3998701545756934215"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/profile/11584138694345748028" rel="nofollow"&gt;Macacus&lt;/a&gt; (alias Yannick) a dit…Encore un petit quelque chose. Je viens de tomber sur un passage intéressant et, il me semble qu'en ces temps creux de l’ère Harper, une petite poussée dans le dos pour réfléchir – ou à tout le moins valoriser – la culture fait le plus grand bien. Voici.Paul Dumas, dans Lyman :« L’on se plaît à répéter dans certains ateliers que la culture nuit à l’expression artistique en interposant des réminiscences et des éléments hétérogènes entre le créateur et son œuvre. C’est là se méprendre sur le vrai sens de la culture. Celle-ci ne consiste pas, comme on le pense trop souvent en Amérique, dans une érudition de surface ou dans un savoir encyclopédique, mais elle découle d’une assimilation des notions fournies par l’étude et l’expérience. Fondée sur la réflexion et non sur la mémoire, elle est en somme un enrichissement personnel qui affine, aiguise et assouplit les facultés de l’homme. »Yannick (bis)XX&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a title="comment permalink" href="http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2008/12/lettre-mon-petit-fils-mon-cher-yannick.html?showComment=1228944180000#c3998701545756934215"&gt;10 décembre 2008 16:23 &lt;/a&gt;&lt;a title="Supprimer le commentaire" href="http://www.blogger.com/delete-comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;amp;postID=3998701545756934215"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onclick="" href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;amp;postID=2761869815514734773"&gt;Enregistrer un commentaire&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-5246816581344688769?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/5246816581344688769/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=5246816581344688769' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/5246816581344688769'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/5246816581344688769'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2009/04/la-passe-murailles.html' title='La passe-murailles'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-9172818041802974454</id><published>2009-04-18T15:26:00.004-04:00</published><updated>2009-04-18T15:35:00.511-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dérives poétiques'/><title type='text'>Les petits papiers</title><content type='html'>Les petits papiers&lt;br /&gt;mardi 25 novembre 2008&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les petits papiers&lt;br /&gt;Qu'on a froissés&lt;br /&gt;Roulés en boules&lt;br /&gt;Et puis jetés&lt;br /&gt;Parlaient parfois&lt;br /&gt;D'amour et d'amitié&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois aussi&lt;br /&gt;Ils racontaient&lt;br /&gt;L’immensité&lt;br /&gt;Des galaxies&lt;br /&gt;Ou la beauté&lt;br /&gt;Des soirs d’été&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et maintenant&lt;br /&gt;Ils dorment là&lt;br /&gt;Recroquevillés&lt;br /&gt;Dans nos paniers&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Espérant sans le dire&lt;br /&gt;Qu'une main secourable&lt;br /&gt;Viendra les repêcher&lt;br /&gt;Pour les défroisser&lt;br /&gt;Et leur redonner vie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être alors&lt;br /&gt;Des doigts habiles&lt;br /&gt;Tiens, ceux d'un enfant&lt;br /&gt;Les façonneront&lt;br /&gt;Pour les profiler&lt;br /&gt;En avions long-courriers&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui partiront&lt;br /&gt;Par les fenêtres&lt;br /&gt;Porter leurs messages&lt;br /&gt;Aux confins de la terre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Publié par Jean Marcoux à l'adresse &lt;a class="timestamp-link" title="permanent link" href="http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2008/11/les-petits-papiers-les-petits-papiers.html" rel="bookmark"&gt;08:38&lt;/a&gt; &lt;a class="comment-link" onclick="" href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;amp;postID=107695964989417034"&gt;0 commentaires&lt;/a&gt; &lt;a title="Modifier le message" href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=2279260691201461804&amp;amp;postID=107695964989417034"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-9172818041802974454?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/9172818041802974454/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=9172818041802974454' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/9172818041802974454'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/9172818041802974454'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2009/04/les-petits-papiers_18.html' title='Les petits papiers'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-6380873218139498785</id><published>2009-04-18T15:22:00.002-04:00</published><updated>2009-04-18T18:25:20.063-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dérives poétiques'/><title type='text'>La chevauchée fantastique</title><content type='html'>mercredi 10 décembre 2008&lt;br /&gt;&lt;a name="1006035964471980001"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La chevauchée fantastique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Piaffant d’impatience&lt;br /&gt;Queues battant les flancs&lt;br /&gt;Nos chevaux nous attendent&lt;br /&gt;D’un seul et même élan&lt;br /&gt;Nous sauterons à la croupe&lt;br /&gt;De ces coursiers fougueux&lt;br /&gt;Les monterons à cru&lt;br /&gt;Pour partir au galop&lt;br /&gt;Conquérir l’univers&lt;br /&gt;D’étoiles en étoiles&lt;br /&gt;Au bruit de leurs sabots&lt;br /&gt;Les astres éclatant&lt;br /&gt;Et faisant jaillir&lt;br /&gt;Des gerbes d’étincelles&lt;br /&gt;Sous nos pas fracassants&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Publié par Jean Marcoux à l'adresse &lt;a class="timestamp-link" title="permanent link" href="http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2008/12/la-chevauche-fantastique-piaffant.html" rel="bookmark"&gt;17:27&lt;/a&gt; &lt;a class="comment-link" onclick="" href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;amp;postID=1006035964471980001"&gt;1 commentaires&lt;/a&gt; &lt;a title="Modifier le message" href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=2279260691201461804&amp;amp;postID=1006035964471980001"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-6380873218139498785?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/6380873218139498785/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=6380873218139498785' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/6380873218139498785'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/6380873218139498785'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2009/04/la-chevauchee-fantastique_18.html' title='La chevauchée fantastique'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-5398598632434241373</id><published>2009-04-18T14:49:00.003-04:00</published><updated>2009-04-18T15:02:28.692-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Capsules astronomiques'/><title type='text'>Capsule astronomique No 5</title><content type='html'>&lt;a href="http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2009/02/enquete-policiere.html"&gt;Enquête policière&lt;/a&gt;&lt;a href="http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2009/04/qui-fait-bouger-les-etoiles.html"&gt; : qui fait bouger les étoiles?&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;jeudi 12 février 2009&lt;br /&gt;&lt;a name="2711345616822204796"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;«Mais comment donc, se sont demandé les Anciens, toutes ces étoiles et tous ces astres font-ils pour tourner ainsi autour de la terre?» car il était bien évident que la terre était au centre de l’univers et que c’était le ciel qui tournait. On a imaginé toutes sortes d’explications mais c’est le brave saint Thomas d’Aquin qui, en fin de compte, a fourni la réponse indiscutable : ce sont les anges qui, du battement de leurs ailes, poussent les astres pour les faire tourner. Voilà, tout était dit…jusqu’à ce qu’un moine polonais du nom de Copernic avance timidement l’hypothèse que c’était peut-être la terre qui tournait. Pour ne pas subir les foudres du Vatican, il eut la prudence de ne faire publier sa théorie que le jour de sa mort. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Mais l’italien Galilée prit la balle au rebond et, après de longues nuits d’observation du ciel avec sa lunette astronomique, se mit à claironner imprudemment que la terre tournait autour du soleil et non l’inverse. Coup de tonnerre au sein de l’Église : la Bible disait clairement que Dieu avait arrêté le soleil pour permettre à Josué de poursuivre et exterminer ses ennemis avant la fin du jour. Il était donc bien évident que c’est le soleil qui tournait. C.Q.F.D. Et la Sainte Inquisition força Galilée à s’amender. (Il est amusant, à cet égard, de noter que ce n’est qu’en 1992 que Jean-Paul II a réhabilité Galilée).&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Essentiellement, Copernic et Galilée disaient que c’était le soleil qui était au centre de l’univers (héliocentrisme) et non la terre (géocentrisme). Cette affirmation faisait aussi scandale car, non seulement elle contredisit la Bible, mais elle laissait entendre que l’homme n’était pas le nombril de l’univers, thèse sur laquelle reposait l’édifice du christianisme.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Si révolutionnaire que fut la théorie de l’héliocentrisme, elle nous fait sourire aujourd’hui alors que nous savons que le soleil n’est qu’une banale étoile perdue dans l’univers qui n’a pas vraiment de centre.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;N’empêche que, au-delà de leur valeur scientifique, les découvertes de Copernic et Galilée constituaient une véritable révolution culturelle : elles annonçaient que les phénomènes célestes n’étaient pas régis par les dieux comme on le croyait depuis Aristote mais que ces phénomènes avaient des causes naturelles que l’homme pouvait arriver à comprendre s’il se donnait la peine de les observer et d’en rechercher les causes. Ce fut une révolution à la fois scientifique et culturelle qui s’attira les foudres de l’église mais aussi des milieux conservateurs chez les soi-disant esprits scientifiques de l’époque.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Publié par Jean Marcoux à l'adresse &lt;a class="timestamp-link" title="permanent link" href="http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2009/02/enquete-policiere.html" rel="bookmark"&gt;11:36&lt;/a&gt; &lt;a title="Modifier le message" href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=2279260691201461804&amp;amp;postID=2890727141013172771"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a name="comments"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onclick="" href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;amp;postID=2890727141013172771"&gt;Enregistrer un commentaire&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Libellés : &lt;a href="http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/search/label/Capsules%20astronomiques" rel="tag"&gt;Capsules astronomiques&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2009/04/qui-fait-bouger-les-etoiles.html"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-5398598632434241373?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/5398598632434241373/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=5398598632434241373' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/5398598632434241373'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/5398598632434241373'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2009/04/capsule-astronomique-no-5.html' title='Capsule astronomique No 5'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-5494418555470686708</id><published>2009-04-18T14:20:00.002-04:00</published><updated>2009-04-18T14:23:50.576-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Capsules astronomiques'/><title type='text'>Capsule astronomique No 4</title><content type='html'>&lt;a href="http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2009/04/les-grandes-illusions.html"&gt;Les grandes illusions&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Dimanche 8 février 2009&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Si, toujours durant cette même nuit étoilée, vous levez les yeux vers le ciel, vous vous écrierez sans doute : «Voyez la paix, le calme, la stabilité de ce ciel. Les étoiles conservent éternellement leur rang les unes par rapport aux autres. Le basculement de la terre peut, au gré des saisons, faire apparaître ou disparaître des constellations, mais les étoiles elles-mêmes sont immobiles et silencieuses… Erreur! &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les étoiles sont lancées dans une course folle. Elles nous paraissent immobiles parce qu’elles sont trop loin pour que l’on puisse, à l’œil nu, déceler leur mouvement. C’est un peu comme l’avion long-courrier qui, à une altitude de 30 000 pieds, vole à 7 ou 8 cents km/h et nous paraît se déplacer à la vitesse d’un escargot. Imaginez s’il était compagnon de voyage d’une étoile située à quelques années-lumière de nous et qu’un télescope de grande puissance pouvait l’apercevoir. À ces distances, il nous paraîtrait parfaitement immobile. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Et les étoiles ne se contentent pas de bouger. Elles grondent. Ce sont de hauts fourneaux qui consomment leur hydrogène et le convertissent en hélium dans un bruit d’enfer accompagné de fréquentes explosions. Les étoiles «chantent», comme disent les astronomes.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Très bien, elles bougent et grondent, direz-vous, et croire qu’elles sont immobiles et silencieuses est une illusion. Mais s’il y a une chose dont on peut être certain c’est que le ciel qui s’offre à notre vue n’est pas une illusion lui. Il est bien là, tel que je le vois.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Hélas, ça aussi c’est une illusion. Le ciel est menteur, on n’en sort pas. L’image que nous renvoie le ciel est fausse. Le ciel n’est définitivement pas ce qu’il paraît être. Et ceci parce que les étoiles qui nous paraissent toutes sur le même plan voguent en fait sur des plans différents. Deux étoiles, par exemple, peuvent nous paraître voisines alors que l’une est à cent années-lumière de nous et que sa voisine est cinquante mille années-lumière. Le rayon lumineux de la première est parti de son étoile il y a cent ans alors que le rayon lumineux de la seconde est parti il y a cinquante mille ans. Elles ont sans doute fait beaucoup de chemin depuis toutes ces années et l’une d’elles (ou peut-être les deux) est peut-être même éteinte aujourd’hui. L’image d’étoiles voisines qui vient frapper ma rétine est une image faussée. L’image entière du ciel nocturne est une image faussée.&lt;br /&gt;&lt;a title="Modifier le message" href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=2279260691201461804&amp;amp;postID=4371284982417137080"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Publié par Jean Marcoux à l'adresse &lt;a class="timestamp-link" title="permanent link" href="http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2009/04/les-grandes-illusions.html" rel="bookmark"&gt;13:59&lt;/a&gt; &lt;a class="comment-link" onclick="" href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;amp;postID=4789561305104916638"&gt;0 commentaires&lt;/a&gt; &lt;a title="Modifier le message" href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=2279260691201461804&amp;amp;postID=4789561305104916638"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Libellés : &lt;a href="http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/search/label/Capsules%20astronomiques" rel="tag"&gt;Capsules astronomiques&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2279260691201461804-5494418555470686708?l=wwwjeanmarcoux.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/feeds/5494418555470686708/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2279260691201461804&amp;postID=5494418555470686708' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/5494418555470686708'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2279260691201461804/posts/default/5494418555470686708'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2009/04/capsule-astronomique-no-4.html' title='Capsule astronomique No 4'/><author><name>Jean Marcoux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14943273678870094913</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/ShNMZrnwPPI/AAAAAAAAAGw/lV7uF9EK6vg/S220/image002.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2279260691201461804.post-3560478276988176254</id><published>2009-04-18T13:49:00.006-04:00</published><updated>2009-04-18T14:07:09.313-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Capsules astronomiques'/><title type='text'>Capsule astronomique No 3</title><content type='html'>&lt;div align="left"&gt;&lt;a href="http://wwwjeanmarcoux.blogspot.com/2009/04/la-voie-lactee-suite-du-1er-decembre.html"&gt;La Voie lactée (suite du 1er décembre 2008)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;vendredi 2 janvier &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;Nous sommes donc installés dans la Voie lactée et, lorsque nous levons les yeux vers le ciel étoilé, tous les astres qui s’offrent à notre vue, étoiles et planètes, font partie de notre Voie lactée (hors peut-être quelques lointaines galaxies que nous prendrons pour des étoiles). Si nous prêtons un peu attention à ce ciel étoilé, nous y décèlerons une bande blanchâtre qui le traverse de part en part. C’est d’ailleurs de cette bande que notre galaxie tient son nom de Voie lactée. C’est la grande multitude des étoiles concentrées au centre de la galaxie qui crée cette image d’une lisière blanche. C’est un peu comme si, dans une fête foraine, nous étions assis dans une grande et large roue illuminée de milliers d’ampoules. En regardant le carrousel par la tranche, la multitude des ampoules nous donnerait l’impression qu’elles se touchent toutes et forment une bande lumineuse continue. Par contre, nous distinguerions une à une les ampoules tout autour de nous. N’empêche que ces ampoules autour de nous feraient elles aussi partie de notre grande roue au même titre que les ampoules plus éloignées formant la bande lumineuse.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5326091149959283954" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 240px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/SeoTrpqsxPI/AAAAAAAAAFw/pS7hUB_2kfA/s320/Grand_Palais_grande_roue_dsc07051.jpg" border="0" /&gt; &lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;em&gt;Si nous étions assis dans un siège au bas dela grande roue et regardions vers le haut, les lumières nous paraîtraient comme une bande lumineuse compacte.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il est étrange de penser que, même si les étoiles de notre galaxie sont très éloignées les unes des autres, elles sont si nombreuses (quelques milliards) qu’elles finissent par nous donner l’image d’un bloc lumineux homogène au cœur de la galaxie. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="justify"&gt;Pour observer notre galaxie, nous sommes postés, avec le soleil et ses sept autres planètes, dans la banlieue de cette grande roue qu’est notre galaxie : un immense troupeau d’étoiles de cent années-lumière de longueur et trente années-lumière d’épaisseur. &lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5326091813745377122" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_n_EfrOCaxLo/SeoUSSdov2I/AAAAAAAAAF4/uuiyZK1W2tk/s320/voie-lactee-2-bras.jpg" border="0" /&gt; &lt;p align="center"&gt; &lt;em&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Voie lactée – vue d’artiste&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;p align="left"&gt;Note : On ne peut évidemment pas photographier la Voie lactée car nous sommes à l’intérieur, perchés sur l’un de ses bras en spirales.&lt;br /&gt;&lt;a title="Modifier le message" href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=2279260691201461804&amp;amp;postID=3681563154936759975"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Publié par Jean Marcoux à l
